Jeunes promoteurs ANSEJ et CNAC

L’Etat suspend les poursuites judiciaires

16 Fév 2019
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Le ministre du Travail et de la sécurité sociale, Mourad Zemali, en visite à Tizi-Ouzou a une nouvelle fois réitéré les engagements des pouvoirs publics à l’endroit des jeunes investisseurs en situation d’échec. En effet, il a indiqué que « les jeunes ayant monté des microentreprises dans le  cadre  des dispositifs publics d’aide à la création d’emplois (ANSEJ et CNAC) qui se sont retrouvés en situation d’échec ne seront pas poursuivis en justice». Cette assurance, le ministre l’a réitérée en présence de nombreux jeunes investisseurs lors de la clôture de la première édition du Salon national du jeune investisseur, organisé depuis mardi dernier par Média-startup au complexe sportif  attenant à la piscine olympique de Talla Allam. Pour étayer son annonce, Zemali  a souligné que « le Fonds de garantie a été spécialement créé pour ce genre de situation afin de prendre en charge le remboursement du crédit contracté auprès de la banque». Toutefois le ministre précisera que «cette mesure ne concerne pas ceux qui ont fait appel aux dispositifs d’aide à la création d’emploi et qui ont ensuite détourné les financements obtenus vers d’autre activités». Zemali n’a pas manqué aussi de dévoiler que le taux d’échec en terme de création de micro-entreprises via les dispositifs précités ne dépassait pas les 3,5% «  et ce à l’instar de tous les pays ».  S’agissant du taux de recouvrement des crédits par les investisseurs  « il est de plus de 70%» dira-t-il pour contredire « les détracteurs de ces dispositifs qui ne ménagent aucun effort pour jeter leur opprobre ». Il ira même jusqu’à  louer le mérite des jeunes qui ont échoué : « ils ont le mérite d’avoir eu l’esprit d’initiative et acquis une expérience». Le ministre a en outre rassuré les porteurs de projets du soutien de l’ANSEJ et de la CNAC et ceux dont les projets rencontrent des difficultés «Un accompagnement sera également assuré par la CNAC et l’ANSEJ, aux promoteurs en difficulté, en vue de les aider à trouver des solutions aux contraintes et assurer la viabilité de leurs projets». Abordant la question  de l’emploi, l’hôte de Tizi-Ouzou a aussi rappelé que son département ministériel a donné des instructions aux 48 walis pour appliquer « la décision portant réservation de 20% de la commande publique à ce type d’entité économique afin de leur assurer un plan de charge et leur permettre de créer de l’emploi ». Comme il a souligné que le taux de chômage en Algérie  se situe entre 10 et 11% à l’échelle nationale et qu’il est de 8% dans la wilaya de Tizi-Ouzou. « Le taux reste stable en dépit de l’arrivée annuelle sur le marché de l’emploi d’un demi-million de nouveaux diplômés issus des secteurs de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle» dira-t-il à ce propos. En réponse à une question relative aux différents dispositifs d’emplois et la titularisation des bénéficiaires notamment le secteur de la fonction publique, le ministre a souligné que  cette dernière reste  l’une des préoccupations majeures de son  département : « ils sont quelques 360 000 dans cette situation  à l’échelle nationale » non sans ajouter que « plus  1,7 million d’employés qui se trouvaient dans cette situation ont été déjà régularisés. Nous nous attelons à régler ce problème dans les meilleurs délais». C oncernant l’application de l’article 27 de la loi 02-09 relative à la protection et à la promotion des personnes aux besoins spécifiques, et qui stipule que «Tout employeur doit consacrer au moins 1% des postes de travail à ces personnes dont la qualité de travailleur est reconnue ou à défaut  de  verser  cette quote-part au fonds destiné à la prise en charge de ces personnes «. Comme il a annoncé que son département « a engagé une réflexion avec le ministère de la Solidarité nationale pour revoir à la hausse ce taux et le porter à 2 ou 3%». Répondant à une question relative aux équilibres financiers du système de sécurité sociale dont le «déficit» qui touche notamment la branche retraite, Zemali a rappelé les mesures prises par le gouvernement pour combler ce déficit dont l’ouverture d’une ligne de crédit sur 40 ans avec 20 ans de différé bonifié. Il reste que pour lui, une vaste campagne est menée pour dénicher les mauvais procédés notamment la non déclaration des employés et les congés de maladie abusifs. Ainsi il annoncera   que des brigades mixtes sillonnent le territoire national pour  contrôler sur le terrain les employeurs indélicats  et que  le contrôle des arrêts maladies sera renforcé surtout que, comme il le précisera « en 2017, un montant de 14 millions de journées maladie a été indemnisé, un chiffre qui a sensiblement baissé en 2018 du fait du renforcement des contrôles». Aussi, en réponse à une question relative aux prises en charge  des soins à l’étranger qui font le bonheur, notamment, des hôpitaux  français alors que la CNAS ne prend toujours pas en charge les examens médicaux lourds comme la radiothérapie et la chimiothérapie en milieu d’hospitalisation privée. Le Ministre a indiqué que ces dernières sont infimes «  elles ne concernent que les prises en charge de pathologies que nos structures sanitaires privées et publiques ne peuvent assurer. Et la frange la plus visée par cette prise en charge est celle des enfants » dira-t-il tout en rappelant que l’Etat Algérien à travers les plans cancers 1 et 2, «le plan national cancer initié par le président de la République,   fait que l’Algérie est l’un des rares pays qui prend en charge de manière efficiente cette pathologie qu’est le cancer ». Toutefois, il a indiqué que le travail de sensibilisation pour une meilleure hygiène de vie  doit être le quotidien de tous  notamment en matière de lutte contre le tabagisme,  et d’hygiène alimentaire pour éviter de nombreux cancers. L’hôte de Tizi-Ouzou  a rappelé que le Président de la République Abdelaziz Bouteflika, a rassuré et réaffirmé que «l’Etat algérien est un Etat social et que, quelle que soit la situation financière du pays, il continuera à soutenir les retraités, les personnes malades et les assurés». Enfin et concernant l’agrément de la confédération des syndicaux autonomes, le ministre a été une nouvelle fois clair «  nous ne  refusons d’agréer  aucune confédération pour peu que  cette dernière soit conforme à la loi. Or, dans le cas précis de cette confédération, nous avons demandé à ce que la loi 90.14  soit appliquée notamment son article 2 ». Pour conclure, il est à rappeler que le ministre du travail et de la sécurité sociale, outre la clôture du salon du jeunes investisseurs, accompagné du wali Abdelhakim Chater et du P/APW Youcef Aouiche, a eu  à visiter le chantier de réalisation des 204 logements FNPOS de Tamda, poser la première pierre du nouveau siège de wilaya,  de l’ONAAPH et procéder à l’inauguration des sièges du FNPOS à Tizi-Ouzou et l’agence de l’antenne Ansej  de  Draâ-El-Mizan.

FAWZI Ali

Dernière modification le vendredi, 15 février 2019 20:20
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