Bouteflika rend le tablier

Une fin sans gloire

03 Avr 2019
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Hier, et peu avant 20 heures, Abdelaziz Bouteflika n’est plus président de la République. Il a présenté officiellement sa démission au Conseil constitutionnel. Il part avec un bilan désastreux. Peu avant, l’ANP avait réclamé dans un communiqué sa mise « immédiate ». à l’écart Son 4ème mandat devait expirer le 28 avril prochain. La question qui se pose après ce développement, comment va se passer cette transition, et qui va la gérer ? Quelle que soit le verdict du Conseil constitutionnel, il faut attendre la réaction de la rue, qui a toujours revendiqué le départ de l’ensemble du régime et de ses hommes. Pour le moment, c’est encore flou, et l’opinion publique attend aujourd’hui la réaction de l’armée et l’attitude qu’elle aura durant la prochaine période. Hier soir, après l’annonce de la démission du président de la république, des milliers de citoyens sont descendus dans les rues pour exprimer leur joie, mais sans beaucoup d’exagération. La majorité des Algériens pense que le plus dur est encore à venir. Sur les réseaux sociaux, on insiste pour dire que la mobilisation ne doit pas baisser, et que rien n’est encore acquis. La transition sera-t-elle donc constitutionnelle ? Dans ce cas, c’est une autre personnalité honnie ; Abdelkader Bensalah en l’occurrence qui va assurer l’intérim. Depuis quelques jours, des informations se font insistantes sur une probable démission de ce dernier, et son remplacement par Ramtane Lamamra. La procédure est considérée par les Algériens comme une manœuvre pour maintenir le régime. Il est donc fort probable, que les Algériens descendront encore dans la rue pour revendiquer un changement radical. Ahmed Gaïd Salah a finalement obtenu gain de cause, mais pour les Algériens, ce n’est pas suffisant. La lutte pour la deuxième République sera longue et le peuple en est conscient. Pour une partie d’Algériens, la démission de Bouteflika est déjà un non-événement, et que l’essentiel pour eux est le changement du système. Pire, ils considèrent que l’hospitalisation du chef de l’Etat en Suisse demeure parmi les plus grandes énigmes de l’histoire. La démission de Bouteflika prendra officiellement effet dès sa confirmation par le Conseil constitutionnel qui doit se réunir rapidement. Mais il ne fait aucun doute que l’institution dirigée par Tayeb Belaiz validera bien le départ du chef de l’État. Pour beaucoup d’Algériens, il s’agit d’une sortie sans gloire. Commentant la démission de Bouteflika, des chaînes de télévision française n’ont pas manqué surtout d’exprimer leur admiration pour le peuple algérien et son attitude fière et digne, qui a émerveillé le monde entier. Les jours à venir, voire les heures à venir, ne vont pas manquer d’apporter leur lot de nouvelles. 

Mohamed Mebarki

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