Vacance de la Présidence

Bensalah, le président intérimaire ?

04 Avr 2019
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Les évènements se précipitent depuis le 30 mars dernier. En quatre jours, un début de solution a été trouvé à la crise politique sans précédent que traverse le pays. Mais ce n’est pas encore la fin. En effet, le président Bouteflika est définitivement parti. Le Conseil Constitutionnel, qui avait fait de la résistance face aux pressions du chef d’État-Major, Ahmed Gaïd Salah, pendant plusieurs jours, n’a pas mis beaucoup de temps pour statuer sur la démission du chef de l’Etat présentée mardi dernier. Réuni hier pour examiner la lettre de démission du président Bouteflika, l’institution que préside Tayeb Belaïz a constaté, officiellement, la vacance définitive de la Présidence de la République. L’acte de déclaration est au Parlement, conformément à la Constitution. « La vacance définitive de la Présidence de la République est constatée conformément à l’article 102 alinéa 04 de la Constitution. L’acte de déclaration de la vacance définitive de la présidence de la République sera communiqué, en ce jour, 27 Rajab 1440 correspondant au 3 avril 2019, au Parlement conformément à l’article 102 alinéa 05 de la Constitution », indique un communiqué du Conseil Constitutionnel. A travers cette décision, les décideurs confirment leurs plans de rester dans le cadre constitutionnel en appliquant l’alinéa 4 de l’article 102 de la constitution. Cette disposition stipule « qu’en cas de démission ou de décès du président de la République, le Conseil Constitutionnel se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la Présidence de la   République. Il communique immédiatement l’acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit ». Sauf surprise de dernière minute, le Président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah qui, comme le stipule la loi fondamentale, « assumera la charge de Chef de l’Etat pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées, sachant que le Chef de l’Etat, ainsi désigné, ne peut pas être candidat à la Présidence de la République ». Ce choix sera-t-il accepté par la rue ? Malgré les liesses populaires, notamment à Alger, où quelques centaines de personnes ont pavoisé dans les rues, les Algériens restent déterminés à aller jusqu’au bout de leur objectif : départ du système. « Ils vont tous partir » et « ils seront tous jugés », lancent les manifestants qui ont passé la moitié de la nuit d’hier dehors pour exprimer leur volonté d’en découdre encore avec « ce qui reste encore du pouvoir en place ». La grande explication aura lieu, sans doute, ce vendredi, puisqu’un appel vient d’être lancé pour une plus importante mobilisation afin d’éviter un détournement de la volonté populaire.    

Samir Rabah 

Dernière modification le mercredi, 03 avril 2019 20:37
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