Les hommes de l’ombre entrent en scène

Qui veut saborder le mouvement populaire ?

08 Avr 2019
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L’avocat et défenseur des droits de l’Homme, Mustapha Bouchachi, est attaqué de toutes parts. Depuis quelques jours, il est la cible d’une campagne de déstabilisation féroce. Des faux comptes ont été ouverts à son nom sur les réseaux sociaux, lui attribuant des déclarations qui ne cadrent ni avec son statut, ni avec sa réputation. Tous les procédés malsains sont utilisés pour le salir et porter atteinte à sa réputation d’homme de droit, dont l’engagement pour la justice et les libertés démocratiques est connu et apprécié de tous. Figure emblématique du barreau, Mustapha Bouchachi a été de tous les combats. Ni les clivages idéologiques, ni les contingences politiques ne l’ont dissuadé à défendre ceux qui en avaient besoin, sans tenir compte de leur appartenance partisane. Son parcours plaide pour lui. Et ce n’est certainement pas par hasard, qu’il figure aujourd’hui parmi les personnalités les plus crédibles et les mieux placées pour gérer la période de transition à venir au vu du large consensus qu’il suscite parmi les Algériens. Il est donc tout à fait normal que ses interventions dans les médias dérangent toutes les parties, dont les intérêts sont menacés par l’insurrection populaire. C’est pourquoi, on assiste sur les réseaux sociaux à un déferlement de haine contre sa personne, mais aussi contre d’autres figures de l’opposition. Dissimulés derrière des pseudonymes, des internautes agissant en ordre serré, s’en prennent à des personnalités, dans le but de parasiter le mouvement populaire. Et ce n’est que le début, car le plus grave pourrait venir du côté où on l’attend le moins. Ce qui est d’ores et déjà sûr, c’est que tout sera mis en action pour introduire le doute et la suspicion dans les esprits. Parallèlement à ces tentatives de brouiller la sérénité du mouvement populaire, de graves incidents sont signalés à Tizi Ouzou pour la première fois depuis le début de la contestation. Des milliers de logements ont été squattés dans plusieurs localités de la wilaya. La population s’est interrogée s’il n’y aurait pas une main invisible derrière cette opération d’une ampleur sans précédent, tandis que le maire de la ville a dit clairement ne pas croire à la spontanéité de cette affaire. Le mouvement de contestation a subi, depuis la démission de Bouteflika, plus de tentatives de déstabilisation et de brouillage qu’il n’en a enregistré en un mois et demi. Une action concertée n’est pas à exclure. A Béjaïa, un individu a chahuté Said Sadi. L’attaque pourrait bien relever de la machination puisqu’on a fait en sorte qu’une caméra soit présente au bon moment et au bon endroit et les images de l’incident ont été largement diffusées, donnant l’illusion d’un rejet du fondateur du RCD par la population. Deux jours plutôt, une fake-news annonçait que le même parti avait pris part à la fameuse réunion du 30 mars entre le général Toufik et l’ancien président Liamine Zeroual. Mokrane Aït Larbi, une autre figure de l’opposition, a eu droit à un traitement encore plus violent lors de la marche de vendredi à Alger. Une dizaine de jeunes, menés par un adulte, ont tenté de le chahuter. Quoi qu’il en soit, ce ne sont pas de telles tentatives qui vont détourner plus de 23 million s d’Algériens de leur principal objectif.

Mohamed Mebarki

Dernière modification le dimanche, 07 avril 2019 20:26
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