Tenue aujourd’hui du congrès du Parlement

Vers « la solution » Bensalah

09 Avr 2019
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Le pouvoir s’apprête à enclencher, dès aujourd’hui, son opération sauvetage du système. Il compte imposer sa feuille de route en revenant à l’ordre constitutionnel, pour préparer une élection présidentielle dans un délai de 90 jours. C’est l’objectif du congrès du parlement qui se tiendra au Club des Pins (Alger) afin de compléter les procédures d’application de l’article 102 de la Constitution pour constater la vacance définitive de la présidence de la République. Cette formalité constitutionnel le risque d’être un nouveau coup d’épée dans l’eau du pouvoir qui, depuis le 22 février, est allé de concession en concession, mais en tentant de manœuvrer à chaque étape. Après avoir tenté de vendre l’option du report de la présidentielle et la prorogation du mandat du chef de l’Etat, le pouvoir est revenu, sous l’effet, de la pression populaire pour suggérer l’option de l’article 102. Rejetée par la mobilisation populaire qui réclame le départ du système, les tenants du pouvoir insistent toujours sur cette solution. Il veut imposer Abdelkader Bensalah comme président intérimaire, contre l’avis de tous, y compris l’écrasante majorité de l’opposition qui appelle à une véritable période de transition devant permettre à l’Algérie de redémarrer sur des bases saines. Ainsi l’évènement d’aujourd’hui risque d’être un non-évènement. Cette session sera, rappelons-le, boycottée par les députés de l’opposition. Pour les partis d’opposition l’article 102 de la Constitution est dépassé par les évènements, et le personnel politique représentant le régime en place est indigne de confiance des Algériens pour pouvoir conduire la prochaine transition. « En convoquant le parlement, le pouvoir s’entête dans un formalisme constitutionnel voué à l’impasse ou au coup de force permanent sous l’injonction d’un pouvoir de fait qui veut squatter la volonté populaire et empêcher le nouveau départ tant attendu », explique le RCD dans un communiqué rendu public, hier. Selon ce parti, « vouloir imposer une nouvelle tutelle issue du système politique qui a ruiné le pays à un peuple mobilisé dans la rue et à travers tous les secteurs d’activités pour un changement radical du système n’a pas d’autre nom ». « C’est le détournement de la volonté du peuple pour lui confisquer une révolution qui a fait l’admiration du monde entier », lit-on dans le même document. En tout cas, les Algériens préparent leur prochaine marche de vendredi prochain. Une huitième protestation qui donnera à nouveau la réponse de la rue à tous les subterfuges du pouvoir. Ce dernier aura, après le congrès du parlement, épuisé toutes les solutions constitutionnelles pour tenter de satisfaire le « Hirak ». Vont-ils accepter, en fin de compte, de revenir à la solution proposée par l’opposition : une transition politique, gérée par des personnalités nationales crédibles, avec un gouvernement de compétence nationale qui prendra en charge les affaires courantes.   

Samir Rabah

Dernière modification le lundi, 08 avril 2019 20:47
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