Un pic de 240 contaminations en 24 heures

Bekkat évoque une situation d’urgence

27 Jui 2020
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L’épidémie du coronavirus continue sa poussée en Algérie. Après les 197 contaminations recensées jeudi, la tendance haussière s’est encore accentuée hier, avec 240 nouveaux cas enregistrés à travers l’ensemble du pays. Désormais, ce sont 12 685 Algériens à avoir été touchés par la Covid-19, depuis l’apparition, le 1er mars dernier, du premier foyer de contagion à Blida. Depuis cette date, c’est la première fois où l’Algérie enregistre un tel chiffre, qui fait peur. 240 nouveaux cas en 24 heures. La statistique a de quoi inquiéter. Est-on en face de cette fameuse « deuxième vague », qui tient le monde en alerte ? Les autorités sanitaires n’ont pas encore tranché sur la question. En revanche, le directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie a affirmé jeudi, dans une déclaration à la presse, que la hausse des contaminations à la Covid-19, enregistrée ces derniers jours en Algérie, était « prévisible », et que « le virus reprend de l’activité un peu partout à travers le monde ». « Il faut absolument qu’on retourne aux mesures barrières principales et notamment le port obligatoire du masque. Ce sont ces mesures-là qui vont empêcher le virus de recirculer à haut niveau », a-t-il soutenu. « En plus de la surveillance qui est faite actuellement en matière de dépistage, qui se fait actuellement à une cadence très élevée au niveau des laboratoires, des enquêtes épidémiologiques en cours, il y a l’adhésion de la population. Ce sont ces trois points conjugués ensemble qui permettront de ralentir la circulation du virus et de revenir à un taux normal de circulation », a-t-il indiqué, annonçant par la même occasion l’ouverture de nouveaux sites dédiés au dépistage dans les wilayas d’Annaba et Sétif. « L’ouverture du centre de dépistage de Sétif se fera en début de semaine prochaine », a-t-il annoncé, précisant qu’une équipe de l’Institut Pasteur est déjà sur place. Intervenant dans le même contexte, le professeur Rachid Malek, chef de service médecine interne au CHU de Sétif, a estimé que la situation dans cette wilaya est « inquiétante », voire « alarmante ». « Nous essayons de couvrir le maximum de prise en charge notamment les hospitalisations des patients graves et l’isolement de certains autres en attendant les résultats de la PCR qui tardent à venir puisque nous atteignons actuellement 7 à 10 jours d’attente », a-t-il regretté. Il a aussi déploré le fait que le CHU de Sétif ne reçoive pas de moyens supplémentaires « malgré toutes les doléances lancées à travers les administrations locales et les médias ». Pour Mohamed Bekkat Berkani, il n’est pas encore question de déconfiner. « L’Etat peut confiner s’il le faut certains endroits ou certaines wilayas », citant en exemple, les wilayas où les contaminations sont en hausse, à l’instar de Sétif, M’sila, Constantine, Ouargla, Biskra, Béchar.

Mohamed Mebarki

Dernière modification le vendredi, 26 juin 2020 21:13
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