Nouvel appel de Mouloud Hamrouche

Bouteflika, Gaïd Salah et Toufik interpellés

31 Mar 2014
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Invité hier au Forum de Liberté, l’ancien chef du gouvernement Mouloud Hamrouche a lancé un nouvel appel, cette fois-ci à Abdelaziz Bouteflika, candidat à sa propre succession, au général Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP et au général Toufik, patron du DRS pour se concerter et trouver, sous forme de consensus, un programme de sortie de crise. Critiquant vertement les programmes de chacun des six candidats, Mouloud Hamrouche a estimé que l’Etat était vidé de ses institutions. « Ni Parlement, ni gouvernement. Nous n’avons que des ministres et des députés », a-t-il fait remarquer. Concernant l’appel fait à l’armée, Mouloud Hamrouche a affirmé ne pas mettre « en équivalence la légitimité militaire et la légitimité citoyenne et encore moins (il ne) la substitue à la légitimité populaire ». Pour lui, celle qui se considère comme l’héritière de l’ALN devrait surtout accompagner le processus de renouveau national. Rappelant qu’il ne souhaitait en aucun cas l’effondrement du système, il a fait un parallèle qui en surprendrait plus d’un : d’un côté, Toufik, Bouteflika et Gaïd Salah et de l’autre, Krim Belkacem, Abdelhafid Boussouf et Lakhdar Ben Tobbal, par un rappel historique concernant les trois derniers qui avaient négocié l’indépendance de l’Algérie à un moment crucial de son histoire et qu’aujourd’hui, les trois premiers devraient faire de même pour aider le pays à sortir de la crise. « Je les rends responsables, mais dans le bon sens. Ce sont eux qui doivent faire ce processus. Ce n’est ni à l’opposition, ni aux partis politiques. Ils ont la responsabilité de sortir le pays de l’impasse », a-t-il dit tout en lançant un appel aux citoyens : « Il faut que la population apparaisse. Les hommes qui expriment une volonté nationale doivent être soutenus par une majorité d’Algériens ». Par ailleurs, Mouloud Hamrouche a affirmé que la visite prochaine du secrétaire d’Etat américain, John Kerry ajoutait davantage à la confusion. Enfin, il a évoqué le projet de Constitution de 1976. « J’ai été témoin, en 1976, d’un débat public qui devait donner lieu à un projet de Constitution, a-t-il affirmé. Le groupe chargé de l’élaborer a reçu une instruction : créer un poste de vice-président. Il y a eu débat entre les spécialistes et entre les hommes du pouvoir. Les spécialistes avaient fourni une analyse : pourquoi créer ce poste, pour quels types de missions (…). J’avais trouvé l’idée lumineuse. Mais, connaissant la situation du pays et les composantes sociologique chez nous, on pouvait penser que chacun d’entre eux aurait comploté pour faire sauter l’autre. Toute cette analyse a été remise au président Boumediene ».

Lakhdar Habib

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