Constantine: Transrhumel et téléphérique

Les pylônes de tous les dangers

03 Avr 2014
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L’ouverture à la circulation du huitième pont de l’antique Cirta est prévue pour le 16 avril, soit la veille de l’élection présidentielle. Un viaduc unique en son genre qui devrait contribuer au rayonnement de la capitale de l’Est algérien. Mais voilà que depuis près d’un mois, des eaux souterraines ont été constatées près du pylône N°4 du Transrhumel. La direction des travaux publics (DTP) a été saisie pour une étude, a rapporté hier l’APS. Des experts d’un bureau d’études danois ont été dépêchés sur place afin de déterminer les « mesures à mettre en œuvre pour remédier à cette situation et détailleront le mode d’intervention ». La DTP s’est voulue néanmoins rassurante en affirmant que ce phénomène peut « survenir dans tous les chantiers de construction d’ouvrages d’art dans le monde ». Un rapport devra d’ailleurs être remis « dans une quinzaine de jours » au maître d’ouvrage, en l’occurrence, la DTP. Beaucoup de Constantinois se faisaient une joie de pouvoir emprunter ce pont vertigineux dès le 16 avril. Il se pourrait fort bien que, finalement, l’ouverture à la circulation soit reportée à une date ultérieure, pour le moment inconnue, tant que l’étude n’aura pas apporté son lot de précisions. Il est à noter que le pylône en question est situé sur la rive droite du Rhumel, dans le secteur appelé Djenane Tchina. Il présente « des anomalies caractérisées par la présence d’une quantité non négligeable d’eau, provoquant un affaissement de toute la zone », a expliqué un ingénieur sur place qui a ajouté que « des forages ont été entrepris sur le site et des quantités de béton ont été injectées et ce, dans l’optique de consolider le pylône mais le résultat imposait une étude plus approfondie par des spécialistes hautement qualifiés dans le domaine ». La construction du viaduc avait été confiée au groupement brésilien Andrade-Gutierrez, avec en pointe de mire la technique des haubans, qui consiste en des câbles électriques partant d'un pylône supportant le tablier lequel supportera, à son tour, tout le poids de l’ouvrage. D’une longueur totale de 1 150 mètres et réalisé en double voie, le viaduc est considéré comme un « défi architectural » et une prouesse d’ingénierie. Sa traversée commence depuis la place de l’ONU, à proximité du centre-ville et se prolonge jusqu’au plateau de Mansourah, ce qui devrait permettre une meilleure desserte de la partie sud de la ville et surtout rendre plus fluide ce point noir qu’est, depuis des années, le problème de la circulation à Constantine. Il est prévu, par la suite, des jonctions entre le Transrhumel et l’autoroute Est-Ouest à partir de la cité Ziadia jusqu’à Djebel Ouahch et à l’autoroute vers l’aéroport international Mohamed-Boudiaf. Le coût total du projet est de 15 milliards de dinars. Avant de pouvoir l’emprunter, les Constantinois devront, comme pour le tramway en son temps, faire preuve de beaucoup de patience encore. 

Lakhdar Habib

 

Dernière modification le mercredi, 02 avril 2014 21:32
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