L’étude vient d’être lancée

L’Algérie veut avoir son TGV

07 Avr 2014
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Le processus de modernisation du transport ferroviaire se poursuit avec l’intégration récente d’un projet d’un train à grande vitesse TGV (technologie française) qui reliera l’Est du pays à l’Ouest. Un titanesque projet qui ressemble à celui de l’autoroute est-ouest. Les études préliminaires pour la mise en place de ce projet ont été lancées récemment, a révélé hier l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF). Ce sont ces études qui détermineront avec exactitude le passage du TGV, comme l’assure à l’agence presse service Azeddine Fridi, directeur général de l’ANESRIF. Ce projet mûrement réfléchi a été lancé dans le but de décongestionner les routes totalement saturées et de réduire considérablement le transport routier au profit du transport ferroviaire. Le TGV va permettre de gagner du temps et de réduire les distances entre l’Est et l’Ouest du pays. « L’Algérie, dont le réseau routier est saturé, veut s’orienter progressivement vers le rail et densifier son réseau ferroviaire pour couvrir l’ensemble de son territoire à travers plusieurs projets de création de nouvelles lignes, de modernisation et de dédoublement des lignes existantes », estime-t-on. Ce projet s’inscrit dans un plan de développement des chemins de fer. L’Algérie ambitionne de ramener à moyen terme à 12.500 km les lignes de chemin de fer contre près de 4.500 km actuellement, dont 6.000 km sont en cours de réalisation. Parallèlement au lancement de ces études,  des travaux de dédoublement, de modernisation et d’électrification des lignes ferroviaires sur toute la rocade  nord sont en cours de réaliser. A cela s’ajoutent des projets de raccordement des ports aux ports secs pour assurer le transport des marchandises via le rail. La rocade des Hauts-Plateaux devrait atteindre à terme quelque 1.160 km s’étendant de l’Est du pays (Tébessa) vers l’Ouest (Sidi Bel-Abbès), a souligné le responsable de cette agence, maître d’ouvrage délégué du ministère des Transports. D’autres projets ferroviaires sont également programmés dans le Sud du pays sur une distance de près de 3.400 km afin de désenclaver des villes totalement dépendantes de la route. Il s’agit principalement des lignes «Ouargla-Ghardaïa- Aghouat-Hassi Messoud » (425 km), «Ghardaïa-Mniaa-Adrar-Sidi Bel-Abbas-Béchar », «Mniaa-Ain Salah » et «Béchar-Tindouf-Ghar jbilet », actuellement en étude, outre la ligne «Aghouat-Djelfa » en cours de réalisation. Le transport ferroviaire constitue un véritable moteur de développement dans plusieurs grands pays dont les Etats-Unis. La densification du réseau national permettra de désenclaver des régions entières.

Yanis Belmadi 

 

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