Santé mentale

“4000 algériens malades de schizophrénie”

15 Avr 2017
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A l’occasion de la journée mondiale de la santé, célébrée cette année sous le slogan choisi  par l’Organisation mondiale de la santé (OMS): « qu’on change notre regard envers la santé mentale », l’université islamique Emir Abdelkader a abrité avant-hier jeudi une journée d’études sur la santé mentale, avec au menu des interventions relevées de spécialistes et de médecins qui ont traité plusieurs thèmes dont la marginalisation et l’exclusion dans la médecine des maladies mentales, la dépression : résultats et solutions, les risques psycho-sociaux en milieu professionnel. Le directeur de la santé M.Benkhedim a indiqué, dans son allocution d’ouverture des travaux de la journée, que selon les statistiques de l’OMS la recrudescence des maladies mentales touchent 20% des adultes en- dessous de 60 ans et provoquent 6,6% de handicapes pour les personnes âgées de plus de 60 ans. En ajoutant que l’Algérie a initié une série de mesures avec la création d’une sous- direction pour la promotion de la santé mentale dans l’organigramme du ministère, le renforcement de la législation protégeant les personnes souffrant de troubles mentaux dans la nouvelle loi de la santé, le déploiement d’un vaste programme de construction de cliniques de santé mentale et de structures de proximité et enfin le lancement d’un plan national de la santé mentale 2017/2020. De son côté, le Dr Madoui Fatima Ezzahra, médecin en santé mentale, a révélé dans son intervention que la schizophrénie représente 0,1% de la population en Algérie, dont le nombre est de 40 millions d’habitants. En ce qui concerne l’évolution de cette maladie, la prévalence n’a pas beaucoup changé. L’origine de cette maladie mentale est multi- factorielle : héréditaire, génétique avec des gènes qui restent en latence, ne devenant pathologique qu’après la conjugaison d’interactions de l’environnement. Dans ce cadre, il y a les facteurs stressants à l’instar de la drogue, l’environnement familial et d’autres facteurs de l’environnement. Les années meurtrières en Algérie ont crée, selon le Dr Madoui, l’état d’esprit post- traumatique, qui est une pathologie qui va se manifester par des symptômes cliniques bien particuliers, mais qui ont une répercussion sur l’absentéisme, le travail, l’invalidité.. Ces états post traumatiques qui, s’ils ne provoquent pas de dépressions où de changements de personnalité, peuvent évoluer vers une schizophrénie. En ce qui concerne la prise en charge de ces pathologies en Algérie, il existe une absence de centres intermédiaires d’insertion et de réadaptation en dehors de l’hôpital et des consultations externes. Le malade psychotique n’a ici d’interlocuteur que l’hôpital. Dr Boukhalfa, médecin en santé mentale à l’hôpital El Bir, considère que les règles psycho-sociales sont le fait de facteurs qui existent dans le milieu professionnel, pouvant se manifester soit par la charge de travail, la qualité du travail en lui-même, la rentabilité et la durée. Si on combine ces facteurs avec le côté relationnel dans le milieu du travail cela provoque une dérégulation ou une mésentente qui peut conduire à des risques psycho-sociaux. La parade à ces anomalies réside dans l’adoption d’un programme de prévention en l’adaptant à la spécificité d’un métier donné et de l’entreprise concernée.        

Lakhdar.D  

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