Culture

Le théâtre de verdure Mohamed Ouchen à l’abandon....

26 Mai 2019
140 fois

Un SOS est lancé à partir du théâtre de plein air de Constantine. Une demi-douzaine de travailleurs crie sa détresse. Abandonnés à leur sort depuis plus d’une année, le directeur et six employés de l’office communal pour la promotion des activités culturelles et artistiques de la capitale de l’Est sont sans ressources. Privés de salaires depuis quatorze mois, ils s’accrochent, contre vents et marées, avec l‘espoir qu’une solution, soit vite trouvée à leur situation, qui n’a que trop duré. Le chef de l’exécutif de la wilaya a été sollicité via des correspondances afin de remédier à cette pénible situation. L’office qui a à sa charge le conservatoire municipal situé au centre-ville sur le boulevard Rabah Bitat et le théâtre de verdure à Zouaghi, croulent, en effet, sous une dette contractée en 2011 et qui s’élève à près de cinq milliards de cts. Une somme déboursée, à en croire le directeur de l‘Office, Hacene Blikaz, pour la prise en charge des artistes invités en 2015 à l’occasion de la manifestation Constantine, Capitale de la Culture arabe. Un état de fait qu’aucune partie n’a à ce jour, voulu assumer. Pour rappel ce lieu grouillait sans arrêt d’amateurs d’art et de belles musiques. Ce qui n’est, malheureusement, plus le cas aujourd’hui ou la désolation et la peine s’emparent des visiteurs qui se hasardent à se rendre sur ce site dédié, jadis, à la culture. Abandonné depuis près de trois ans à ses esprits, le théâtre offre une image déplorable. Hormis deux gardiens se relayant pour veiller un tant soit peu sur le mobilier encore intact, ses planches désertées ne sont plus qu’un tas de madriers de bois sans vie. Abandonnés eux aussi au milieu des deux structures, le théâtre et le conservatoire communal, le directeur et les employés maintiennent tout de même l’espoir qu’on daigne insuffler une autre vie aux deux structures. Qualifié de joyau lors de son inauguration en 2007 par les autorités de la ville qui aspiraient naguère à faire de Constantine un carrefour culturel d’envergure nationale et même internationale, le théâtre Mohamed Ouchen (de son nom artistique Kaci Ksentini) communément appelé théâtre de plein air ou de verdure a été conçu pour accueillir près de 4000 spectateurs. La structure a eu en tout cas la vie très courte. Il a fallu que l’on annonce en haut lieu une crise financière à partir de 2016 pour que la structure soit presque classée «vestige». Et pourtant, le personnel loin de manquer de savoir-faire a réussi dans un passé récent à combler de joies les familles qui avaient, avouons-le vite fait d’adopter ce lieu érigé sur les hauteurs de la ville antique à mi-chemin entre Zouaghi au Sud et Boussouf à l’Ouest de l’antique Cirta ou dizaines voire des centaines de concerts et de spectacles se sont produits sur les planches de l’hémicycle inspiré de par son ouverture de l’architecture gréco-romaine. Khaled, Assi El Hilani, Saber Ribai, Lotfi Bouchnak, pour ne citer que ceux-là ont été conviés à s’y produire Même le très médiatisé festival du Jazz, le Dimajazz est passé par là . Un chapiteau avait été érigé sur le parking du théâtre lors de la 7ème édition du festival International en 2014. Le directeur de l’office fait en tout cas preuve de ténacité et tente par tous les moyens de réintroduire dans la sphère culturelle de la ville les structures dont il a la charge. Si pour le conservatoire, l’espoir de revoir au mois de septembre prochain de jeunes amateurs se remettre à jouer des instruments, le sort du théâtre reste malheureusement encore flou. En effet, une enveloppe a été allouée pour réhabiliter le siège abritant le conservatoire. Une entreprise a été chargée de « restaurer » la structure et les travaux devront s’achever avant la prochaine rentrée sociale, à en croire le directeur. Quant au théâtre, « l’espoir reste permis avec l’été qui pointe », insista-il.

M. Aggabou

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85