Bounouara, Salah Derradji et Guettar El Aich

Les lycéens crient à l’exclusion

12 Jan 2021
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L’accès à l’enseignement est loin d’être équitable pour tout le monde. Un constat auquel adhèrent tous les analystes y compris les responsables du secteur de l’Education nationale. Pour preuve, des lycéens sont contraints, contrairement à d’autres plus chanceux, de parcourir chaque matin des km avant d’accéder à leurs classes. C’est le cas des élèves de Salah Derradji, de Guettar El Aich et de Bounouara dont deux représentants se sont déplacés à notre bureau afin de dénoncer une situation qu’ils qualifient d’injuste. Ainsi, les lycéens de ces trois localités doivent se lever tôt le matin pour éviter les retards à répétition enregistrés tout au long de l’année scolaire. Ils crient à une exclusion sociale qui ne dit pas son nom. La route, à vrai dire, est longue entre leur lieu de résidence et le lycée Cheikh El Bayoud, sis à El Khroub, où ils sont scolarisés. Au problème du transport qui se pose avec acuité dans ces trois agglomérations, s’ajoute celui lié aux agressions auxquelles les filles sont souvent confrontées. Un problème qui se pose, plus particulièrement, durant la saison hivernale. Devant la recrudescence du phénomène, certains parents ont dû, tout simplement, renoncer à la poursuite de la scolarité de leurs filles. ‘ ’Et c’est bien dommage de voir une fille, douée dans toutes les matières, faire marche arrière et ne plus continuer son cursus scolaire, certainement prometteur’’, nous dira un parent d’élève, visiblement « marqué » par ce témoignage. Il y en a d’autres, sans nul doute, qui ont pu, en dépit de toutes ces contraintes, poursuivre leurs études et réussir leurs carrières professionnelles. C’est une question, diront certains, de moyens et de volonté qu’il faut avoir pour surmonter les difficultés de tous les jours. Le taux de déperdition, il est clair, dans ces zones d’ombre est très élevé, selon un responsable d’un établissement scolaire. Et toutes les conditions semblent, malheureusement, réunies pour que ces taux élevés de déperdition prennent encore de l’ampleur. Aujourd’hui, les habitants de ces trois bourgades n’ont qu’un seul souhait : c’est de voir la concrétisation du projet portant création d’un lycée dans leurs localités. Est-ce trop demander ?

M.Kherrab

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