Les Algériens disqualifient la carte de la division

Union sacrée

22 Jui 2019
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Le mouvement populaire signe une nouvelle page. Il démontre son union actée depuis le 22 février dernier et résiste à toutes les manipulations du pouvoir et des résidus du système qui tentent de se donner un nouveau souffle. En jouant, depuis mercredi dernier, la carte de la division et du régionalisme en déclarant comme « ennemi public le drapeau Amazigh », les détenteurs du pouvoir voulaient, sans doute, donner un coup fatal à la mobilisation populaire. Mais ils ont perdu. Les Algériens les ont battus à plate couture. La victoire de l’unité est complètement acquise pour le mouvement populaire qui a fait preuve d’une véritable maturité et d’une capacité à déjouer toutes les manœuvres visant à le détourner de son objectif initial : la lutte pour une Algérie nouvelle. Partout dans le pays, la réponse au chef d’État-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah qui avait décrété l’interdiction du port d’autres drapeau à part l’emblème national, était nette et sans bavure. A Alger, malgré la violence policière enregistrée durant la matinée où des agents se sont lancés dans une chasse à l’emblème d’unité Nord-africaine, la mobilisation était record. Les messages ne souffrent également d’aucune équivoque. Arborant fièrement le drapeau national et l’étendard Amazigh, les manifestants ont tenu à exprimer clairement leur attachement à cette union qui fait la force du mouvement. Ils chargent au passage le chef d’État-major, Ahmed Gaïd Salah qui en a eu pour son grade. « Qbayli Arbi Khawa, Khawa, wa el Gaïd Salah maa el khaouana (Kabyle, Arabe sont unis et Gaid Salah est avec les traitres», «Imazighen !» et « Gaid Salah dégage», scandent les manifestants qui se sont montrés déterminés à en finir avec le pouvoir «des bandes». De la rue Hassiba Ben Bouali, à la Grande Poste, en passant par la place Mauritania, le boulevard Amirouche et la place Audin, le décor était le même et les slogans aussi. «Casbah- bab el oued, imazighen !», «pouvoir dégage », « Trohou Ga3 (vous aller tous partir), «Ya men 3ach, ya men 3ach, Gaïd Salah Fi lharach (nous souhaitons voir Gaïd Salah à la prison d’El Harrach), lancent aussi les protestataires. De l’avis de plusieurs observateurs, la manifestation d’aujourd’hui a administré une leçon d’unité nationale que les tenants du pouvoir doivent méditer. Cette leçon n’est pas venue uniquement d’Alger et de la Kabylie. Le message est le même partout, notamment à Annaba, Constantine, Sétif, Blida, Oran, Bilda, Mostaganem et aussi au Sud du pays. A Annaba, les manifestants qui ont exprimé leur attachement à l’unité du mouvement, ont même chassé un groupe d’islamistes venus rendre hommage à l’ancien président Egyptien décédé en détention, Mohamed Morsi. Aussitôt après avoir chassé les « intrus », les protestataires ont vaqué à leur devoir du jour qui consister à dénoncer les tentatives de division d’Ahmed Gaïd Salah. Dans tous les coins du pays, les Algériens ont également exprimé leur refus du pouvoir militaire, en exprimant ainsi leur exigence d’un Etat civil et démocratique…

Samir Rabah 

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