Le ministre de la justice affirme

L’argent volé sera récupéré

02 Juil 2019
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Le ministre de la Justice a estimé hier qu’il faut récupérer l’argent volé et transféré à l’étranger. S’exprimant à l‘Ecole supérieure de la magistrature dans le cadre d’un séminaire consacré justement à la corruption, le Garde des sceaux, a soutenu qu’ « il faut récupérer cet argent  pour protéger  les droits des générations futures ». Selon lui, la lutte contre la corruption ne peut être efficace qu’avec  la récupération de l’argent volé et planqué dans des paradis fiscaux. Slimane Brahimi qui n’a pas manqué d’évoquer dans son allocution les conventions internationales signées par l’Algérie avec d’autres pays, n’a pas donné de détails sur les modalités pratiques envisagées afin de restituer les biens et les avoirs acquis illégalement par des Algériens et placés à l’étranger. Se contentant d’un discours de bonne foi, le ministre de la Justice sait pertinemment que la procédure de restitution n’est pas facile. Pour Djilali Hadjadj, président de l’Association algérienne de lutte contre la corruption, la mission demeure pénible et ses résultats ne sont pas garantis, pour plusieurs raisons. « La réticence de certains Etats où ces fortunes sont placées le laisse sceptique quant à la possibilité de récupération l’agent volé. Pour ce dernier, « la restitution des biens et avoirs acquis par des algériens illégalement et qui sont transférés à l’étranger exige une réelle volonté politique qui se traduit par la mise en place d’une stratégie afin d’appliquer la convention des nations unies sur la lutte contre la corruption signé par l’Algérie en 2004 ». S’exprimant sur le sujet sur les ondes de la radio nationale, Djilali Hadjadj a souligné que «la récupération de l’argent, nécessite une stratégie et une volonté politique. Cela prendra du temps. Il faut se rapprocher des gouvernements des pays concernés». Selon lui, la convention des Nations Unies, traite le cas des transferts illégaux des avoirs vers l’étranger, mais il ne faut pas perdre de vue que les pays qui reçoivent ne sont pas très chauds pour restituer les avoirs », a-t-il mentionné. En conclusion, Djilali Hadjadj estime que « les politiques français ont entre les mains des dossiers qui prouvent les crimes économiques commis par des oligarques ou des dignitaires algériens, mais la France ne s’implique pas trop ». Selon le président de l’association de lutte contre la corruption, les banques françaises installés en Algérie « ont toujours facilité l’alimentation des comptes bancaires des dignitaires algériens en France ». « Des banques qui sont connues par leur implication dans la corruption internationale» a-t-il conclu.

Mohamed M.

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