Fuites de sujets à l’examen de cinquième

Un avertissement pour Benghebrit

24 Mai 2018
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Le dispositif de sécurisation des examens est une nouvelle fois pris en défaut, avec cette nouvelle fuite des sujets de mathématiques et de langue arabe, quelques minutes seulement après le début de chaque épreuve, programmées pour la matinée d’hier dans le cadre des examens de fin de cycle primaire. Peu importe de savoir si des candidats ont pu communiquer avec l’extérieur, cela est peu probable, vu leur âge, et le sévère plan de surveillance mis en place au niveau des salles d’examens, mais qu’en sera-t-il pour les examens du BEF et de baccalauréat, avec des candidats rodés qui ont une certaine maitrise des outils technologiques ? Ceux qui sont derrière cette manœuvre frauduleuse savent très bien que la majorité des candidats ne sont pas en mesure de recevoir les réponses ; leur objectif est surtout d’apporter un discrédit au système des examens en général, et de lancer un défi à la ministre de l’Education nationale. La veille, et dans une interview accordée à TSA, Mme Nouria Benghebrit avait évoqué le problème de la fuite des sujets, en soulignant  « que les personnes qui diffusent ne passent pas inaperçues ». « Nous avons des laboratoires de cybercriminalité qui sont à tous les niveaux et qui accompagnent les examens nationaux. Les arrestations effectuées les années précédentes ont eu un effet dissuasif. Elles ont fait diminuer le nombre de sujets qui circulent », a-t-elle déclaré. Alors comment va-t-elle faire pour répondre et relever ce défi ?  La question qui s’impose est de savoir est-ce que des candidats âgés de 12 ans au maximum sont capables d’introduire des Smartphones et autres gadgets technologiques, photographier et diffuser clandestinement les sujets sans que l’on se rende compte ? Impensable et inimaginable. Il s’agit bel et bien d’une conspiration conçue par des milieux dont le but est de porter un coup fatal à la ministre de l’Education nationale, en lui envoyant un avertissement, pour lui signifier qu’ils sont partout et qu’ils sont capables de lui porter le coup de grâce le moment venu, et que tous les dispositifs qu’elle mettra en place ne seront d’aucune utilité. Dans une première réaction, Mme Nouria Benghebrit refuse de parler de fuites. Selon elle, le sujet de l’épreuve de mathématiques a été publié huit minutes après sa distribution aux élèves. « N’importe qui peut publier les questions après l’ouverture des enveloppes », a-t-elle estimé, écartant le fait que ce soit un élève. Pour elle, toute personne présente dans un centre d’examen peut être impliquée dans cette affaire. Elle a rappelé que les services de sécurité sont mobilisés pour débusquer ceux qui sont derrière la diffusion des questions. Elle a assuré que son département assumera sa responsabilité et poursuivra en justice les auteurs. Si ce n’est pas une fuite, pourquoi son département poursuivra-t-il en justice les auteurs de cette diffusion ? Mais avant, il faudrait d’abord les identifier, et les sanctionner. Il faudrait que les sanctions soient exemplaires. A propos de sanction, qu’a-t-on fait avec les auteurs des fuites du bac session 2016 ? Mme Nouria Benghebrit sait que c’est sa tête qui est visée et qu’elle n’a pas le choix. Soit elle prend les mesures qui s’imposent soit elles part.

Mohamed Mebarki

Dernière modification le mercredi, 23 mai 2018 18:36
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