Vente de médicaments classés comme psychotropes

Des pharmaciens de Mila réclament une protection

11 Mai 2019
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Des dizaines de pharmaciens se sont rassemblés jeudi devant le siège de la wilaya de Mila pour réclamer une «protection» durant leur activité, notamment en ce qui concerne la vente de médicaments classés comme substances psychotropes, appelant à organiser leur vente. Un représentant des manifestants, Dr Karim Merghemi, vice-président du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (SNAPO), a indiqué que cette protestation intervient suite à de nombreux problèmes rencontrés par les pharmaciens d’officine, entre autres les menaces qu’ils reçoivent quotidiennement de la part de criminels et de toxicomanes se présentant à eux pour acheter des médicaments classés comme substances psychotropes. La même source a rappelé, à cet effet, les cas des confrères tués depuis quelques mois dans les wilayas de Mascara et Oum El-Bouaghi, ajoutant que les services sécuritaires classent certains médicaments comme substances psychotropes, alors qu’ils ne figurent pas dans les tableaux nationaux ou internationaux, ce qui n’empêche pas les pharmaciens de les vendre, mais uniquement sous ordonnance. Il a ajouté que cela pourrait soumettre le pharmacien à des poursuites judiciaires, rappelant ce qui était arrivé à une collègue de la même wilaya, qui a écopé de 10 ans de prison pour avoir vendu un médicament non classé comme psychotrope, mais que les services de sécurité incluent dans cette catégorie. Dr. Merghemi a déclaré que cette protestation qui a vu la participation de dizaines de pharmaciens de Batna, Sétif, Alger et de Mila, est «la première du genre» et sera suivie d’un mouvement national qui sera annoncé lundi prochain lors de la réunion d’urgence du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine. Les pharmaciens protestataires ont appelé, à cet effet, les autorités à réglementer la vente des médicaments classés comme psychotropes en publiant les derniers tableaux au Journal officiel conformément à la loi 04/18, la publication des textes réglementaires régissant ce type de médicament, ainsi que l’obligation de le contrôler tout en assurant la protection des pharmaciens. Pour sa part, le directeur local de la santé (DSP), Said Ouabbas, a déclaré que les pharmaciens doivent respecter les lois pour ne pas être poursuivis en justice à cause de la vente de certains médicaments classés comme substances psychotropes. Il a souligné que la DSP, en coordination avec les services sécuritaires, ont organisé des sorties de sensibilisation au profit des pharmaciens privés à travers plusieurs communes, notamment en ce qui concerne le cadre juridique régissant la vente de médicaments classés comme des substances psychotropes.

 R.C

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