Mila

Un trésor archéologique à vau l’eau

06 Jui 2019
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A quand une « prise de conscience » du trésor qu’est le patrimoine culturel matériel et immatériel que recèle la wilaya de Mila ? Faut-il ‘’ patienter’’ encore que ce ‘’filon’’ millénaire soit entièrement enfoui, dégradé ou délibérément anéanti pour réagir ?  D’où l’impérative nécessité   de sa préservation et de sa valorisation dans un but touristique qui, ne tardera pas à se traduire par une plus-value économique pour toute la région. Ce sujet ô combien  sensible  et important pour les amis du vieux Mila a été maintes fois  évoqué et soulevé  aux responsables concernés , en vain , du moins pour le moment .Tous les colloques  organisés au tour  de l’antique Milev et autres vestiges répartis à travers plusieurs localités de la wilaya  ont revenus , avec insistance, sur le constat établi par les différentes  commissions mis sur pied à l’effet  de cerner les contraintes  et d’établir un constat fiable et consistant des lieux exposés  lors des  sessions ordinaires de l’APW  où il a été noté que ce secteur est le maillon faible dans la wilaya, vu le retard accru et pénalisant à même  d’accélérer les travaux de restauration  des travaux engagés . Les rencontres qui ont drainé beaucoup de monde  spécialistes en la matière  ont participé en plus des responsables directement  impliqués dans ce créneau  et des représentants du mouvement associatif, ont  été ponctuée par des communications  et des recommandations sur la problématique de la protection des sites archéologiques dans la région. Les intervenant ont , à l’unanimité,  traité de la protection et de la valorisation du patrimoine culturel, mettant l’accent dans leurs conférences  que l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés ne lésine pas sur l’effort afin de valoriser le patrimoine archéologique de la wilaya  et  ses  multiples vestiges   qui méritent, au regard de leur importance historique et culturelle, plus d’efforts pour leur préservation et leur protection, ont estimé des spécialistes.   Ces spécialistes ont fait part de nombre de situations de « manque » d’hygiène et d’intérêt concernant certains sites archéologiques, dont celui du « vieux Mila » dépourvu d’éclairage public, en dépit du regain d’intérêt des universités et des chercheurs pour ses vestiges et monuments. Certaines parties du site de la vieille caserne servent depuis cinq ans de lieux de recasement temporaire pour des familles. Pourtant, a-t-on noté, ce site renferme un célèbre monument, la statue de Milou, et la bâtisse de la mosquée de Sidi Ghanem, qui serait la première mosquée construite en Algérie, vers l’an 55 de l’hégire, par le conquérant musulman Abou Mouhajir Dinar. Selon un responsable associatif, les promesses pour reloger ces familles hors du site archéologique sont restées vaines à ce jour, et leurs noms n’ont pas figuré sur la liste des bénéficiaires des logements sociaux dernièrement distribués au chef-lieu de wilaya. Le Palais de l’Agha et la Prison rouge dans la commune de Ferdjioua, classés patrimoine national, ne sont même pas gardés, alors que des pierres archéologiques ont été emportées du site romain des « bains de Pomponius » (oued El Athmania) pour ‘’décorer’’ d’autres lieux , ont déploré des sources locales. Les communes où se trouvent ces sites seraient « bien inspirées » de veiller à leur protection et d’assurer l’hygiène de ces hauts lieux de l’histoire susceptibles de constituer à l’avenir des sources de revenus pour ces municipalités, a-t-on encore souligné. La wilaya de Mila renferme quelque 320 sites et monuments archéologiques dont certains classés (vieux Mila, la fontaine Aïn El Bled, les bains de Pomponius, le Palais de l’Agha, la Prison rouge, Mechta Larbi), selon une récente opération de recensement archéologique.

B S.

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