SKIKDA

La menace d’une dissolution plane sur l’APC

11 Jui 2019
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Tout porte à croire que le malaise s’est bien installé à l’hôtel de ville de Skikda. Tout porte à croire, aussi, que le maire est dans la ligne de mire de la majorité des élus et, à ce train-là, cela risque de déboucher sur la dissolution pure et simple de l’assemblée populaire communale, un objectif visé par une certaine mandarinale associative préoccupée, ces derniers temps, par les deux pieds dans le même sabot communal. Une inertie qui rattrape à grandes enjambées les malentendus charpentés par certains élus qui ont maille à partir avec le maire. Et vice -versa. La dernière session, comme les deux précédentes, a révélé ce profond malaise sans pour autant aborder l’ordre du jour, objet d’une polémique parce que non soumis à l’appréciation des élus comme le stipule le règlement d’usage. Une formalité qui aurait pu être facilement surmontée par un débat-critique et serein dans la bulle de la salle délibérative au lieu « d’attiser le feu de la discorde» nous dira un élu manifestement déçu par le cloisonnement de ce genre d’entreprise. Une réaction somme toute légitime qui, comme l’autre poignée de contestataires ne veulent pas se mettre à dos une bonne partie de la population de plus en plus déçue par les déambulations du président qui, dit-on «n’est jamais sûr de rien. Il fait, peut-être, de bonnes choses mais rien n’est confirmé  sur le terrain.» Un président qui a le sourire facile prêt à tout dédramatiser, se montre sympathique avec tout le monde ce qui constitue sa vertu cardinale, mais s’éloigne de la mission communale dont il a été investi, laisse-t-on entendre dans son environnement. Il ne cherche pas l’inattendu pas plus que le pittoresque pour s’attacher réellement a chacun des épisodes de la municipalité qui avaient jalonné son expérience depuis l’ancienne équipe communale. C’est dire qu’il connait le ‘’b à ba’’ des rouages administratifs, les situations de blocage, et bien souvent  il a tenté de circonscrire la grogne à des malentendus et à des frustrations du fait que tous les membres n’étaient pas logés à la même enseigne, et ce, en dépit des mérites de chacun. Sa courbe de popularité est inversement proportionnelle à celle du rendement sur le terrain et de la place publique. Là, il n’y a pas de quoi pavoiser car la ville est sale, ses routes sont entièrement cabossées et les cités populaires sont à l’abandon. Les ralentisseurs ont le don d’ubiquité. Ils augmentent sans cesse. C’est, dit-on, ‘’la faute à l‘APC ‘’qui supporte même l’apparition juste à côté de tranchées et leur somme de dangers qu’ils occasionnent au train de suspension des véhicules. Au quotidien un mauvais cycle s’achève et, confusément un autre le remplace comme par exemple les multiples chantiers de travaux qui éventrent les routes sans que personne ne s’en inquiète. Ce n’est là que la partie visible de l’iceberg. Ainsi, la part de mythologie dont est gratifiée l’une des plus belles régions côtières du pays et son absence d’enthousiasme pour les marais de fonctionnement de l’éclairage public et du cadre de vie des citoyens. Ce qui prête le flanc aux critiques les plus acerbes de la population désormais malade du locataire de l’hôtel de ville attendue pourtant comme le messie. Flanqués de ses trois inséparables mousquetaires de la vice-présidence, le maire a été prié d’agir dans l’urgence pour redonner les lettres de noblesse à Skikda, à la veille de la saison estivale d’où, il est désolant de constater que rien n’a été fait pour  la préparer comme il était coutume de le faire autrefois. Au point d’opacité, d’embarras et de complexité dans laquelle elle se trouve sur fond de mécontentement généralisé, la ville va devoir, prochainement, être confrontée à des rassemblements du mouvement associatif pour dire, devant l’hôtel de ville, ‘’Basta’’ ! Ça ne peut plus continuer... 

R. Oudjani

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