Skikda

Des cités fermées pour la nomenklatura

12 Jui 2019
437 fois

Dire que Skikda est l’une des villes qui a atteint des sommets dans la  corruption à travers le  pays n’est pas une vue de l’esprit, car sa plateforme hydrocarbures dépense,  bon an mal an, des centaines de milliards de centimes pour l’entretien, les achats locaux ou à l’étranger et les investissements auxquels  s’ajoutent les terres agricoles et les 11 zones d’expansion touristique. Même le domaine maritime et ses installations a commencé très tôt à être perçu comme cible privilégiée des clans au pouvoir .  C’est peut-être selon certains confrères d’autres wilayas, celle où les lois de la République ont été foulées allègrement aux pieds bien avant les autres .. Le travail d’accaparement a commencé par le foncier, intramuros à partir des années 2006 par petites touches, jusqu’en 2011. D‘ailleurs,  un des  walis transformera le Calpiref en agence immobilière.   Aujourd’hui dans cet article nous traiterons  la démarche d’une entité étatique relevant de la wilaya,   a voulu offrir à la nomenklatura locale,   cadres de l’administration et représentants locaux des clans ,   des cités clôturées pour leur sécurité, sur instruction d’un wali  et Skikda serait parmi les premières wilayas du pays avec 3 cités dont une partie a alimenté après la vente, le marché de l’immobilier .

La première cité cossue

Elle a été bâtie sur un terrain de sport et de détente précédemment intégré comme infrastructures pour les habitants, d’une base de vie, devenue après le départ des expatriés qui l’occupaient, des logements à vie pour les travailleurs de GTP . Le choix du terrain s’est fait sur la base du panorama qu’offrait le site à savoir le littoral de Skikda depuis l’Ile Sirigina jusqu’au Cap de Fer, soit une vue de près de 40 % sur la côte de la wilaya . Pour la construction, c’est l’Agence foncière de Skikda qui a été chargée de cette promotion immobilière qui bénéficia de largesses en matière de voiries et réseaux divers ( VRD ) et autres facilités, tels un mur de confortement, exigé par le wali d’alors, un réseau d’évacuation des eaux usées qui par la suite a posé problème aux habitants initiaux ( une de nos éditions). Plus tard, le lotissement fut rattaché au réseau d’eau de dessalement, alors que les 16 000 habitants qui entouraient cette cité cossue, devaient se prendre en charge au travers de quêtes pour   l’entretien et la réparation du réseau de distribution d’eau à partir de puits, légués par les sociétés étrangères. 

La cité avoisinant le stade du 20 août 1955 

 L’Agence foncière de Skikda encore concomitamment avec le même wali, sera à l’origine d’un  véritable scandale et un vil mépris pour la population car ils s’attaqueront carrément au complexe sportif du 20 août 1955 dans une ville qui de surcroit souffrait et souffre  du manque d’installations sportives et de détente  , puisque frauduleusement, ils amputeront le stade de 3 000 mètres carrés pour des logements de standing avec un mini centre commercial .Pourquoi avons-nous parlé d’une acquisition  frauduleuse du terrain d’assiette ? Tout simplement lors d’une enquête qui nous a mené dans des administrations et surtout les archives de l’APC qui nous a permis de découvrir qu’en 1862, le Gouverneur de l’Algérie avait émis un décret qui faisait de la Mairie, le propriétaire de 24 lots de terrains destinés à divers usages . En 1946, le Maire Paul Cuttoli lance un appel d’offre pour la construction d’un stade avec hippodrome . Mais l’agence foncière a usé de faux,  dans la mesure où le permis de construire situait la construction en dehors du stade c’est à dire « Cité du 20 août 1955 « au lieu de Stade « du 20 août 1955 « de manière à ce que la vente du terrain soit faite par les Domaines qui jusqu’à nos jours couvrent des opérations troubles ( diverses éditions ) telles les forêts de Gargar et récréative ainsi que d’autres opérations dont nous nous sommes fait l’écho . Les Domaines ont ignoré la loi car le terrain ne faisait en aucune manière partie du patrimoine qu’elle gère qu’il soit du domaine privé ou public de l’Etat. Seule l’APC de Skikda avait des droits sur ce complexe sportif .   

Les villas de la nouvelle ville de Bouzaaroura  

L’agence foncière encore une fois inclura dans les plans de la nouvelle ville de Bouzaaroura,  la constructions de villas distribuées directement par un wali qui sera déchu après que ses actes eurent irrité la population et ses responsables, puisque même les APC les plus pauvres étaient sommées « d’embellir « leurs communes au détriment d’autres priorités pour le chef -lieu de wilaya. Cette période a vu l’émergence d’un hideux  monument de  Bab Qacentina, la mise en place de  balises de trottoirs et lumineuses pour l’Avenue Didouche Mourad, ces dernières ont étés posées par un même opérateur que l’APC sortante a refusé de payer . Les aménagements ordonnés ont coûté près de 20 milliards de centimes. Pour conclure, nous avons parlé de ces trois « promotions immobilières « construites avec de l’argent public auraient dues être vendues aux enchères pour satisfaire le concept de « l’égalité des chances des citoyens «, d’autant que pour certaines d’entre-elles ,une partie des réalisations a été faite sur fonds communaux ou par des entreprises étatiques pour atténuer les coûts et par voie de conséquences les prix à la vente . En conclusion, les valeurs de ces villas ont été décuplées .Elles ont été cédées au prix coûtant de 6 millions de dinars et aujourd’hui elles sont proposées à la vente pour la somme faramineuse de 6 milliards de centimes !

M.O

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85