Skikda : HABITAT

L’imbroglio des logements inoccupés

30 Juil 2020
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Le logement, ce produit explosif tétanisé par la vision de frustration des véritables nécessiteux, navigue entre l'hypothétique remise des clés, l’inoccupation des lieux et les sommations d'huissiers. La wilaya compte aujourd'hui 3600 logements sociaux inoccupés ou plutôt occupés par d'autres personnes que les bénéficiaires initiaux inscrits aux abonnés absents. Ce n'est là que la partie visible de l'iceberg car selon un cadre de L'OPGI qui veut garder l'anonymat, cette opération de sous -location dure depuis des années étant donné que personne ne s'en inquiète à partir du moment qu'aucun contrôle périodique ne s'effectue sur le terrain par les structures concernées. La java continue et tout le monde trouve son compte par le notariat ou la réversibilité du problème que le sous- locataire peut présenter une attestation certifiant l'occupation du logement. A travers ce négoce chacun a son système D et des conditions bien définies que le décret exécutif 142/08 fixant les conditions d'octroi des logements publics locatifs mettra un terme final à ce phénomène de foire d'empoigne qui a longtemps sévi les doigts dans le nez. De son côté ,l'AADL qui bute actuellement sur la disponibilité des assiettes foncières ne baisse pas les bras pour autant afin de satisfaire sa multitude de souscripteurs ayant versé les premières tranches. La réglementation en vigueur se base sur la définition des sites comme celui de Collo dernièrement, Bouzaaroura et tutti quanti. Une définition qui se poursuivra sur le classement chronologique des inscriptions aux programmes location / vente. L'AADL a le loisir de transgresser cette règle en se référant au lieu de résidence actuel à travers des solutions consensuelles entre les concernés qui doivent s'organiser en associations des représentants de souscripteurs à condition, bien sûr, d'être à l'écoute de leurs préoccupations comme par exemple les affectations dans les régions éloignées de leur lieu de résidence . Concernant les dossiers des constructions inachevés inscrit dans le cadre de la loi 08/15 le taux d'études a atteint sa vitesse de croisière dès 67%. Selon les propos du chef de daïra , c'est un travail de fourmi qui s'effectue depuis le début de l'année en cours. C'est au bas mot 54% des dossiers qui ont été acceptés pour régularisation. Le reste suit son cours. L'opération de régularisation tient compte de l'année 2008. Ce qui vient après est carrément rejeté. Le chef de daïra veut rattraper le retard accusé par ses prédécesseurs. L'on apprendra également que le secteur de la santé dispose également de logements de fonction pour médecins spécialistes mais attribués à des intrus depuis longtemps. Le ministre de la Santé A. Benbouzid, s'est engagé à régler ce problème en affirmant, cependant, qu'il est du ressort des walis de se pencher sur ce cas d'espèce qui favorise des fonctionnaires hors secteurs au détriment des spécialistes dont beaucoup avaient mis le cap vers de nouveaux cieux …. Faute de logement !

R.O

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