SEDRATA

Yennayer, un plongeon culturel dans les tréfonds de l'Amazighité

13 Jan 2021
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Un rituel social qui remonte à 250 ans avant l'avènement du christianisme, c'est-à-dire près de huit siècles et demi avant la naissance de l'Islam, auquel se livrent depuis particulièrement les peuples du Grand Maghreb, à savoir l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie pour ne citer que ces pays de l'Afrique du Nord où celui-ci se révèle être un ancrage culturel historique, attestent les chercheurs anthropologues concernant " Yennayer ", qu'ils définissent comme étant le premier jour de l'an du calendrier agraire établi par les tribus berbères installées dans ces contrées. Jusqu'en 2018, cette journée qui est célébrée généralement le 12 janvier du calendrier grégorien, ne jouissait pas du statut de journée fériée chômée te payée, ce n'est qu'à partir de cette année qu'elle fut reconnue comme telle à la faveur d'une décision présidentielle rendue publique la veille de la nouvelle année. Dès lors, "Yennayer " qui était célébré plus ou moins discrètement chez nous à cause d'une certaine mentalité grégaire, allait connaître un grand engouement à travers tout le territoire national où chaque année cet événement est commémoré en grande pompe un peu partout à travers le pays. Dans la wilaya de Souk-Ahras, cette année, c'est la ville de Sedrata sur laquelle est tombé le choix pour accueillir les festivités officielles programmées à cette occasion. Le lundi 11 janvier dans l'après-midi, la cité des " Haractas " s'est parée de ses plus beaux atours pour recevoir l'importante délégation de la wilaya conduite par le chef de l'exécutif, M. Bouzegza Lounès où celle-ci devait visiter l'impressionnante exposition des différents arts traditionnels organisée à l'institut de la formation professionnelle Guergueh Maâouche. Des ustensiles d'une autre époque, des objets domestiques divers attestant d'une période révolue, habits et mets traditionnels, poteries, bijoux artisanaux se côtoyaient dans l'amphi de l'établissement où déferlaient de nombreux visiteurs de tous âges dans une ambiance musicale animée par des airs folkloriques de la région dans le strict respect toutefois des mesures barrières. La délégation marquait une halte à chaque étal où le wali essayait de tirer quelques renseignements sur leurs produits auprès des exposants venus de tous les coins de ladite daïra ne manquant pas d'exprimer de temps à autre son admiration pour un article traditionnel ayant survécu à la modernité. " Nous souhaitons que cette nouvelle année de la culture amazighe sera prospère pour tout le peuple algérien d'Est en Ouest ,du Nord au Sud. Nous sommes heureux de constater que nos traditions sont jalousement préservées à travers tous ces produits artisanaux présentés et nous espérons que toutes ces valeurs ancestrales soient transmises de génération en génération pour les perpétuer indéfiniment dans le temps car cela constitue une partie de notre culture nationale et en même temps un pan de notre personnalité en tant qu'africains et avant tout algériens. Encore une fois, nous espérons que cette année nous apportera toute la sérénité et toute la paix dont nous avons absolument besoin pour avancer dans tous les domaines et surtout pour sauvegarder notre cohésion sociale et notre unité nationale...", a déclaré en substance le wali.

H F

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