L’élan du 22 février réitéré

Le Hirak au rendez-vous

23 Fév 2021
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Il n’est pas fini ! Le Hirak populaire confirme, une fois de plus, qu’il est toujours là et qu’il n’a toujours pas baissé les bras. La flamme de la mobilisation n’est pas éteinte. Elle serait même ravivée, depuis les marches de Kharrata et de Khenchela, du 16 et du 19 février derniers. En effet, la célébration du 2e anniversaire de ce mouvement populaire du 22 février 2019 a été marquée par une forte mobilisation dans plusieurs grandes villes du pays. D’Annaba à Tlemcen, en passant par Sétif, Bejaia, Tizi Ouzou, Bouira, Alger et Sidi Bel Abbès, des milliers de citoyens ont investi les rues pour, non pas fêter l’évènement, mais pour réclamer la satisfaction entière des revendications du mouvement. « Nous ne sommes pas venus pour faire la fête, mais pour réclamer votre départ », lancent les manifestants, notamment à Alger, où régnait, durant le début de la matinée, un silence inhabituel sous une fine pluie. Dans la capitale, rien n’indiquait, durant les premières heures de la matinée, qu’il y aurait une manifestation. Jusqu’à 11h00, il n’y avait que les forces de police déployées en masse dans les différents boulevards et rues d’Alger. Des éléments des forces de l’ordre ont procédé à des vérifications d’identité des passants et même à des arrestations, comme c’est le cas d’une vieille et ses deux filles habillées en robe Kabyle, interpellées, selon des témoins, manu militari au niveau de la place Audin. Mais cette présence policière n’a pas finalement dissuadé les manifestants. Plus téméraires, des milliers de personnes ont réussi, vers 11h30 à lancer la marche attendue. Ils sont rejoints, aussitôt, par des renforts de manifestants qui a n’attendaient finalement que le départ de la manifestation. Durant l’après-midi, Alger a vibré au rythme des manifestants qui a repris en cœur l’essentiel des slogans du Hirak. Les manifestants s’en prennent aussi au président Tebboune et aux services de sécurité qui ont maltraité des manifestants. Comme durant la dernière marche de Kharrata, de nombreux acteurs politiques étaient présents durant la marche d’hier à Alger. On a pu voir le président du RCD, Mohcine Belabbas, le prote-parole du MDS, Fathi Gharas qui a été interpellé, avant d’être relâché, Mahmoud Rechedi, secrétaire général du PST et aussi l’ancien coordinateur de l’instance présidentielle du FFS, Ali Laskri, Karim Tabbou, Smaïl Lalmas et des avocats, dont Mustafa Bouchachi et Abdallah Haboul. Les manifestants ont également brandi, comme d’habitude, l’emblème amazigh, à côté du drapeau national. Outre Alger, le Hirak a repris aussi à Oran, Sidi Belabès, Mascara, Sétif Annaba, Bejaia, Tizi Ouzou, Bouira, Boumerdes. Durant ces marches, les manifestants ont affiché leur détermination à reprendre durablement la mobilisation, suspendue depuis le mois de mars 2020. Ils promettent de revenir vendredi prochain…

Samir Rabah

Dernière modification le lundi, 22 février 2021 20:44
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