Social, économie et libertés

Ce que compte le plan d’action du gouvernement

04 Sep 2021
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A quelques jours de sa présentation devant les parlementaires pour débat, le gouvernement a rendu public son plan d’action, adopté lundi dernier par le Conseil des ministres. L’ambitieux projet compte notamment concrétiser les promesses du chef de l’Etat. Ainsi, dans le volet social, le projet, dont nous détenons une copie, s’intéresse particulièrement aux secteurs de la santé, de l’éducation, de l’enseignement, de la formation professionnelle, ainsi qu’à la jeunesse, aux zones d’ombre et au système de sécurité sociale et de retraite. Concernant la santé, le plan d’action indique que « les principaux défis auxquels est confronté notre système de santé résultent de la transition sanitaire et démographique que traverse notre pays », soulignant que « celle-ci demeure attachée au principe de la protection et de la promotion de la santé des citoyens » et « vise à atteindre la couverture sanitaire universelle et a pour objectif de placer, à l’horizon 2030, l’Algérie dans la moyenne internationale pour l’ensemble des indicateurs de référence en matière de santé publique ». Dans le domaine de la santé, le plan d’action du gouvernement « concernera principalement les mesures relatives au renforcement et à l’organisation de l’offre de soins dans l’objectif d’assurer des services de qualité, dans le respect de la dignité des malades » et « ses grandes lignes portent sur un système de santé planifié, la hiérarchisation des soins, le renforcement de la prévention, le développement des soins de proximité, ainsi que la prise en charge de la transition épidémiologique et des disparités géographiques ». Dans le domaine de l’éducation, le plan d’action vise « la refonte de la pédagogie » qui consiste, selon le texte, à « mettre en place un processus de refonte de la pédagogie et de réhabilitation des champs disciplinaires », de « la refonte du système d’évaluation, de progression et d’orientation » qui « consistera à mettre en cohérence les dispositifs d’évaluation, de progression et d’orientation dans les différents paliers (fondamental et secondaire) », de « l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique », de « l’amélioration de la qualité de la formation et de l’enseignement professionnels », et enfin de « l’amélioration de la qualité de la formation et le renforcement de l’enseignement technique, scientifique et technologique ». Dans le domaine de l’économie, le plan d’économie du gouvernement prévoit de « transformer davantage la matière première, en se basant sur les branches pétrochimie et mines, créatrices de richesse et d’emploi. L’objectif étant de transformer plus de 50% de nos ressources naturelles contre 30% actuellement et augmenter les exportations des biens et services hors hydrocarbures (Pétrochimie, Phosphates, lubrifiants et services techniques) ». Pour le secteur de l’énergie, le gouvernement s’engage à mettre en place une capacité de 15.000 MWe, à l’horizon 2035, dont 1.000 MWe en 2021 à travers le lancement d’un appel aux investisseurs pour sa réalisation en photovoltaïque, le développement et l’intégration massive des productions décentralisées d’électricité solaire au niveau du réseau de distribution basse et moyenne tension et l’encouragement à l’autoproduction et l’autoconsommation dans les secteurs résidentiel et tertiaire. Le Gouvernement compte aussi sur la production des énergies renouvelables pour des usages autonomes (hors-réseau), notamment dans les zones d’ombres, systèmes solaires autonomes, kits solaires individuels, systèmes de pompage de l’eau par énergie solaire, avec l’élaboration d’un guide technique pour les installateurs. Dans le domaine politique, le gouvernement « œuvrera à adapter la législation à la constitution, tout en poursuivant la réforme globale de la justice en garantissant son indépendance, sa modernisation, sa numérisation, l’égalité de tous devant la justice et en révisant le mode de gestion des juridictions, ainsi qu’en instaurant plus de transparence et de moralisation dans la gestion des affaires publiques ». Il « s’attèlera aussi à garantir un exercice plein de droits et de libertés publiques, à l’émergence d’une société civile dynamique et engagée et une libre expression à travers la presse » et « œuvrera à consolider son engagement pour renforcer les relations de coopération et de complémentarité entre les pouvoirs exécutif et législatif et veillera à poursuivre une gestion efficace et transparente des finances publiques et de modernisation de l’administration publique par une refonte de ses modes de gestion, une accélération de la transformation numérique et de la modernisation du système statistique national ». Pour le secteur de la justice, le Gouvernement promet de « renforcer l’indépendance de la Justice et les principes la garantissant, tels que consacrés par la constitution », selon le plan d’action qui note que «le gouvernement soumettra les textes de lois organiques au Parlement de sorte à permettre l’installation du Conseil supérieur de la magistrature avant la fin de l’année 2021, conformément aux dispositions de l’article 224 de la constitution ».

Akli Ouali

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