Skikda

150 commerçants s’opposent à leur expulsion à azzaba

15 Sep 2021
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Dans une pétition adressée au wali,dont des copies ont été adressées au chef de daïra, au P/APC et à la presse, et qui a été signée par 150 commerçants,ceux-ci sollicitent une intervention urgente prenant en compte leur opposition à la décision de justice notifiée en date du 14/12/2019, délivrée par la Chambre Commerciale de la Cour de cassation d’Azzaba en faveur de la Société Industrielle des Produits et Matières Textiles par abréviation (Sibartex), décision obligeant ces commerçants de quitter l'entrepôt d'une superficie de 1.954 m2 et situé dans la commune d'Azzaba, avec obligation de libérer le terrain adjacent à l'entrepôt, de 296,50 m2. Les commerçants opposants ont été surpris par la tentative d'exécution de cette décision car, d’une part, ils ne sont pas concernés par le litige, et d’autre part, le terrain qu’ils occupent et exploitent appartient aux biens communaux avec des plans architecturaux et documents à l’appui. Ces commerçants ont indiqué : « Nous considérons que nous sommes propriétaires du terrain qui est composé de commerces d'une superficie totale de 2.000 m2et situé entre deux rues, celle du 1er novembre 1954 d'un côté et celle de Mohamed Boudiaf de l'autre, où se trouve la Société des Produits et matières Textiles Sibartex, puisque nous utilisons ce terrain en litige depuis plus de 10 ans de façon permanente  sans interruption, de manière ouverte et sereine, et les plaignants en seront témoins si la première responsable de la wilaya venait à mener une enquête ».Ils ont enchainé en disant : « Sibartex avait auparavant déposé une plainte contre plusieurs commerçants et le jugement nous a été favorable »,ajoutant : « Nous informons Mme le wali que les propriétaires des commerces ont été transférés sur la parcelle litigieuse par la municipalité après l'incendie qui s'est déclaré dans leurs commerces situés en plein Centre-ville, dont l’assiette était un ancien parc. Le terrain litigieux et attenant à l'entrepôt Sibartex n'est pas la propriété de la ladite société. Les limites sont clairement définies et séparent nos magasins à travers un mur le long de la parcelle de terrain. Cette clôture de séparation était la propriété de l'ancienne usine textile avant qu'elle soit transformée en complexe commercial. Nous avons tous les documents qui prouvent que la parcelle n'appartient pas à Sibartex et que nous sommes séparés par un mur sur toute ladite assiette ». Les concernés ont ajouté : « Quant au terrain qui est en cours d'expropriation, il n'appartient pas à Sibartex qui cherche à s’en emparer en essayant de duper l'opinion publique et en induisant le tribunal en erreur ».Les commerçants ont tenu à donner plus d’explications sur ce sujet : « Sur la base d'une ordonnance de nomination d'un rapport judiciaire pour l'inspection émise par le Président de la Cour le 22/08/2021 arrangement numéro 620/21, Maître Hellal Mouna, huissier de justice, a procédé à une inspection du terrain et a prouvé l'état des magasins sur lesquels il y a une copie d'un contrôle sur ordre. Depuis, les travailleurs ont eu la possibilité soit de rester dans l'entreprise en tant qu'actionnaires, soit de renoncer et de vendre leurs actions. De nombreux employés ont préféré rester propriétaires d'actions de la société anonyme Sibartex. Ils n'ont pas vendu leurs actions etilssont associés dans ladite société depuis le 14/06/1998 à ce jour, puisque depuis cette date, les droits des travailleurs n'ont pas été réglés sur le taux d'intérêt. Il y a lieu de rappeler que le CIBA, ancienne dénomination, exportait ses produits vers tous les pays africains et il a été abandonné malgré le fait que la loi y a renoncé dans le cadre de la Cession de propriété de l'Etat, imposant à ceux qui en ont la charge de ne pas changer leur activité initiale, mais ils ont transformé l’usine de textile à un centre commercial et toutes les machines ont été abandonnées et vendues à prix réduit. Or, les responsables de l'usine textile Sibartex tentent de tromper les autorités locales, exécutives et judiciaires pour s'emparer du terrain ». « Pour ces raisons, ont-ils dit, nous sollicitons les responsables concernés d'intervenir dans un proche avenir afin de régler notre situation ». « Dans l'attente de votre intervention rapide, Madame le wali, nous vous informons qu'il existe plus de 150 boutiques et que chacune prévoit un ou deux postes de travail. Avec le confinement dans le pays en raison de l'épidémie du Covid-19 et la détérioration des conditions économiques dans le monde et pas seulement dans notre pays bien-aimé, en plus du coût élevé de la vie et de la situation sécuritaire instable à l'extérieur de nos frontières, nous demandons à votre Honneur d'intervenir dans un proche avenir pour résoudre notre situation qui est très compliquée », ont-ils conclu.

Imed Moues

 

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