Azzaba

Le commerce informel envahit le Centre-ville

19 Sep 2021
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L’occupation de tous les recoins et même d’une grande partie de la chaussée du Centre-ville par des centaines de camelots pourrait susciter l’attention de la clientèle mais elle est invivable pour les riverains qui n’arrivent plus à rentrer ou à sortir de chez eux. Débarrassés pendant des mois du phénomène du commerce illicite, les habitants d’Azzaba renouent avec les étalages anarchiques de marchandises et le spectacle désolant de ces trottoirs inaccessibles aux piétons. Les parties de cache-cache qui s’ensuivent s’accompagnent souvent par la saisie des marchandises exposées sur les caisses empilées les unes sur les autres en guise de tables ou étalées à même le sol. Les plus téméraires d’entre les vendeurs à la sauvette, des jeunes désœuvrés venus pour la plupart des communes avoisinantes, tentent de résister à cor et à cri aux policiers qui leur confisquent sans ménagement leurs produits. Certains d’entre eux, plus agiles ou mieux expérimentés, réussissent parfois à se soustraire à l’intervention des services de l’ordre et à prendre la fuite, emportant avec eux les produits qu’ils proposaient à la vente. Parfois, les marchands ambulants de fruits et légumes n’ont, quant à eux, aucune chance d’échapper au quadrillage des agents de police. Et on en est là à constater que les chaussées, les trottoirs et les squares de la ville sont toujours livrés à la merci du commerce de rue, au grand dam des vrais commerçants qui sont les premiers à dénoncer cette situation désolante. Cela n’empêche pourtant pas de reconnaître que les marchands ambulants qui squattent les rues et occupent le domaine public peuvent être considérés comme de véritables acteurs de la vie économique de la ville. À ce titre et au lieu de les réprimer et de tenter de les évincer, il faudra étudier la meilleure manière possible de les intégrer dans le circuit commercial légal, en les canalisant et en leur aménageant des espaces dynamiques où ils pourront activer en contrepartie des redevances de location. Or, la faiblesse de l’engagement des autorités dans ce domaine et les habitudes de consommation fortement attachées à l’achat dans la rue pourraient faire échouer l’expérience.

Imed Moues

 

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