Complexes touristiques publics

Des promotions pour sauver la saison

01 Aoû 2017
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Le taux d’occupation au niveau des complexes touristique était entre 60 % et 70% au mois de juillet. Les complexes touristiques relevant du groupe hôtellerie, tourisme et thermalisme (groupe-HTT) ont lancé une série de promotions dans l’objectif d’attirer plus d’estivants en haute saison. L’hôtel Mazafran de Zeralda propose un pack de 4 nuitées, chambre double en demi-pension à 30 000 DA. A l’hôtel Zianides de Tlemcen, pour 39 900 DA, un couple pourra séjourner une semaine en demi-pension et la même promotion disponible à l’hôtel Hamadites de Béjaïa. L’hôtel les Andalouses d’Oran, géré par le même groupe, a affiché une promotion à 6950DA la nuitée pour deux personnes et en demi-pension. Le complexe Matares de Tipaza, a lancé quant à lui, il y a quelques jours, une promotion au profit des vacanciers proposant une chambre double en demi-pension à 5600 DA la nuitée. Le taux d’occupation au niveau des complexes était entre 60 % et 70% au mois de juillet. Contacté par Maghreb Emergent, le responsable de l’hébergement au Matares a indiqué que « le taux de réservation a atteint les 65%. Le complexe prévoit d’atteindre un taux de 90% après l’annonce des résultats du bac, surtout qu’il est concerné par l’offre promotionnelle aux bacheliers, lancée par le Groupe HTT. » Geste symbolique selon l’APOCE Pour l’association pour la protection des consommateurs (APOCE), « c’est un bon geste symbolique de la part des complexes publics ». Toutefois, «  les prix restent élevés par rapport aux services proposés, surtout que le pouvoir d’achat des citoyens est en baisse. Cela va encourager et promouvoir le tourisme national et permettre aux familles à revenu modeste de passer leurs vacances dans le pays », a déclaré Mustapha Zebdi, président de l’association. Il a aussi fustigé « l’indisponibilité des infrastructures qui ne suffisent pas pour accueillir la demande nationale ». Ce n’est pas tout, M. Zebdi a souligné « la mauvaise gestion des établissements publics », mais aussi la manière catastrophique dont  sont gérées les plages à travers tout le littoral algérien. Des actions dépassées Est-ce une opération désespérée pour stopper « l’exode » des Algériens chaque été vers le voisin de l’Est ? Pour l’expert en tourisme, Saïd Boukhlifa, cette réduction des tarifs « est à l’image d’un programme pédagogique dépassé et obsolète». Ce que le touriste cherche c’est les services, de l’animation et un cadre touristique professionnel. « Le tourisme demeure un secteur orphelin des pouvoirs publics, voire à l’abandon », poursuit-il. Il y a « trop de retard accumulé et difficilement rattrapable », dira-t-il encore. Les déchets ménagers et industriels  déversés dans les plages et les lieux de détente sont une autre tare qui ternit l’image du tourisme en Algérie. Les appels au secours de ce secteur, qui devrait être stratégique, sont nombreux, mais les actions des pouvoirs publics sont infimes, voire sans effet.

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