France

Le système de soins à l’égard des migrants décrié

18 Oct 2017
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Le système de prise en charge en matière de soins en direction des migrants en France, a été décrié lundi dernier par le Conseil consultatif national d’éthique (CCNE) qui a relevé la précarité à l’égard de l’accès aux soins. Dans son avis n 127, rendu public ce même jour, le CCNE a indiqué que ces personnes, qui ont décidé de quitter leur pays, séjournent sur le sol  français pour des durées très inégales et sont en précarité à l’égard de l’accès aux soins. Majoritairement, ces personnes se rendent invisibles pour n’être pas reconduites à la frontière et placent au second plan leurs difficultés de  santé par rapport à leur projet migratoire, ce qui pose des questions de  santé publique non résolues, a expliqué le CCNE, relevant que les structures d’offre de soins (en particulier les hôpitaux) sont peu organisées pour aller au-devant d’elles, ce que font en revanche, les associations humanitaires sans soutien manifeste de l’Etat. Le conseil reconnaît, dans ce contexte, qu’il est difficile aujourd’hui de mesurer à la fois les effectifs présents et les flux d’entrée et de sortie de migrants, mais tout semble cependant indiquer que leur nombre n’excède pas 0,5 % de la population générale en France, pour affirmer qu’ils ne constituent nullement une menace, ni sur le système de soins, ni sur notre organisation sociale. Il note, en outre, que l’appréciation de +bonne santé physique corporelle+ ne peut dissimuler cependant des réalités difficiles, en particulier dans le domaine de la santé mentale et des violences faites, y compris en France, aux femmes et aux mineurs isolés. L’avis du CCNE déplore par ailleurs qu’avant l’accueil des migrants en centres d’accueil et d’orientation (CAO), les conditions d’existence prolongées pendant lesquelles le respect des règles les plus élémentaires d’hygiène n’étaient pas suffisamment assurées. Il n’existe pas de réel suivi de la santé des migrants, souvent en difficulté pour communiquer avec les acteurs médicaux, soutient-il, indiquant que la mise en œuvre de l’aide médicale d’Etat (AME), qui ne représente qu’une  charge minime dans le budget de la santé, pose divers problèmes liés à des contraintes de procédure irréelles et inefficaces. Dans ce sens, le CCNE recommande de donner une priorité au respect de la dignité des personnes, ce qui se mesure à la manière concrète dont la vie matérielle de chacun est assurée, et l’équité dans l’accès aux soins et dans l’accès au bien-être physique, mental et social. En réaction à l’avis du CCNE, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a souligné que cet avis ne tient pas compte des efforts importants déployés depuis cet été pour améliorer les conditions de santé des migrants dans les Hauts-de-France, indiquant dans un communiqué qu’en matière d’accès aux soins, l’action de l’Etat a été nettement renforcée.

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