Communication

Le dialogue est le moteur de la dynamique

21 Oct 2017
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Le dialogue constitue le moteur de la dynamique sociale susceptible d’asseoir les bases d’un débat fructueux et responsable, a estimé, mercredi passé à Khémis Miliana (Aïn Defla), l’expert et ex-ministre chargé des statistiques et la prospective, Bachir Msitfa. Intervenant à l’ouverture d’un colloque international dont l’intitulé est la culture du dialogue et la problématique de la communication au sein de la société, M. Msitfa a observé que la faiblesse des liens sociaux à cause de l’absence de dialogue influe négativement sur le bon fonctionnement de la société, la rendant vulnérable à n’importe quel courant. Certes, la crise vécue actuellement par le pays est principalement d’essence économique et financière, mais la faiblesse du capital social (la solidité des liens entre les différentes forces sociales) a exacerbé les choses, compromettant d’avantage les chances de relever un certain nombre de défis d’ici à l’horizon 2013, a-t-il soutenu. Il a estimé que les entreprises économiques ne doivent pas être uniquement productrices de richesses, mais doivent inciter au dialogue et à l’échange de points de vue en leur sein, observant que le dialogue et la communication doivent être intimement liés. Il a souligné que le dialogue ne doit pas se limiter au partage des connaissances mais doit inclure le partage des visions et des idées, regrettant que l’opinion publique soit créée au niveau de centres géographiques et non territoriaux. Pour lui, parler d’avenir sans évoquer des sujets tels les énergies renouvelables, le gaz de schiste, le système éducatif et culturel, serait inconcevable, mettant en évidence l’importance du dialogue et du débat dans le traitement de ces sujets. Selon lui, l’université constitue l’espace par excellence d’un tel dialogue, notant que celui-ci peut se faire à travers trois instruments, en l’occurrence les carrefours de réflexion, les salons de réflexion et les concours. Déplorant que le dialogue soit absent au sein même de la structure familiale, Larbi Farouk de l’université Alger 3 a pour sa part, soutenu que le dialogue est en mesure d’asseoir la sécurité sociale et politique. «N’ayant pas été habitué à dialoguer au sein de sa famille à cause du caractère hermétique de cette dernière, l’individu qui y a vécu se renferme d’avantage sur lui, devenant solitaire car ne pouvant tisser des relations avec les autres membres de la société», a-t-il appuyé. Au cours d’une communication intitulée les fondements du dialogue des civilisations en Islam, Mohamed Djaârir de l’université de Chlef a, de son côté, noté qu’en dépit du fait qu’il existât depuis longtemps en tant qu’organisation, le dialogue des civilisations constitue pour d’aucuns un concept nouveau. Selon lui, le dialogue des civilisations est une nécessité imposée par le souci de «mettre un terme à l’inertie des relations humaines à l’échelle mondiale», faisant remarquer que le dialogue préconisé par l’Islam est celui qui bannit les arrières-pensées et les images stéréotypées. Il a mis l’accent sur le fait que depuis son avènement, l’Islam incite au dialogue avec les gens quoi ne partagent pas les mêmes croyances, observant que ce dialogue, qui doit s’éloigner de toute forme d’exclusion et de mépris, doit être empreint de neutralité. Pour sa part, le directeur de l’Université de la formation continue (UFC) de Khémis Miliana (l’instance organisatrice du colloque), Yahiaoui Saïd, a indiqué que l’organisation de cette manifestation scientifique a été motivée par un certain nombre de comportements sociaux qui dénotent d’une absence totale de la culture du dialogue. Observant que bien de difficultés auraient été levées s’il y avait un climat empreint de dialogue et de sérénité au sein de la société, il a mis l’accent sur la nécessité de combattre les visions figées qui empêchent la société d’aller de l’avant. Plus de 100 enseignants et chercheurs versés dans les sciences sociales et les lettres arabes venus de 35 universités du pays, auxquelles s’ajoutent six autres de l’étranger, prennent part à ce colloque de deux jours organisé par l’Université de la formation continue de Khémis Miliana.

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