Organisation Solidarité Humanité Internationale (OSHI) 

La mission SOLI-COV 8 et le développement des zones d’ombre 

27 Mai 2021
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Au fil des 14 derniers mois de lutte et de combat contre l’épidémie de la COVID-19, l’Algérie a vu l’émergence d’actions et de mouvements de solidarité sans précédent. Des initiatives qui ont dépassé, et de loin, les frontières de notre pays, et ce,  grâce aux efforts consentis des femmes et des hommes de l’Organisation Solidarité Humanité Internationale (OSHI), à travers 7 missions « SOLI-COV », et qui sont aujourd’hui en phase de préparer une 8e mission qui touchera en grande partie le thème des zones d’ombre. Les missions SOLI-COV (solidarité pour la riposte à la COVID-19) de L’OSHI sont effectivement une riposte pour contribuer à l’effort de guerre contre la propagation de ce mal qui frappe l’Algérie et le reste du monde depuis près de 2 ans. Une riposte qui a débuté en mars 2020 et qui a fédéré la diaspora Algérienne en France autour de l’Organisation Solidarité Humanité Internationale qui, depuis, ne cesse d’apporter son aide et son soutien à la mère patrie. Une aide sous forme de fournitures médicales, d’équipements de réanimation et de médicaments. Une aide qui, au fil de 7 opérations, ne cesse de muer en des alternatives, des idées et des projets concrets et durables, sur les court, moyen et long termes. « Nous avons commencé dès le début du confinement en mars 2020, avec l’instauration du confinement sanitaire en Algérie. Avec la pénurie de bavettes et de produits désinfectants, notre première action consista à en envoyer au pays », nous explique la secrétaire générale de l’Organisation Solidarité Humanité Internationale, Mme. Kouissi Meriem. Aujourd’hui, l’ONG OSHI prépare une 8e mission SOLI-COV, plus ambitieuse que les précédentes étant donné qu’elle s’agit de 04 opérations. Des opérations au terme desquelles les CHU d’Algérie seront renforcés de 420 lits de réanimations entièrement médicalisés et opérationnels, des classes d’écoles à Djanet et des puits d’eau à Timimoun dans le Sud de l’Algérie. De nouvelles initiatives qui marquent un tournant et un plus profond engagement de la diaspora algérienne, portées par l’ONG OSHI. Mais avant d’aller plus loin, il faut d’abord savoir qui sont les femmes et les hommes qui ont donné lieu à l’ONG OSHI. « Au fait, tout a commencé avec M. Naghmouche Athmane Chazil qui est le fondateur et le président d’OSHI, en 2014. Motivé par les événements qui ont touché sa vie dont le décès de sa sœur à l’Age de 13 ans et celui de sa belle-sœur d’un cancer car prise en charge tardivement par manque de moyens, mais aussi affecté par le décès de son père, et enfin, un grave accident de la route, il a décidé d’agir », nous explique Mme. Kouissi. « Je réalise que j’étais loin d’être le seul à subir cet état de fait. Et même s’il était trop tard pour moi, il reste des centaines, que dis-je, des milliers d’Algériens et d’étrangers, désavantagés et sans ressources, qui subissent les mêmes maux et bien pire. Cette tragédie personnelle est à l’origine de la genèse de l’association « le jeune Libre », créée en 2014 », nous explique M. Naghmouche qui est devenu un fervent activiste international et défenseur des droits de la diaspora. À partir de ce moment, le mot d’ordre de cette initiative qui a vu le jour en 2014 était : « Plus jamais ça ». Plus de maux, de marginalisation et de laissés-pour-compte. Pour cause, entre 2014 et 2021, l’association « le jeune libre » qui muera en Organisation non gouvernementale « Organisation Solidarité Humanité Internationale » a traité 1843 dossiers (avec le traitement de dossiers extrêmement complexes), aidant des étrangers pour obtenir des traitements médicaux, des soins, un accompagnement administratif mais aussi du respect, et cela à travers des centaines de permanences administratives. 

  1. Naghmouche a également mis en lumière, auprès des autorités Algériennes, un problème et pas des moindres, celui de la mauvaise lecture de la convention entre la France et l’Algérie en ce qui concerne les accords de la CNAS et de l’assurance maladie en France. 

En 2016, il fut découvert tout un dossier qui fut monté et présenté en 2018, et qui est à présent entre les mains des autorités Algériennes et diplomatiques pour aménagement. « Depuis sa création en 2014, l’association n’a jamais bénéficié de subventions ni d’attributions gratuites de locaux, nous nous sommes toujours débrouillés seul à l’aide des dons collectés auprès de nos réseaux et de la diaspora », nous précise M. Naghmouche. Ce ne sont là que des données factuelles concernant les dossiers traités, mais sur le plan humanitaire, OSHI est un plier solide sur lequel les ressortissants étrangers peuvent s’appuyer en toute circonstance.  Apolitique et n’émettant aucune distinction raciale ou religieuse, OSHI offre, littéralement, un accompagnement aux malades venus de Pays étrangers, notamment les pays d’Afrique et du tiers-monde. Elle offre des accompagnements et une assistance juridique aux étrangers en France, assurés par des professionnels et des bénévoles. Même si la majorité des membres d’OSHI sont des Algériens ou d’origine algérienne, le principe qui a donné lieu à la naissance, à l’évolution et à l’épanouissement de cette ONG est inaliénable : « Aider les gens dans le besoin, qui qu’ils soient et d’où qu’ils viennent, et ce, sans distinction et sans discrimination aucune ». C’est l’esprit OSHI. 

Un esprit porté par des centaines de bénévoles, des femmes et des hommes qui contribuent à la lutte de l’Algérie contre l’épidémie de la COVI-19 dès le jour J. 

« Depuis 14 mois, l’État ne ménage pas ses efforts pour contenir l’épidémie, et à notre niveau, à l’instar de la société civile, nous apportons notre contribution à travers les missions SOLI-COV. Nous travaillions en étroite collaboration avec M. Abderrahmane Benbouzid, le ministre de la Santé, M. Mohamed Charfi, le président de l'ANIE, sans oublier M. Nazih Berramdane, conseiller auprès du président de la République chargé du mouvement associatif. Le concours précieux de l’ambassade d’Algérie en France a été un facteur décisif dans la réussite de la 6e mission SOLI-COV ainsi que la 7e, où nous avons acheminé des tonnes de matériel médical vers les CHU et hôpitaux d’Algérie », nous explique M. Naghmouche.  Cette collaboration a permis de créer une passerelle avec la mère patrie alors que les frontières étaient fermées, et que le matériel médical fut extrêmement compliqué à acheter en France et en Europe dans le but de le faire acheminer en Algérie, Entre janvier et début février 2021, en un temps record de 45 jours, l’aménagement et l’installation complète d’une unité de prise en charge de malades COVID-19 au niveau d’Ain Benian dans la ville d’Alger a vu le jour. Aujourd’hui, l’Algérie est en phase de maîtriser l’épidémie, notamment avec la reprise des acheminements des vaccins contre la COVID-19. D’où la pertinence de cette 8e mission SOLI-COV qui implique 4 projets d’envergure.  Le premier projet, dont le budget est estimé à 294.000 Euros et dont la réalisation se fera graduellement au cours des 2 ans à venir, consiste en le renforcement des services de réanimation des CHU d’Algérie avec 420 lits de réanimation entièrement médicalisés et opérationnels. Cette opération verra une évolution, mais aussi une plus profonde implication de l’ONG OSHI dans le développement et l’action sociale au niveau du territoire national, et ce, comme indiqué par le choix des trois autres projets. Ainsi, OSHI va financer la construction de 4 classes d’écoles multi-niveaux dans la région de Tilimkoun dans la wilaya de Djanet, et ce, avec la collaboration de l’association « Chich Dir El Khir ». Toujours dans le Sud de l’Algérie, OSHI fera creuser une série de puits d’eau dans la région de Tilouline, dans la wilaya d’Adrar. Dans la wilaya de Souk Ahras à l’Est du Pays, OSHI compte construire une salle de prière et une école Coranique « Zaouia » dans la région de Saf El Ouiden. Ce sont là 03 projets qui correspondent aux principes du programme de développement des zones d’ombre en Algérie. Une initiative nationale que soutient aujourd’hui la diaspora algérienne, et ce, par le biais de l’ONG OSHI. « Chacune de nos opérations est le fruit d’une étude rigoureuse et pratique des demandes, besoins et nécessités que nous étudions sur le terrain. On envoie des équipes, on rencontre les habitants des régions et on étudie les options viables pour les projets à programmer. Et pour cela, nous avons besoin du concours des associations civiles algériennes, d’où l’importance vitale de nos partenariats, et ce, pour la viabilité même des projets sur les court, moyen et long termes. D’ailleurs, d’ici la fin du mois de juin et dans le cadre des projets portants sur les zones d’ombre, nous allons signer une convention avec le président de Scouts musulmans algériens, M. HAMZAOUI. Leur aide et celle du ministère de la Jeunesse et des Sports seront déterminantes dans les futurs projets que nous allons entreprendre ensemble, notamment dans le contexte du développement des zones d’ombre », nous explique la secrétaire générale de l’Organisation Solidarité Humanité Internationale, Mme. Kouissi Meriem. Pour le succès de la mission SOLI-COV 8, l’ONG OSHI, aura besoin de 367.000 Euros. Collecte de dons a été lancée depuis peu, nous appelons aux dons des hommes, des femmes et des bénévoles pour qui, « même si l’Algérie est loin de leurs yeux, réside dans leur cœur ». 

Sadouki Soufiane  

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