JSK

Une saison à oublier au plus vite

19 Jui 2017
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La JSK  a disputé mercredi dernier son dernier match de la saison face au CRB au stade des Annassers. Une nouvelle saison d’achevée   qui s’est jouée  avec le spectre de la relégation qui l’avait sans cesse menacée. Il aurait fallu attendre la dernière sortie victorieuse  face à l’USMBA qui faisait suite à deux autres à Médéa et face à Relizane at-home pour s’en sortir. Les  canaris ont donc  sauvé leur peau dans les ultimes instants de la saison. Une saison achevée aux forceps qui est loin de ravir les fans qui leur  ont été d’un grand apport. Pour finalement célébrer le maintien. «  J’ai du mal à croire mes yeux et mes oreilles en voyant de jeunes fans défiler après la victoire face à Bel-Abbès dans un match qui sentait la combine. J’avais honte de moi et de tous ceux qui aiment profondément la JSK. Honte de voir où l’on est arrivé, nous qui avions, par le passé toujours, célébré des titres et non la relégation », nous dira Da Ahcène un vieux fan qui déplorait cette image pathétique offerte par les jeunes. Les canaris ont offert cette saison une image des plus hideuse et des plus insipides comme le furent d’ailleurs la plus part de toutes leurs sorties qui se sont concrétisées par 8 victoires, 14 nuls et 08 défaites pour un total de 38 points. Des sorties où l’attaque était plus souvent en panne que réaliste avec seulement 20 buts de réalisés, soit la plus faible attaque derrière celle de l’USMH qui a totalisé 15 réalisations. Une nouvelle saison synonyme d’échec pour la direction du club qui, toute honte bue, se dit avoir tenu la promesse et réalisé la prouesse  de maintenir l’équipe parmi l’élite. Si bien que les fans ne savent plus s’il faudrait en rire ou en pleurer.   Mieux, au lieu de reconnaître ses erreurs de gestion le président de cette équipe, et sans sourciller, s’en est allé à trouver des excuses  chez l’arbitrage  qui a eu aussi à maintes reprises à fermer les yeux sur des fautes  sur l’adversaire  qui auraient eu pour conséquences une  défaite,  et ... surtout chez un parti politique local qui a déstabilisé, selon son propos, l’équipe alors qu’il tente de négocier avec le plus grand militant de ce parti sur l’avenir du club. Comme quoi lorsque le ridicule ne tue pas on peut se permettre toutes les assertions que l’on veut. Une saison  qui ressemble à  vrai dire à toutes celles qui viennent de s’achever depuis une décennie. Et ce même si l’année dernière  la JSK avait fini sur le podium,  mais après une phase aller des plus éprouvantes pour les fans. Une dizaine d’années que  l’équipe végète dans le ventre mou du classement. Elle qui entre-temps n’avait réussi à accrocher qu’un seul trophée, celui de la coupe d’Algérie remporté suite à une bévue du gardien Doukha de l’USMH. 10 années de disette en matière, de titre elle la détentrice du record avec 14 titres remportés pour la plupart du temps du jumbo-jet dont l’histoire voudrait être effacée d’un revers de la main par le président actuel. Si bien que pour lui l’histoire de la JSK a commencé depuis sa prise en main de l’équipe en 1994. Tout ce qui est antérieur à cette année là n’a pas de valeur à ses yeux, tant titres, joueurs qu’entraîneurs qui ont fait la grandeur de la JSK.  Une grandeur faite dans la stabilité et la sérénité. Une stabilité qui le dérangeait d’ailleurs. N’est ce pas lui en tant que président de section qui avait tout fait pour faire exploser l’équipe à la veille du dernier trophée continental des champions remporté face au Nkana Reds Devils de Zambie ? Alors que depuis son avènement, c’est une cinquantaine de coaches et plus de 300 joueurs qui ont défilé dans le vestiaire kabyles. La meilleure illustration de  cette  gabegie et surtout cette frénésie à vouloir changer à bout de champ en est cette équipe de 2010 sous l’ère du coach Suisse Alain Geiger l’ancien défenseur des verts de Saint-Etienne. Une équipe qui avait de l’allure et offrait du beau jeu. Une équipe qui est allée en ½ finale de la ligue des champions battue par le futur vainqueur le TP Mazembé. Et ce   après avoir terrassé les clubs les plus huppés en ce moment en Egypte   le Ahly et Ismaili  dans la phase de poules. Alors que d’aucuns s’attendaient à voir cette équipe renforcée de deux ou trois éléments de qualité, ne voit-on pas ce président la faire exploser en forçant le coach à partir pour le remplacer par Belhout ? En fait, ce président  ne voyait pas d’un bon oeil cette stabilité et surtout l’aura et la sympathie gagnées par le coach Suisse qui commençait réellement à lui  faire de l’ombre en occupant tous les espaces médiatiques. Comme quoi stabilité ne rime pas avec Hanachi. Depuis, l’équipe  ne s’en est à chaque fois  tiré  que dans les ultimes instants de la saison. Et ce même si la saison dernière l’équipe, ayant eu un calendrier favorable face à des équipes qui n’étaient intéressées par aucun enjeu avait réussi à décrocher une place sur le podium qualificatif à la coupe de la CAF d’où elle est sortie sans panache. En effet, c’est après seulement deux tours passés face à des équipes inconnues  sur le continent comme cette équipe du CB Monrovia qui les avait même humiliés au match aller sur le score de 3-0, avant de remonter au match retour face à une équipe libérienne qui n’avait en fait que le niveau d’une équipe  de wilaya. Et enfin, de tomber une nouvelle fois sous les coups de boutoirs du TPMazembé qui pourtant n’est plus cette même équipe qui avait régné sur le football continental sans partage depuis quelques années. Cette année encore la saison des canaris avait été éprouvante pour les nerfs des fans ce qui a certainement généré en eux certaines maladies chroniques. Et dire qu’en début de saison, le président du club claironnait à qui voulait  l’entendre que son équipe allait jouer les premiers rôles pour avoir engagé les meilleurs joueurs. Et ce avant qu’il ne se ravise et porte la casquette de l’échec au manager Zafour d’avoir raté son recrutement comme si ce dernier avait eu le dernier mot dans les choix. Ainsi la rengaine est de retour avec une nouvelle fois des déclarations pompeuses de bâtir l’année prochaine  une grande équipe  avec un grand entraîneur exprimant ainsi, comme il a pour habitude de le faire son ingratitude aux deux cascadeurs Rahmouni et Moussouni qui étaient bien en place au MCSaida avant qu’ils ne laissent tout tomber pour sauver la JSK de leur cœur. Leur mission, ils l’ont accomplie malgré tous les coups orchestrés par  la cour de son Altesse.  Mais les deux hommes ont eu la reconnaissance des fans. D’ailleurs, les déclarations de leur président  à la fin de la rencontre face au CRB avaient sonné comme le  glas pour eux  «  Je ramènerai un grand entraîneur et ils seront ses adjoints » dira-t-il à leurs propos. Mieux il se montrera plus ingrat encore en déclarant «  s’ils (Rahmouni et Moussouni) ne veulent pas rester comme adjoints ils n’ont qu’à partir ». Voilà de quelle manière ce président remercie ceux qui lui ont permis de sauver la peau de la JSK et surtout la sienne, tant la  relégation aurait mal tourné pour lui.  Et dire que le duo Rahmouni Moussouni a eu le mérite de relever un défi de  sauver l’équipe mais aussi d’incorporer les jeunes du cru. Ce sont Mesbahi, auteur du but victorieux face à l’USMBA synonyme de maintien, de Guemroud auteur lui aussi de deux buts décisifs qui avaient valu six points à l’équipe en déplacement face au CAB et à l’OM, de Renai, Oukaci ou encore Tafni et Tizi-Bouali qui se sont ajoutés à Raieh et Aiboud. Soit les ¾ d’une équipe lancée dans le bain à un moment où aucun autre entraîneur n’aurait parié sur eux un millime. Des jeunes qui n’auront certainement plus la chance d’évoluer en équipe première avec ce recrutement massif annoncé. En fait, ces jeunes qui sont une valeur sure pour le devenir de l’équipe le sont moins en terme d’affaire, car ils ne rapporteront pas gros.  La meilleure illustration nous vient aussi de la dernière trouvaille du coach national Youcef Attal qui avait pourtant fait ses classes à la JSK avant qu’il ne soit renvoyé des U15. Et d’autres joueurs,  nombreux promus à un bel avenir, qui ont fini par  payer  les frais d’une politique « affariste » de la direction du club. Aussi, pour faire oublier cette saison des plus catastrophiques,  le président sort de sa manche l’arrivée de Rebrab,  comme principal bailleur de fonds, et surtout l’arrivée des dirigeants de l’Athlético de Madrid pour un partenariat de formation. Deux arrivées annoncées pour amuser pour un temps la galerie et lui faire oublier les déconvenues de cette saison, à oublier au plus vite.

Fawzi Ali 

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