Équipe nationale

Dérives à risques du président de la FAF

10 Sep 2017
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Gérer, c’est prévoir, dit-on De ce point de vue, le président de la Fédération algérienne de football semble s’éloigner d’une telle vertu. L’épisode actuel de la déconfiture de l’équipe nationale version Lucas Alcaraz, choix exclusif de Kheirdine Zetchi, l’indique assez.Dans une déclaration à la Radio nationale vendredi passé, et livrant sa lecture sur la situation de l’EN, le président de la FAF a pointé le superflu levant au passage quelques inopportunes controverses au détriment de la question de fond.Celle-ci ne peut être objectivement liée, au vu du parcours du technicien espagnol à la tête des deux sélections nationales, qu’au seul débat sur la qualification d’Alcaraz à la tête des verts. A ce niveau, le constat est implacable : en cinq matches officiels, l’ex-entraineur de Granada n’a réussi à engranger qu’une seule victoire, tirée par les cheveux face au Togo à Blida (1-0) en juin dernier. Le fait que ce fut le baptême du feu pour le tout nouveau coach national a constitué des circonstances atténuantes que nul ne pouvait contester. Mais plus à l’aise ensuite, avec la sélection des joueurs locaux engagée en CHAN, Alcaraz se casse les dents face à une équipe libyenne dont une grande partie de la composante se trouve en chômage footballistique en raison du conflit armé de la Libye. Au-delà du résultat catastrophique enregistré à l’aller à Constantine (1-2), médias et spécialistes, voire simples profanes ont relevé l’inconsistance inouïe du choix technico-tactique et un coaching déprimant du sélectionneur national. Ravalant son dépit, l’opinion sportive reporte ses espoirs sur l’équipe A, engagée dans la prestigieuse épreuve des éliminatoires du Mondial 2018. Quasiment éliminée d’entrée, à l’ombre d’un premier faux-pas, fatal dans ce groupe de la mort, enregistré face au Cameroun au stade Tchaker sous la conduite de l’éphémère Rajevac, l’EN entonnait déjà le chant du cygne au Nigéria où elle a subi une cuisante défaite (3-1). Héritant de la Zambie en double confrontation, Alcaraz commet d’entrée une erreur de communication stratégique en tentant de raviver une hypothétique lueur d’espoir de qualification. La suite est connue. Sur les deux rencontres, perdues toutes deux, le technicien espagnol s’est fait hara-kiri en se distinguant par un tâtonnement d’amateur dans ses choix tactiques, son coaching et son impuissance à contrer toute adversité. Pis, et si l’on donnait crédit à certaines indiscrétions de coulisses rapportées par des médias, l’homme ne semble même pas en mesure d’asseoir son autorité sur son groupe. Qu’aujourd’hui le président de la FAF vienne soutenir qu’ «Alcaraz reste au moins jusqu’à l’achèvement de la phase des éliminatoires», soit pour les deux matches face au Cameroun et au Nigéria, participe plus de l’esprit ‘’Taghenanet’’ d’un fait de prince que d’une démarche lucide tendant à mettre l’intérêt national avant tout. En évoquant la mise à la retraite forcée de quelques 4-5 éléments de l’EN, soit encore une quasi ossature, Zetchi rend d’abord un mauvais service à son entraîneur en masquant ses tares, et fait offense avérée aux héros d’hier. Vraisemblablement, la cure va toucher les Ghoulam, Taïder, Medjani et autres Bentaleb et Brahimi, peut-être suspectés de ne plus avoir ‘’de cœur’’. Dans sa perspective, à terme, Zetchi aurait gagné à exploiter les deux matches restants en insufflant du sang neuf à tous Au mieux remercier Alcaraz, au pire lui adjoindre un technicien national aux compétences et au charisme reconnus, et qui a un certain vécu en compétitions africaines, désormais la seule grande échéance pour les verts. Plus que tout, le patron du football national, auquel personne n’a demandé de  partir, devrait accorder plus d’audience au label local et aux débats contradictoires, l’EN étant une institution sacerdotale !

In Agérie1

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