Corruption

Les biens de Chakib Khelil sous séquestre

20 Avr 2013
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Les biens de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, ont été mis sous séquestre. Les services des domaines ont été chargés de s’opposer à toute vente ou cession de biens appartenant à Chakib Khelil et à son neveu, Mohamed Redha Hemche. Cité dans plusieurs affaires de corruption liées à Sonatrach, Chakib khelil était sur le point de vendre un luxieux duplex, situé sur les hauteurs d’Alger, et estimé à 340 millions de dinars (34 milliards de centimes). Les autorités judiciaires ont également découvert que Mohamed Hemche, ex-chef de cabinet de Mohamed Méziane, avait réussi à vendre un appartement tout aussi luxueux à la cité Chaâbani. Une première depuis que le nom de l’ancien ministre est au centre d’un énorme scandale ayant éclaboussé la firme pétrolière Sonatrach. Ce long feuilleton dont les acteurs principaux sont Chakib Khelil et Farid Bedjaoui n’a pas encore livré tous secrets. Et l’on se demande si vraiment un jour ses secrets seront percés tellement la justice tergiverse et tarde à prendre sérieusement les choses en main. Sinon comment expliquer que l’intéressé, lui-même, n’a  jamais été inquiété jetant de la sorte, l’opprobre sur la justice. C’est vrai que le président de la République s’est dit confiant en la justice algérienne et c’est vrai aussi que le procureur général d’Alger a affirmé que l’enquête suit son cours, mais force est de dire que l’opinion publique ne s’explique pas que l’ancien ministre de l’Energie circule librement. N’a-t-il pas débarqué à Oran puis embarqué à destination de l’Europe sans le moins du monde qu’il soit inquièté ? Mais, semble-t-il, la prise en charge de ce dossier par le DRS a donné un coup d’accélérateur à cette affaire. Même si Chakib Khelil est présumé innocent jusqu’à ce que la justice prouve sa culpabilité, il n’en demeure pas moins que la rue reste sceptique quant à d’éventuelles poursuites contre sa personne. Inévitablement la vox-populi s’interroge sur cette immunité dont bénéficie ce haut responsable alors que la moindre des mesures serait qu’il soit au moins interrogé par les services compétents sur ces scandales dont son nom est intimement lié. Le doute et la suspicion enveloppent cette affaire tant que la justice reste étrangement muette. Mais n’empêche, la mise sous séquestre est déjà un pas pour faire la lumière sur les énormes scandales qui ont porté atteinte à l’économie nationale. Il faut dire également que Chakib Khelil et Farid Bedjaoui ne cessent de narguer le pays à travers de déclarations inopportunes, notamment celles émanant de l’ancien ministre quand il déclare « je n’ai rien à voir avec ces scandales ». A la Justice de prouver donc le contraire.

Assem Madjid

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