L’INFORMATION A ÉTÉ RAPPORTÉE HIER PAR DES JOURNAUX FRANÇAIS

Bouteflika a quitté le Val de Grâce

22 Mai 2013
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Le président Abdelaziz Bouteflika a quitté hier l’hôpital français du Val de Grâce où il avait été admis le 27 avril pour un accident ischémique transitoire (AIT). L’information a été rapportée hier par plusieurs quotidiens français. Le président Bouteflika ne quittera pas pour autant la capitale française puisqu’il sera astreint à une période de convalescence dans un appartement à l’hôtel des Invalides qui appartient à l’armée française. On apprendra aussi à la lecture de ces journaux que le chef de l’Etat est hospitalisé pour la quatrième fois en France. Ce qui signifie que deux hospitalisations ont été tenues secrètes. Cette sortie d’hôpital, pour une période de convalescence dont la durée n’est pas déterminée va ainsi mettre certainement un terme aux informations contradictoires sur la santé du président Bouteflika, qui a fait cette semaine le miel de la presse nationale et internationale. La fin de l’hospitalisation du président Bouteflika coïncide aussi avec ce qui s’apparente à une sorte de contre offensive dans la communication officielle marquée jusque-là , il est bien vrai par une frilosité et des approximations qui sont pour beaucoup dans l’emballement de la rumeur. C’est ainsi qu’hier le président du Conseil de la nation, qui doit assurer l’intérim en cas de vacance du pouvoir, est monté au créneau pour dire que Abdelaziz Bouteflika “se porte bien”, appelant ceux qu’il a qualifiés de “prêcheurs du désespoir” à “laisser l’homme se reposer et revenir au pays pour poursuivre l’oeuvre de construction et d’édification”. Dans son allocution d’ouverture de la journée d’étude sur “le Conseil de la Nation: expérience et perspectives”, M. Bensalah qui a précisé que le Président était “en bonne santé, grâce à Dieu”, lui a souhaité “la guérison et un rapide retour au pays pour poursuivre le processus de réforme, de construction et d’édification”. Le président du Conseil de la Nation a, en outre, appelé ceux qu’il a qualifiés de “brailleurs” et de “prêcheurs du désespoir” à “laisser l’homme se reposer et revenir bientôt au pays pour poursuivre la construction et l’édification du pays”. Amara Benyounès, ministre de l’Environnement, qui n’est pourtant pas le plus indiqué pour la tache, s’est cru obligé d’apporter son grain de sel à cette contre –offensive. Sur France 24, il s’en est pris vertement aux auteurs des « rumeurs alarmantes « sur l’état de santé du président Bouteflika. « Ils ne sont pas capables de faire un coup d’état militaire, ils cherchent à lui faire un coup d’état médical pour le disqualifier de la course à l’élection de 2014 » a-t-il déclaré en ciblant indirectement les partis politiques qui ne cessent d’appeler à la mise en branle de l’article 88 de la constitution. La riposte ainsi orchestrée survient après la déclaration lundi du Premier ministre Abdelmalek Sella qui avait souligné en substance que « la maladie du président Bouteflika ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir » .Si la sortie du président de l’hôpital est de nature à mettre une sorte de bémol aux rumeurs sur son état de santé, en revanche les spéculations seront relancées inévitablement sur son avenir politique et sur l’incontournable question de la succession.

Omar Zekri

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