Risques

27 Jui 2016
1049 fois

Depuis les « émeutes de l’huile », Annaba n’a pas été le théâtre de violences aussi intenses, de saccage et de destruction de biens d’autrui comme cette nuit de samedi à dimanche. Le départ « départ de feu » eut lieu à la rue la plus commerçante de la ville où les troubles fomentés par les vendeurs de l’informel ont failli tourner à l’incendie d’une institution de l’Etat. Condamnables, ces actes le sont, à l’évidence. Mais, pour aller droit au but, ce qui s’est passé à la rue Gambetta est une des conséquences directes d’une politique laxiste, prônée et entretenue, par pratiquement tous les gouvernements, qui se sont succédé depuis la banqueroute des années 1980. Ceci, il va sans dire, avec pour objectif latent de préserver, autant que faire se peut, la paix sociale nécessaire au maintien du statu quo. En effet, le courage politique de trancher les dossiers épineux est le grand absent chez les pouvoirs publics qui affichent une sorte de résistance à vouloir chercher les solutions de fond aux problèmes auxquels est confrontée la société.  La gouvernance économique a montré ses limites et le nouveau modèle brandi par le gouvernement Sellal est le meilleur aveu d’échec. L’Algérie est passée par bien des épreuves, parfois douloureuses, sans pour autant tirer les enseignements qui s’imposent. La crise économique aidant, il urge de trouver les solutions idoines dans la construction d’une économie productrice qui donne la chance aux « agents » de l’informel de se convertir. L’intermittence entre le laxisme injustifié à l’endroit de l’informel et sa répression tous azimuts peut faire le lit de dérives graves dont le pays peut faire l’économie pour peu que les gouvernants décident de prendre le taureau par les cornes et apprennent à extirper le mal à la racine. En situation de crise, la récupération reprend toujours son droit de cité et peut nuire à la stabilité. Ce qui se passe sur la scène politique nationale montre que le risque est présent.      

Said Lamari   

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Plus dans cette catégorie : « Clandestinité Exclusion »

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85