Entre secteurs de santé publique et privé

Quelle option ?

08 Jan 2017
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Il y a quelque le temps  les femmes se rendaient à la banque de prêt sur gage pour y déposer leurs bijoux dans la perspective de l’achat soit d’un logement, un terrain, un local commercial, bref pour une dépense importante à laquelle cette réserve des ménages est provisoirement destinée. Aujourd’hui, on fait un emprunt pour…se soigner. Pour régler les sommes exorbitantes exigées dans les cliniques privées pour une opération, ou simplement des analyses comme les scanners, radios, IRM….Des examens dont les tarifs sont alignés sur ceux des centres d’imagerie et qui sont payés rubis sur ongle, amortis d’un taux de remboursement ridicule de la part de la Cnas. Certes, on a la possibilité de s’adresser au CHU, mais cela signifie s’inscrire sur les longues listes d’attente, patienter parfois pendant des mois, sauf bien sûr pour certaines spécialités où l’urgence d’une intervention est avérée. Est-il besoin de souligner que les prix pratiqués dans toutes les spécialités du secteur privé augmentent lentement mais surement, et que les simples auscultations dans un cabinet spécialisé sont fixées aujourd’hui à au moins 1. 500 dinars, à quelques exceptions près ? Sans compter les radios, les scanners qui vont avec, et qui sont facturés à part ? Aujourd’hui par exemple rares sont les dentistes chez qui on va pour un simple bilan, et qui, dès l’entrée, sans demander votre avis, ne vous fassent subir la fameuse radio 3D facturée dans les meilleurs des cas à 1500 dinars avant même que vous n’ayez parlé au praticien. C’est toujours ça de gagné. Les exemples sont légion, et le citoyen, las d’attendre la publication par le Ministère de tutelle des fameux barèmes uniformisés et étudiés pour toutes les prestations dans le secteur de la santé, a fini par ne plus y croire. Les pressions sont trop fortes pour leur concrétisation. Pourtant c’est, de l’avis de tous les patients entendus, le seul moyen de mettre fin aux dépassements outranciers dénoncés fréquemment par les malades qui doivent parfois se saigner aux quatre veines pour une simple intervention. « De mettre fin au commerce, aux abus de toutes sortes et de permettre de placer réellement la Santé au service de tous. »

Farida H.

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