Justice

Les trafiquants de cocaïne risquent gros

11 Jan 2017
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Le procureur de la République près le tribunal d’Annaba a requis, avant-hier, des lourdes peines à l’encontre de huit narcotrafiquants spécialisés dans la préparation et la commercialisation de la drogue dure, à savoir la cocaïne.Les membres de ce réseau à l’allure d’une véritable secte mafieuse, ont été interpellés en flagrant délit au courant du  mois de novembre dernier, à l’issue d’une longue enquête, caractérisée par des filatures et des écoutes téléphoniques. Beaucoup d’entre eux l’ont été arrêtés au niveau d’un appartement, sis  à la plaine Ouest. Outres des capsules de cocaïne et une quantité de kif traité, du matériel servant à la confection des emballages de la drogue, des armes blanches et des bombes lacrymogènes a été saisis lors de leur arrestation. Le clan des narcotrafiquants compte en son sein, un jeune homme rouquin, la quarantaine, objet d’un mandat d’arrêt international pour trafic de stupéfiants  lancé contre lui à partir du Kazakhstan, lieu où il a séjourné des années durant.  Dans le milieu, il est connu sous l’appellation du « Djinn » et possède un faux-taxi de service, utilisé dans les opérations de mouvement des stupéfiants (livraison et approvisionnement).  Un autre caïd du milieu des narcotrafiquants figurait également au sein de cette secte. Il s’agit d’un homme de 42 ans, expulsé d’Italie après 17 ans d’émigration pour le même motif. À la barre, ce dernier a nié avoir écoulé de la drogue, mais a reconnu qu’il est un consommateur. « Quotidiennement je consomme de la drogue pour une somme d’au moins 6 millions de centimes, car j’ai réussi à faire beaucoup d’argent lors de mon séjour en Italie. » A –t-il  devant la justice, dans une tentative d’échapper au délit de « trafiquant ».  Cette filière de narcotrafiquants qui opérait au niveau des infrastructures touristiques et des cités huppées, autrement dit dans un environnement de nababs, avait donné du fil à retordre pendant plusieurs mois durant, aux services de sécurité, rappelle-t-on. L’arrestation du  1ernarcotrafiquant, en flagrant délit de possession de 4 grammes de cocaïne, par les inspecteurs du 11eme arrondissement, au niveau du bidonville dominant la cité des Orangers (Plaine Ouest), allait entrainer la chute de « l’agglomération maffieuse ». Aux enquêteurs, le mis en cause n’avait pas tardé à divulguer l’identité du capo tentaculaire du groupe, qui sera a son tour neutralisé au centre-ville de Annaba en possession de 7 grammes de la même substance. Les cinq autres acolytes, des « vendeurs », seront identifiés au courant de l’enquête. Les enquêteurs pointent un doigt en direction du quartier Didouche Mourad (Ex Laurier Rose) au cœur d’Annaba, devenu le sanctuaire de la drogue dure. En effet, réceptacle de tous les maux de la société et négligé par ceux qui ont la charge de l’entretenir et de le sécuriser, ce  quartier s’enlaidit chaque jour un peu plus pour se forger une sinistre réputation de plaque tournante de trafics de stupéfiants. Aujourd’hui, il est devenu tout simplement une «cité-cage», polluée, sale, stressante et lugubre qui rend très agressifs la majorité des  locataires qui y « vivotent ». Par la force des choses, le kif traité et autres psychotropes sont devenus une drogue « douce » permise à toutes les catégories des habitants de cette cité. Une cité d’habitation, à laquelle on vient de greffer au grand jour des constructions illicites en dur, la faisant ressembler une mégapole mal habitée où les fléaux sociaux sont effarants. Un environnement qui a engendré, au désarroi des chefs de familles, un trafic de la drogue qui est passé de douce en dure et dont les parrains restent difficiles même à identifier, révèlent des enfants de ce quartier. 

B. Salah-Eddine

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