Le chef de cabinet de Djamal Ould Abbès sonne la charge

Le FLN ‘‘renoue’’ avec la crise

10 Jan 2017
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Finalement la trêve au FLN aura fait long feu. Trois mois après l’arrivée de Djamal Ould Abbès à la tête du  FLN, après un putsch maquillé en démission de Saâdani pour « raisons de santé », la crise est de retour. Elle a éclaté hier au grand jour, suite à la sortie tonitruante de Bachir Khaldoun, le chef de cabinet d’Ould Abbès. Ce dernier fait un procès en régle au successeur de Saâdani, lui reprochant « un comportement individualiste », le qualifiant d’ »irresponsable » et l’accusant de « semer le trouble ». Sur sa page Facebook, Bachir Khaldoun appelle par conséquent à la destitution du patron du FLN afin de mettre poursuit-il dans sa page à ses « dérives » Juste pour la petite histoire, à son arrivée à la tête du FLN des caciques du parti, dont des membres de la dissidence avait demandé à Ould Abbès de se séparer de Khaldoun , car représentant selon eux l’héritage de Saâdani. Il ne l’a pas fait arguant qu’il n’était pas venu au parti pour « faire la chasse aux sorcières » mais pour  éteindre les feux de la fitna interne. Ingratitude de la part de Bachir Khaldoun ? Affirmatif en apparence. Mais dans la réalité des faits le malaise est de retour au sein du FLN. Même en haut lieu, c’est-à-dire dans l’entourage du Président qui a nommé Ould Abbès à la tête du parti « on n’est pas content de son travail » nous a confié sous le sceau de l’anonymat un haut responsable. « Djamal Ould Abbas confond entre réconciliation et statut quo » ajoute notre interlocuteur. Trois mois après son intronisation, Ould Abbas n’est pas parvenu à réaliser cette réconciliation qui était son mot d’ordre. Mise à part le retour de quelques caciques, comme Ziari, comma Abada , Amar Tou, qui n’a pas un grand ancrage, les ténors ont refusé de rentrer dans les rangs sans la mise en place de quelques conditions. Entre autre : la mise en place d’une instance provisoire qui remplacerait les institutions issues du derniers congrès. La présidence reproche aussi à Ould Abbas d’avoir mal géré le cas Belkhadem qui reste, en dépit de sa disgrâce provisoire, une alternative. Cette crise qui explose au grand jour intervient au plus mauvais moment, car le parti est censé être aujourd’hui tout à la préparation des législatives. C’est une preuve difficile, car Ould Abbès aura également à gérer un autre héritage de Saâdani qui avait promis des sièges de députés. Parmi eux les porteurs de la « Chekkara » qui auraient même avancé de l’argent. Un véritable casse- tête pour Ould Abbès dont le rythme de travail est également contesté. Vu son âge, 83 ans « il n’a pas la disponibilité qu’il faut pour un responsable du premier parti du pays », susurre-t-on dans les coulisses du parti. Face à cette crise quelle alternative ? Nous croyons savoir qu’Ould Abbas a réuni hier en cabinet de crise, Amar Tou, El Hadi Khaldi, Abdelkrim Abada et Abdélaziz Ziari. Ce sont d’anciens caciques du parti qui n’ont pas de fonctions organiques mais qui composent une structure informelle, à savoir la commission stratégique de préparation des élections » De quoi ce conclave accouchera ? En tout état de cause, Ould Abbès se retrouve aujourd’hui dans la seringue. On se demande même si le président de la République n’a pas fait une erreur de casting. Sauf qu’il ne peut rien faire, vu la proximité des législatives. Ce sera certainement pour après.

H.Khélifi

Dernière modification le mardi, 10 janvier 2017 20:05
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