COURSE À LA PRÉSIDENTIELLE

Ouyahia et Belkhadem neutralisés

14 Oct 2013
37703 fois

Le mouvement dans le corps diplomatique, mis sous le coude par le président Bouteflika, verra-t-il enfin le jour ? La question, à tout le moins, est à poser au vu de certains indices fléchés dans ce sens. En particulier, le rappel de Smail Chergui, par le gouvernement algérien, pour prendre la place de Ramtane Lamamra comme Commissaire à la paix et la sécurité en Afrique. Son poste, désormais vaquant, serait dévolu à l’ex-ministre de l’Education, Boubekeur Benbouzid (voire notre édition d’hier). Mais ce qui relance l’intérêt des observateurs par rapport à ce mouvement, c’est le fait qu’il concerne, selon plusieurs sources, deux poids-lourds du paysage politique national : Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem. Tous deux ont assumé pendant de longues années la fonction de chef de Gouvernement et celle de patron des deux plus grands partis politique, le RND et le FLN, avant de quitter la scène politique, à la faveur des changements intervenus dans leur partis respectifs et le Gouvernement. Selon ces sources, l’expatron du RND serait nommé à la tête de l’ambassade d’Algérie à Washington, à la place d’Abdellah Baâli, un des plus dynamiques éléments de la machine diplomatique algérienne. Le choix de cette ambassade, sans doute la plus prestigieuse, est à la hauteur de la stature d’Ahmed Ouyahia qui a la stature d’homme d’Etat. Il a déjà fait un passage furtif par la diplomatie, comme ambassadeur au Mali, où il a été un des acteurs clé dans la gestion du conflit de l’Azawed. Il a aussi assumé plusieurs missions diplomatiques en représentant le chef de l’état sur des théâtres internationaux. Qui plus est Ahmed Ouyahia est aussi connu pour son tropisme anglo-saxon. Quant à son alter égo Abdelaziz Belkhadem, on dit, selon ces mêmes sources, qu’il rejoindra bientôt Djeddah, comma ambassadeur en Arabie Saoudite. Cette ambassade correspond parfaitement à son profil de crypto islamiste. Au mois de juillet, en pleine crise interne du FLN, il avait en effet émis un souhait dans ce sens, dans une interview au journal Echourouk. « Je n’ai aucune ambition politique, mon souhait est d’aller dans notre ambassade en Arabie Saoudite, répondra t-il à la question de savoir s’il briguait la présidentielle de 2014.Voeu accepté pour Belkhadem qui aura toute la latitude de « travailler » sa spiritualité. Si Belkhadem (à supposer qu’il ait changé d’avis entre temps), n’est pas homme à dire « non » au président Bouteflika, s’il a décidé de l’envoyer en Arabie Saoudite, Ouyahia fera-t-il preuve de la même obéissance ? La question est à poser, mais pour rappel, il avait un jour déclaré qu’il ne sera jamais dans l’opposition et qu’il restait toujours « un soldat au service de l’Algérie » Et par définition, un soldat n’a pas d’état d’âme et accepte sa mission sans rechigner. Mais pour l’un comme pour l’autre, leur éventuelle désignation comme ambassadeurs, n’est pas tout à fait dénuée de calculs politiques. Ne serait-ce pas une façon de les neutraliser d’avance de la course à la présidentielle ? Ces deux grandes pointures d’éliminées pour vraisemblablement ne pas faire de l’ombre à celui qui est pressenti pour le poste de vice président. Qui ?

 

Omar Zekri.

Évaluer cet élément
(1 Vote)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85