COURSE À LA PRÉSIDENTIELLE

Ouyahia et Belkhadem neutralisés

Publié dans À la une Lundi, 14 octobre 2013 10:18
Évaluer cet élément
(1 Vote)

Le mouvement dans le corps diplomatique, mis sous le coude par le président Bouteflika, verra-t-il enfin le jour ? La question, à tout le moins, est à poser au vu de certains indices fléchés dans ce sens. En particulier, le rappel de Smail Chergui, par le gouvernement algérien, pour prendre la place de Ramtane Lamamra comme Commissaire à la paix et la sécurité en Afrique. Son poste, désormais vaquant, serait dévolu à l’ex-ministre de l’Education, Boubekeur Benbouzid (voire notre édition d’hier). Mais ce qui relance l’intérêt des observateurs par rapport à ce mouvement, c’est le fait qu’il concerne, selon plusieurs sources, deux poids-lourds du paysage politique national : Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem. Tous deux ont assumé pendant de longues années la fonction de chef de Gouvernement et celle de patron des deux plus grands partis politique, le RND et le FLN, avant de quitter la scène politique, à la faveur des changements intervenus dans leur partis respectifs et le Gouvernement. Selon ces sources, l’expatron du RND serait nommé à la tête de l’ambassade d’Algérie à Washington, à la place d’Abdellah Baâli, un des plus dynamiques éléments de la machine diplomatique algérienne. Le choix de cette ambassade, sans doute la plus prestigieuse, est à la hauteur de la stature d’Ahmed Ouyahia qui a la stature d’homme d’Etat. Il a déjà fait un passage furtif par la diplomatie, comme ambassadeur au Mali, où il a été un des acteurs clé dans la gestion du conflit de l’Azawed. Il a aussi assumé plusieurs missions diplomatiques en représentant le chef de l’état sur des théâtres internationaux. Qui plus est Ahmed Ouyahia est aussi connu pour son tropisme anglo-saxon. Quant à son alter égo Abdelaziz Belkhadem, on dit, selon ces mêmes sources, qu’il rejoindra bientôt Djeddah, comma ambassadeur en Arabie Saoudite. Cette ambassade correspond parfaitement à son profil de crypto islamiste. Au mois de juillet, en pleine crise interne du FLN, il avait en effet émis un souhait dans ce sens, dans une interview au journal Echourouk. « Je n’ai aucune ambition politique, mon souhait est d’aller dans notre ambassade en Arabie Saoudite, répondra t-il à la question de savoir s’il briguait la présidentielle de 2014.Voeu accepté pour Belkhadem qui aura toute la latitude de « travailler » sa spiritualité. Si Belkhadem (à supposer qu’il ait changé d’avis entre temps), n’est pas homme à dire « non » au président Bouteflika, s’il a décidé de l’envoyer en Arabie Saoudite, Ouyahia fera-t-il preuve de la même obéissance ? La question est à poser, mais pour rappel, il avait un jour déclaré qu’il ne sera jamais dans l’opposition et qu’il restait toujours « un soldat au service de l’Algérie » Et par définition, un soldat n’a pas d’état d’âme et accepte sa mission sans rechigner. Mais pour l’un comme pour l’autre, leur éventuelle désignation comme ambassadeurs, n’est pas tout à fait dénuée de calculs politiques. Ne serait-ce pas une façon de les neutraliser d’avance de la course à la présidentielle ? Ces deux grandes pointures d’éliminées pour vraisemblablement ne pas faire de l’ombre à celui qui est pressenti pour le poste de vice président. Qui ?

 

Omar Zekri.

Lu 36878 fois

Commentaires   

Said Said
0 #1 Said Said 26-02-2016 19:32
Les deux poids lourds de notre paysage politique, en l'occurrence MM. Ahmed Ouyahia et A. Belkhadem, ont été, en effet, les conseillers les plus proches de notre président A.B durant tous ses mandats. Si pour A. Belkhadem a été écarté pendant les présidentielles du 4ème mandat, c'est au sujet de sa politique déguisée à l'endroit des islamistes. Séparé du parti FLN de force, et remplacé par A. Saâdani, puis récupéré pour services rendus, et (expédié) en fin de compte en tant qu'ambassadeur en Arabie Saoudite, A. Belkhadem est décidément neutralisé pour le gouvernement, à cause de son comportement vis-à-vis des islamistes. A propos enfin de notre ancien ENARC, la politique est dans ses veines. Sa remarque de soldat au service de l'Algérie, A. Ouyahia ne se détournera jamais de la politique actuelle de l'Algérie, et acceptera sa mission sans rechigner, et pour laquelle il est dévoué. Salutations !
Citer

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Caricature

Les plus lus

Commentaires

Qui sommes-nous ?

Quotidien indépendant d’information édité par la Eurl Hippone Edition et Communication au Capital de 1.000.000,00 DA.

Siège Social
Cité 240 lgts Plaine Ouest Annaba BP 893 RP Annaba.

  • Rédaction et Publicité :
    6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba
  • Tél : 038 86.07.11
  • Fax : 038 86.07.12
  • Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.