L’EST ALGÉRIEN FACE AUX RISQUES TERRORISTES LIBYENS ET TUNISIENS

Alerte rouge à nos frontières

19 Oct 2013
32169 fois

Jamais depuis l’indépendance de l’Algérie, la longue et poreuse frontière avec la Tunisie et la Libye, n’a été aussi alarmante. Les habitants de nos villes frontalières à ces deux pays, plus que jamais instables, ont toutes les raisons du monde de s’inquiéter face à une violence terroriste qui monte crescendo. La crainte est légitime de voir des groupes jihadistes venant de Libye et de Tunisie opérer des incursions sur le territoire national pour y semer la violence. Et ce ne sont pas des exemples qui manquent en l’occurrence. Ce week-end, l’armée algérienne a dû prêter main forte à son homologue tunisienne pour mettre hors d’état de nuire un dangereux groupe armé aux environs de la ville de Bejà dans l'ouest du pays ; c'est-àdire juste en face de l’est algérien. Selon les derniers bilans, plusieurs terroristes ont été tués et une quantité importante d'armes a été saisie lors d'une opération des forces se sécurité tunisiennes. Ce groupe a été à l’origine de la mort de deux gendarmes jeudi a confirmé, hier, le ministère tunisien de l'Intérieur. Le porteparole du ministère, Mohamed Ali Aroui, a certes confirmé que «plusieurs terroristes ont été tués», mais précise que «l’opération est toujours en cours». La même source souligne que le chef du principal groupe islamiste armé de Tunisie «Ansar Achariaa», Abou Iyadh, ainsi que les tueurs présumés des deux opposants Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, se sont tous rendus dans ce massif montagneux. Voilà une bien mauvaise nouvelle pour l’Algérie dont l’armée est tenue d’être sur le pied de guerre pour surveiller ce dangereux groupe qui pourrait être tenté d’enjamber la frontière. La leçon de Tiguentourine Des sources concordantes révèlent ainsi que l’aviation de l’ANP a participé activement à la neutralisation du groupe terroriste tunisien en bombardant ses positions pour éviter qu’il ne se replie sur le sol algérien. Ceci côté Tunisie. Côté Libye, la frontière algérienne qui s’étend sur plus de 800 km au sud-est est aussi un sérieux motif d’inquiétudes notamment à El Oued et Illizi. I l y a lieu de se rappeler le fameux kidnapping du wali d’Illizi en 2011 par un commando libyen qui avait traversé la frontière et le chemin inverse sans coup férir en 2011. Il y a eu évidemment l’attaque du complexe pétrogazier de Tiguentourine qui avait fait, l’année dernière, plus de 60 morts. Cette incursion terroriste multinationale sur le territoire national est la plus importante depuis la guerre des sables en 1963. Venus de Libye, ces dizaines de terroristes munis d’armes de guerres ont réussi à s’emparer d’un complexe stratégique de Sonatrach. Au-delà du bilan humain très lourd, cette attaque a prouvé que nos frontières ne sont pas aussi étanches qu’on le pense. Face à un pays ouverts aux quatre vents et où prospèrent toutes sortes de groupes terroriste et de jihadistes, l’Algérie est tenue d’être sur le pied de guerre pour assurer la sécurité de ses frontières avec ces deux voisins devenus encombrants. Pour cause, il ne se passe pas un jour sans que l’on signale un attentat ou un crime commis à Benghazi. Hier, c’était le tour du chef de la police militaire libyenne, le colonel Mustapha al-Barghathi qui a été tué par balles tirées par des inconnus à Benghazi. C’est dire que les frontières algéro-tunisiennes et algérolibyennes sont plus que jamais chaudes.

 

Hamid Merakchi

Dernière modification le samedi, 19 octobre 2013 10:04
Évaluer cet élément
(1 Vote)

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85