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lundi, 02 janvier 2017 00:00

N°5112 du 02-01-2017

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lundi, 02 janvier 2017 00:00

Des milliers d'usagers en otage

Premier jour du nouvel an 2017, première confusion qu’enregistre la wilaya d’Annaba, dont le principal accès a été fermé des heures durant par des manifestants improvisés.  Dès la fin de la matinée des bambins menés par des adultes et sous l’œil complice des parents, ont barricadé au moyen  de pneus en feu, l’axe routier à grande circulation, en l’occurrence la double voie de la  Route Nationale 44 reliant Annaba à Berrahal. La route  était coupée à hauteur de la passerelle de Chabia, commune d’El-Bouni, pour un problème d’alimentation en eau potable. Ce tronçon,  principale voie de communication entre les wilayas de Annaba,  Skikda et Constantine en passant par Berrahal est devenu, ces derniers temps, un véritable casse-tête pour les automobilistes qui l’empruntent surtout ceux qui, chaque jour, doivent se rendre à l’une de ces quatre villes.  Des centaines de véhicules, des bus, des camions, des taxis étaient restés bloqués pendant près de 3 heures de temps avant que la voie ne soit libérée après l’arrivée sur les lieux de la gendarmerie nationale. Comble de l’absurdité, aucune autorité de la daïra ou des élus de l’APC, n’a osé se déplacer sur les lieux pour s’enquérir de la situation.  Des centaines d’usagers, dont des malades à bord des ambulances et des vacanciers qui rentraient de la fête du nouvel an, étaient bloqués. D’ailleurs, vu l’importance des véhicules bloqués dans les deux sens, il a fallu plusieurs heures aux gendarmes pour atteindre le lieu barricadé par les manifestants.  Beaucoup d’usagers qui ont tenté de faire un long détour à partir du chemin de wilaya Essarouel/Oued-Nil ont été pris dans un engrenage infernal. Certains d’entre eux ont été chipés surtout de leurs cellulaires. Fort heureusement, des motards et des véhicules de la gendarmerie de passage sur ce chemin ont découragé plus d’un à s’en prendre a d’autres usagers.

B. Salah-Eddine 

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Les partis politiques s’inscrivent déjà dans la perspective électorale de mai prochain. Jil Jadid a déjà tranché .Il a opté pour le boycott. Il justifie cette position par le fait «de l’absence de garantie quant au respect  de la voie de l’électeur».  Talaie El Houriyet,  attend lui la réunion du C.C pour décider de sa participation. Bien qu’encore indécis,  tout porte à croire que  le parti de Benflis semble, s’acheminer vers le boycott. Pourtant, rien n’indiquait que ces deux partis allaient se retrouver sur la même voie politique à la veille des législatives. Jil Jadid était à la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) qui a boycotté la présidentielle de 2014 et à laquelle Ali Benflis, alors sans parti politique, mais soutenu par un regroupement de formations en herbe, a pris part. Jil Jadid a quitté la CLTD pour exprimer son désaccord avec l’option de participation prise par ses autres membres.  Le parti de Benflis oscille entre la poursuite de la ligne dure, qui consiste à rejeter la légitimité des institutions issues de «la fraude», et la capitalisation de l’adhésion populaire affichée lors de la présidentielle de 2014 en réussissant à obtenir plus d’un million de voix malgré «les irrégularités et le trucage des urnes». Le choix est encore plus difficile à faire quand des formations ayant soutenu Ali Benflis à la dernière présidentielle décident de participer aux prochaines législatives. Lors de sa dernière sortie médiatique, Ali Benflis avait laissé entendre que son parti n’ira pas aux prochaines échéances électorales et qu’il rejoindrait le «camp» des boycotteurs qui ne sont d’ailleurs pas nombreux. Il avait vivement critiqué le déroulement des élections qui ne laissent nullement le choix au peuple. Auteur du livre blanc sur la fraude électorale du 17 avril 2014, Ali Benflis dit ne pas se faire d’illusion sur les conditions dans lesquelles vont se dérouler les prochaines élections. «Face à la gravité de cette crise, les élections à venir ne font pas le poids. Elles peuvent occuper ou distraire ceux qui veulent bien leur accorder une importance. Elles peuvent donner l’illusion d’une routine ou d’une normalité pseudo-démocratique», avait-il affirmé en octobre dernier.  Autres propos de Benflis qui sonnent comme une déclaration de boycott : «Je crois que la messe est dite et que les jeux sont faits. Le système politique en place répète ses mauvais choix et poursuit sa fuite en avant. Il sait pertinemment que la fin de la tricherie politique et de la fraude électorale signifierait du même coup sa propre fin. La tricherie politique et la fraude électorale sont vitales pour sa survie et il ne le sait que trop bien qu’il ne peut y renoncer.» Le parti de Benflis ne considère pas les législatives prochaines comme une urgence. Pour cette formation, l’urgence c’est d’assurer une transition pour un retour à la légitimité des urnes. Mais Talaie El Houriyet refuse de parler de boycott avant la décision de son comité central. Le choix du boycott, comme celui de la participation, aura des conséquences sur l’avenir du parti. Car la formation de Benflis est traversée par deux courants. Le premier est opposé à la politique de la chaise vide et plaide pour la participation même à des élections entachées de fraude. Le second courant ne reconnaît pas la légitimité des dirigeants actuels et milite pour un changement radical à travers une opposition forte. Concilier entre les deux s’avère une tâche difficile. D’où le recours à la base militante pour trancher la question de la participation. 

RC/Ag 

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Lakhdar Brahimi a-t-il prêté le flanc en plaidant pour la normalisation des relations avec le Maroc ou est-ce une occasion, comme une autre,  saisie par le Makhzen pour  actionner ses relais extra circuit officiel et répandre sa traditionnelle propagande  faisant croire qu’il n’a pas de problème avec le Polisario et qu’il est plutôt en conflit avec l’Algérie ? Toujours est-il que cette fois-ci la besogne a échu à  Fatiha Daoudi, intellectuelle marocaine qui plaide – comme l’ensemble de ses compatriotes sujets de Mohammed VI – pour l’ouverture de la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc. Ceci  en manipulant l’opinion internationale par une approche socio-sentimentale, s’apitoyant sur la «séparation des familles» des régions limitrophes, vient de lancer un camouflet à notre ancien ministre des Affaires étrangères, en répondant sèchement aux «avances» de Lakhdar Brahimi. Fatiha Daoudi, qui se rit de l’«angélisme» de l’expérimenté diplomate algérien, a répondu dans une tribune parue dans le Huffington Post Maghreb-Maroc. «Non, M. Brahimi, il ne peut y avoir d'apaisement politique entre l'Algérie et le Maroc sans la résolution de l'affaire du Sahara !», tranche la militante, qui se livre à un cours d’histoire révisionniste sur l’origine du contentieux entre le royaume chérifien et l’Algérie.  «Elle (l’Algérie, ndlr) devrait aussi remettre en cause son aide au Polisario sous le slogan ronflant du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et qui n'a pour conséquence que la pénalisation de notre région. Force sera aussi pour le Maroc de rectifier, sur le plan international, sa position dans cette affaire et d'affirmer haut et fort qu'il n'y a pas de litige entre lui et le Polisario, mais bien avec l'Algérie», affirme l’auteure de l’article commandé à partir de Rabat.  A quelques semaines du rendez-vous crucial de l’Union africaine, en son siège dans la capitale éthiopienne, annonçant une offensive de l’imposteur marocain qui veut imposer son adhésion pour neutraliser le front africain contre sa politique coloniale sur le Sahara Occidental, Lakhdar Brahimi a tendu la joue aux gifles d’un Makhzen qui ne l’a pas raté. Maladresse d’un aîné au tempérament ramolli par le poids des ans ou résignation mystérieuse d’un Algérien retourné ? Le discours démesurément conciliateur de Lakhdar Brahimi inflige une humiliante fin de non-recevoir de la part des Marocains, plus arrogants que jamais. Lakhdar Brahimi avait émis le vœu d’une normalisation des relations algéro-marocaines, estimant que les frontières devaient être rouvertes. Des médias s’étaient alors interrogés si l’ancien bras droit du Secrétaire général de l’ONU ne servait pas d’intermédiaire pour le compte de Rabat auprès du président Bouteflika qui le reçoit en audience régulièrement. Usé par tant d’échecs dans les complexes tentatives de résolution des contentieux internationaux, comme celui de la crise en Syrie qui l’a poussé à démissionner, Lakhdar Brahimi a-t-il accepté de promouvoir le renoncement au droit international en échange de la construction maghrébine ?  Reste à souhaiter que le message du Makhzen démasque les promoteurs zélés de l’ouverture des frontières, illustres responsables politiques du passé ou ambitieux politiciens missionnés par Rabat ou Paris.                 

 

R N. 

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lundi, 02 janvier 2017 00:00

Ridicule !

Décidément, il est loin le temps où les Libanais célébraient Lakhdar Brahimi, en baptisant leurs nouveau-nés de son prénom, en reconnaissance des efforts fournis par le diplomate algérien et de son rôle dans les négociations qui ont mis fin à 15 ans de guerre civile. Aujourd’hui, l’un des vétérans de la diplomatie fait l’objet de critiques émanant d’illustres inconnus, particulièrement des Marocains, qui n’hésitent pas à le « bousculer » sans aucun état d’âme. La dernière pique qu’il vient de recevoir, provient d’une obscure personne, une certaine Fatiha Daoudi que les médias marocains présentent comme une intellectuelle. Cette personne dont le CV tiendrait à un petit paragraphe du long registre de Lakhdar Brahimi, ose hausser le ton en faisant fi du devoir de considération qu’elle devrait avoir envers une personnalité connue et reconnue sur le plan international. «Non, M. Brahimi, il ne peut y avoir d'apaisement politique entre l'Algérie et le Maroc sans la résolution de l'affaire du Sahara », répond-elle sèchement et avec un excès de zèle dont seuls les sujets du « commandeur des croyants » en sont capables. Apparemment en manque de publicité, l’intellectuelle marocaine fait preuve d’agressivité en s’attaquant à un diplomate algérien dont la réputation d’homme intègre n’a jamais été prise à défaut. Pourquoi ? Comment expliquer cette hargne ? En « collant » son nom à celui de Brahimi, Fatiha Daoudi ne vise, ni plus, ni moins qu’à se faire un nom à travers un sujet qu’elle ne maitrise guère. L’essentiel pour cette dame, c’est que l’on parle d’elle en tant que « militante » zélée et soumise aux thèses expansionnistes du Makhzen. En plaidant pour une normalisation des relations entre l’Algérie et le Maroc, l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères n’a fait qu’exprimer un état d’esprit populaire largement partagé des deux côtés de la frontière, par des hommes politiques, des intellectuels et des artistes des deux pays. Ce n’est pas nouveau. Ce qui est inédit et inouï par contre, c’est cette levée de boucliers d’une novice qui rêve de plaire à Mohamed VI et à son cercle d’initiés. Il s’agit, dans le meilleur des cas, d’une opportuniste qui veut se faire un nom, même au prix d’une maladresse. Ridicule !

Mohamed Mebarki 

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lundi, 02 janvier 2017 00:00

2016, une année charnière

La coopération entre l’Algérie et la France s’est accentuée en 2016 notamment avec la tenue en avril à Alger de la 3e session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHN), et plusieurs rencontres entre les ministres de l’Intérieur des deux pays. La réunion d’Alger du CIHN, instance de concertation créée en application de la déclaration d’amitié et de coopération entre la France et l’Algérie, signée le 19 décembre 2012, a été considérée par des responsables français comme une nouvelle étape dans «la montée en puissance» des relations entre la France et l’Algérie. De nombreux accords ont été signés à l’issue de cette rencontre, au niveau des Premiers ministres des deux pays, qui intervient après deux sessions de la Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA) qui prépare les dossiers arrivés à maturité. Ces accords de partenariat ont concerné les secteurs du transport ferroviaire et de l’agroalimentaire, ainsi que la réalisation, le long de l’autoroute Est-Ouest, d’un parc industriel de 3.000 hectares au minimum. Dans cet élan de coopération auquel le haut responsable français chargé de la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, Jean-Louis Levet, se vante du fait que la France et l’Algérie «constituent un binôme sans équivalent sur l’échiquier mondial des Etats», plusieurs autres accords sont dans le pipe et attendent d’être bien ficelés comme le projet d’implantation d’une usine PSA (Peugeot-Citroën) en Algérie et un grand projet dans l’industrie pétrochimique qui vient d’être signé entre le groupe Sonatrach et le groupe français Total. Cette dynamique de coopération a pratiquement touché tous les secteurs qui ont vu la signature de plusieurs autres accords et conventions dans la santé, la sécurité routière, la justice, l’éducation, l’enseignement supérieur et les assurances sociales. Selon les chiffres des Douanes algériennes, les échanges commerciaux entre l’Algérie et la France ont totalisé 10,3 milliards de dollars en 2015. La France est le deuxième fournisseur de l’Algérie et son troisième client. Lors de la dernière session du CIHN, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a invité les opérateurs économiques à saisir les «immenses» opportunités d’affaires que recèle l’économie algérienne, engagée depuis 2014 dans un processus de mutation et de diversification, pour passer de l’exploitation des matières premières vers la production de biens et de services. C’est dans cette optique qu’il a appelé les opérateurs économiques français à investir «davantage» en Algérie, affirmant que le gouvernement algérien était disposé à «accorder toutes les facilitations nécessaires». L’autre volet important dans les relations bilatérales est celui de la coopération sécuritaire. En moins d’une année les ministres de l’Intérieur des deux pays se sont rencontrés trois fois (Paris en décembre 2015, Alger en avril 2016 et Paris en novembre dernier). La France fait face à un «très haut niveau» de menace terroriste et a besoin de consolider davantage sa stratégie de lutte et de prévention en renforçant sa coopération sur le plan du renseignement avec les pays qui ont déjà été confronté à ce fléau, dont l’Algérie. 

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L’Algérie et le Royaume Uni ont réaffirmé, au cours de l’année 2016, leur volonté de renforcer les relations bilatérales, diversifier davantage le partenariat et maintenir le dialogue stratégique. Des activités algéro-britanniques, certes pas très intenses, mais néanmoins importantes dans le  renforcement des relations entre les deux pays dans le domaine économique, de coordination et de concertation sur les défis sécuritaires, ont marqué l’année  qui vient de s’achever.Outre la visite du ministre chargé de l’Afrique du Nord, Tobias Ellwood en Algérie, Alger a abrité un forum économique et Londres la 7ème session du dialogue stratégique entre les deux pays. M. EllWood avait soutenu à l’occasion de sa visite que le Royaume Uni ambitionnait d’établir des liens encore plus étroits avec l’Algérie en développant et diversifiant davantage la coopération dans de nouveaux domaines.Il avait mis en exergue les avancées de la coopération sécuritaire entre l’Algérie et son pays qui aspire aussi, à saisir l’immense  potentiel d’investissement en Algérie, selon ses propres termes. Limité auparavant au domaine énergétique, le partenariat entre l’Algérie et le Royaume Uni s’est diversifié depuis une décennie, avant que de nouveaux espaces d’investissements n’aient été explorés, à l’occasion du forum des hommes d’affaires organisé à Alger en mai dernier. Concernant la coopération sécuritaire, Londres a abrité en décembre la 7ème session du dialogue bilatéral stratégique, coprésidée par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union Africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel et le Conseiller britannique à la sécurité nationale, Mark Lyall-Grant. Elle a été consacrée aux questions politiques et sécuritaires ainsi qu’aux échanges de vues sur les conflits qui menacent la paix et la sécurité en Afrique du Nord et en méditerranée, notamment la situation en Libye et dans le Sahel.La session avait réaffirmé la convergence des points de vues et des analyses entre Alger et Londres en matière de lutte contre le terrorisme ainsi que sur les moyens d’action à mettre en place dans le cadre international pour cette lutte. Les deux parties ont échangé leurs expériences dans le domaine de la lutte antiterroriste, l’Algérie ayant vécu une longue décennie de terreur et le Royaume Uni ayant connu le terrorisme de l’IRA pendant longtemps également. M. Massahel avait affirmé que la concertation et le dialogue de manière permanente et régulière avec le Royaume Uni qui est membre permanent du Conseil de sécurité, s’avèrent importants pour l’Algérie. Pour sa part, la partie britannique avait souligné, en diverses occasions, le rôle important de l’Algérie dans la stabilité de la région, grâce notamment, à son expérience dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.Outre les relations bilatérales algero-britanniques, plusieurs algériens ont réussi à s’imposer au Royaume Uni en 2016, grâce à leurs talents dans divers domaines. L’étudiante Malia Bouattia a été élue en avril à la tête du plus grand syndicat britannique universitaire, l’Union nationale des étudiants (NUS), alors que la romancière et poétesse Ahlam Mostaghanemi, de «A la conquête de l’Occident», a fait parler d’elle avec la parution à Londres de trois de ses oeuvres traduites en anglais. Pour sa part, la star du football algérien, Riad Mahrez, a défrayé la chronique avec ses performances en réalisant 14 buts et 7 passes décisives, permettant ainsi à son club britannique, Leicester City, de décrocher le titre de Premier League pour la première fois de son histoire, en 2016. Le milieu droit algérien a également été intronisé meilleur footballeur africain de l’année par la British Broadcasting Corporation (BBC). Une autre distinction pour une sportive algérienne à Londres, l’ex-championne olympique, Hassiba Boulmerka, qui a offert à l’Algérie la première médaille d’or sur 1500 m lors des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, a reçu le prix de la femme arabe la plus émérite dans le domaine du sport.

RC.

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lundi, 02 janvier 2017 00:00

L'Algérie à la 103e place mondiale

L'Algérie, grâce à une relance sérieuse de développement des TIC  a fait preuve en 2016 de dynamisme. Le pays  a enregistré, au cours de 2016, des progrès visibles dans sa politique d’édification de la société de l’information et de l’économie numérique, améliorant ainsi son score de neuf positions dans le classement établi par l’Union internationale des télécommunications (UIT) selon son rapport de 2016 sur la société de l'information Selon ce document, l'Algérie figure, cette année, parmi les trois pays dans le monde ayant le plus progressé en matière d'indice de développement des TIC qui est passé de 3.74 en 2015 à 4.40 en 2016, soit de la 112e à la 103e place en une année. Certes il n’y a pas de quoi pâvoiser avec un tel classement. Cependant cette appréciation de l’UIT  a l’air de réjouir le gouvernement.  Le secrétaire général de l'UIT, Houlin Zhao, a estimé, lors d'une visite à Alger, qu'en ce qui concerne le développement des TIC pour 2016, l’Algérie a avancé "assez vite" dépassant les 115%, par rapport aux autres pays du continent africain, et se hissant de 9 places dans le classement mondial, "ce qui est, selon lui, « unique dans le monde arabe".Par ailleurs la stratégie nationale e-Algérie, adoptée en 2013 par le secteur de la Poste et des TIC avec pour principal objectif la diversification des technologies d’accès, dont le déploiement du haut et très haut débit fixe et mobile, commence enfin à produire des résultats palpables.Cette politique a permis en 2016 de renforcer davantage l'internet à très haut débit fixe (ADSL+) en atteignant plus de 70.000 kilomètres de réseau en fibre optique, une technologie qui permet une connexion 5 fois plus rapide que sur le fil en cuivre, puisque les débits de téléchargement vont de 20 Mo jusqu'à 100 Mo .Outre la fibre optique, l'Algérie s'est attelée à améliorer sensiblement l'internet mobile en lançant en 2016 la 4G, un réseau qui permet un débit jusqu'à 10 fois plus rapide que celui de la 3G disponible depuis trois ans.Attendue depuis des années aussi bien par les citoyens que par les opérateurs, la 4G, lancée officiellement début octobre dernier, devra encore deévelopper l'utilisation des TIC en Algérie. Dès sa mise en exploitation par les trois opérateurs de la téléphonie mobile présents en Algérie  (Mobilis, Ooredoo et Djezzy), la 4G a connu un engouement certain de la part des internautes algériens qui se sont rués, dès l'annonce de son lancement, vers les agences commerciales afin de mettre à niveau leurs puces 3G avec cette nouvelle technologie.Pour d'autres internautes, il fallait changer carrément de smartphone pour un appareil adapté à la 4G, ce qui a favorisé une dynamique dans le marché de la téléphonie mobile.   Pour le ministère de la Poste et des Technologies de l'information et de la Communication, le  lancement de la 4G s'inscrit en droite ligne de la politique nationale visant l'émergence d'une administration plus moderne et plus accessible et un service public qui assure le confort des citoyens avec des prestations simplifiées et, surtout, de qualité.  En outre, et parallèlement à la 4G, l'Algérie a lancé le paiement électronique, un service tendant à faciliter les transactions financières, qui est l'une des principales phases du processus de modernisation du service bancaire et du système de paiement, inscrite dans le cadre de la stratégie e-Algérie.  L’e-paiement tend non seulement à réduire les coûts et les durées des transactions.  500.000 mots de passe ont déjà été attribués aux détenteurs de cartes bancaires (estimés à 1,3 million) en seulement quelques semaines du lancement de la prestation du paiement électronique qui a concerné au départ une dizaine de banques et autant d'entreprises.

D.S.

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L'étiquetage obligatoire en langue arabe des produits importés est officiellement permis sur le territoire national, sauf pour les produits alimentaires préemballés périssables, selon une instruction du ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, publiée sur le site web du ministère. “L'instruction a pour objet de permettre aux opérateurs économiques de réaliser l'étiquetage en langue arabe sur le territoire national au niveau de leurs locaux ou dans les installations spécialisées d'une entreprise tierce", lit-on dans cette instruction adressée aux directeurs du commerce de wilayas. Cette mesure vise à réduire les coûts à l'importation, de développer un nouveau segment d'activité sur le marché national (société de marquage, codage et étiquetage industriel) et de protéger le pouvoir d'achat des citoyens, selon la même source. L'étiquetage en langue arabe des produits importés, obligatoire depuis 2009, était réalisé dans le pays de l'exportateur. La non application de cette mesure entraînait le renvoi de la marchandise vers le pays expéditeur, une situation engendrant un coût en devises qui pèse sur l'économie nationale.  Selon la nouvelle instruction, l'opérateur procède à l'étiquetage des mentions obligatoires, en langue arabe sur une surface libre de l'emballage du produit et ce par un procédé admis en la matière de manière visible, lisible et indélébile. Les produits concernés par cette mesure feront l'objet d'une admission sur le territoire national en vue de leur étiquetage, un procès verbal de retrait temporaire est établi par l'inspection aux frontières et ce sur la base d'un engagement de l'importateur qui sera joint au dossier de demande d'admission. Ces opérations doivent être réalisées dans un délai d'un mois à compter de la date de notification et de l'autorisation d'admission et du procès-verbal de retrait temporaire du produit. Ce délai peut être prorogé de 15 jours par le directeur de wilaya du Commerce territorialement compétent. Dès la fin de l'opération d'étiquetage, une autorisation de libre disposition du produit est délivrée à l'importateur par les services du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes concernés. Les dispositions de cette instruction ne s'appliquent pas aux produits alimentaires préemballés périssables. "En tout état de cause, ce procédé ne doit en aucun cas altérer la qualité intrinsèque du produit", avertit l'instruction.

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lundi, 02 janvier 2017 00:00

Les appréhensions de la société civile

Des rumeurs ont toujours circulé concernant la Grande mosquée de Annaba, sauf que cette fois-ci, les choses sont autrement plus alarmantes. La société civile, à Annaba, appréhende un changement pur et simple du site du projet tant attendu des Annabis. L’on parle d’un possible changement de la vocation de l’endroit et l’attribution d’un terrain à Draâ Errich, commune de Berrahal, pour la Grande mosquée… Sans aucune déclaration officielle, ni indices préalables d’une volte-face d’une pareille intensité, l’on reste sur l’expectative. Des déclarations faites à la presse, au cours du mois d’octobre dernier, de la part du Directeur de l’Urbanisme et de la Construction de Annaba, n’ont évoqué aucune intention de changement aussi radicale. Le Duc a même exhorté l’association de la Grande mosquée à faire en sorte de lancer les travaux avec le budget actuellement disponible. C’était donc un vendredi pas comme les autres, parmi les fidèles de la wilaya de Annaba. Selon les mêmes rumeurs, le site actuel de la mosquée sera cédé à une chaîne hôtelière et ce, suite à une décision de Mohamed Aïssa, ministre des affaires religieuses,lors de sa visite, à Annaba, la semaine dernière. Des représentants d’associations ont exprimé leur inquiétude, vis-à-vis de ces commérages et ont appelé les autorités locales à « les infirmer officiellement ». « Nous appelons le wali, Youcef Chorfa, en tant que premier responsable de la wilaya, à mettre fin à ces mauvaises rumeurs et à confirmer le maintien de la Grande mosquée sur la colline de Boukhadra », ont fait entendre des associatifs. Certains ont exprimé leur indifférence, par rapport aux rumeurs, en arguant de son manque de logique. « Je ne suis pas certain qu’un projet, qui traîne depuis plus de dix ans et dont les études sont finalisées, soit du jour au lendemain annulé, voire même reprogrammé sur un autre terrain », Lance Kamel, proche du Comité de la Grande mosquée. Entre temps, l’association de la Grande mosquée reste sans président et le bureau exécutif s’impatiente pour en finir et pouvoir lancer les travaux. 

Zarrougui Abdelhak

 

 

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