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lundi, 02 janvier 2017 23:00

26000 consultations en une année

Inauguré au milieu des années 90, le service des urgences chirurgicales du CHU  de Constantine est au bord de l'asphyxie. La moyenne des consultations assurées, quotidiennement, par l’équipe médicale de ce service dirigé par le professeur Mustapha Hassani se chiffre entre 130 à 150. Près de 26000 consulations en une année, selon des sources hopspitalières. Quant au nombre des interventions chirurgicales, il s’élève à 2500 actes, voire plus, selon toujours nos sources. Un chiffre qui en dit long  sur la pression, ou l’autre plaie à laquelle fait face actuellement l’hôpital. Face à ce constat, un nouveau redéploiement des choses au niveau de ce service s’impose. Il n’est pas du tout normal que pour des soins banals, une simple fracture entre autres, le malade est transféré au CHU de Constantine, s’accordent à dire les médecins dudit service. Un transfert qui a certainement un coût à assumer estiment-ils. Et d’ajouter que seuls les cas jugés sévères devraient être pris en charge. L’équipe médicale des urgences chirurgicales, à l’instar des autres services,  se trouve souvent  débordée par une charge de travail insupportable. Parler de qualité des soins  dans des conditions pareilles, n’est pas du tout évident. Et la question que tout le monde se pose aujourd’hui est : que faire devant une situation exceptionnelle, un séisme ou une  autre catastrophe naturelle ?  La question mérite d’être posée. Les solutions existent, il est vrai, à cette situation, et à commencer par doter les différentes structures de santé, de la région et de la wilaya à la fois, de moyens humains et matériels, afin de répondre adéquatement aux besoins légitiment exprimés par la population locale.

M K.

 

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Prévue durant le dernier trimestre de l’année écoulée, la réception de la trémie de Ziadia est différée à une date ultérieure. Et pour cause, des travaux d’un mur de soutènement afin de renforcer l’ouvrage devraient être lancés incessamment. C’est ce qu’un cadre de la DTP, direction des travaux publics, a récemment déclaré à une consœur sans fixer de date. Certes, le taux d’avancement des travaux de la trémie est estimé, selon ce cadre, à 95%, mais elle ne peut, malheureusement, être ouverte à la circulation qu’une fois les travaux du mur de soutènement achevés. Il s’agit, selon lui, d’une décision difficile mais nécessaire afin d’éviter l’effondrement de cet important ouvrage menacé aujourd’hui par un glissement de terrain. C’est le pire des scénarios que les responsables de la DTP cherchent effectivement à éviter. Et la question lancinante qui continue de tarauder les esprits à Constantine est la suivante: qui va payer les frais de ce retard ? Sachant, tout de même, que le coût du projet sera certainement revu à la hausse. Incontestablement, les responsables de la DTP n’ont pas tort de différer la réception de la trémie jusqu’à l’achèvement des travaux du mur de soutènement. Cependant,  ce problème de glissement de terrain n’était pas prévu dans l’étude technique du sol initialement faite avant  l’entame des travaux ? Une autre question que l’on se pose légitimement. Quoi qu’il en soit, le constat est là ; la trémie de Ziadia est sérieusement menacée par un glissement de terrain et il est urgent d’anticiper avant qu’il ne soit trop tard, semble dire le cadre de la DTP. Lors de sa dernière visite à Constantine, le ministre du secteur, en l’occurrence Boudjemâa Talai, a instruit les responsables de l’entreprise brésilienne, Andrade Gutierez,  chargée de la réalisation du projet, d’accélérer le rythme des travaux.

M K.

 

 

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Sur un total de 3000 caméras de surveillance initialement programmées par les services sécuritaires à travers l'ensemble des quartiers de la ville, 285 sont déjà opérationnelles, a affirmé Abdelkrim Ouabri, le chef de sûreté de wilaya, lors de son passage, dimanche dernier,  au forum de la radio locale. Ces mesures s’inscrivent, selon lui, dans le cadre d'un redéploiement du dispositif sécuritaire mis en place depuis plus d'une année.  L’objectif recherché de ce redéploiement, selon toujours ledit responsable, est de mettre hors d’état de nuire les personnes suspectes qui risquent de menacer la sécurité des personnes et des biens publics. Il est à signaler, dans ce sillage, qu’ils sont de plus en plus nombreux les policiers qui sont  mobilisés afin de sécuriser les lieux et permettre ainsi aux habitants et aux commerçants d’exercer tranquillement leur activité.  Il était temps que ces mesures de sécurité soient prises, affirma  un citoyen rencontré au centre-ville. Cependant, et en dépit de la forte présence des éléments de la police, notamment dans les marchés et devant les institutions de l'Etat, un sentiment d’insécurité est partagé par les riverains. Les gens craignent, il est clair, que la ville renoue avec  l'insécurité. Et dans ce climat de peur, les gens ont certainement besoin d'être rassurés par des mesures et surtout par des paroles. Depuis l'assassinat d'un policier à Ziadia, les rumeurs les plus folles continuent, en effet, de circuler dans la ville. D'ou l'urgence de mettre en place un dispositif spécial d'information afin de contrecarrer toutes les tentatives qui visent à semer le doute et la peur au sein de la population locale. 

M K.

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lundi, 02 janvier 2017 23:00

L’impatience gagne les travailleurs

Les sit-in se suivent et se ressemblent à Hassi-Messaoud et au niveau des bases de vie dépendant des dix directions de Sonatrach. Le mouvement de contestation initié par environ 15 000 agents de sécurité depuis le 11 décembre dernier risque de durcir à chaque instant devant le silence observé par les responsables de la compagnie et leur refus de donner une suite aux revendications d’un personnel déterminé à en finir avec la précarité professionnelle. Et la situation pourrait s’aggraver, si les foreurs et l’ensemble des travailleurs exerçant dans le champ de la production à Hassi R’mel mettent leur menace en exécution, en réactivant leur contestation dès cette semaine. Si les agents de sécurité revendiquent une titularisation qui, rappellent-ils, leur revient de droit conformément aux termes de la convention collective appliquée par Sonatrach, les travailleurs de Hassi-R’mel reprochent à leur tutelle le retard enregistré dans le listing des métiers pénibles leur permettant de jouir d’une retraite après 25 ans d’activité. La lutte menée jusqu’à aujourd’hui par les contractuels de Hassi-Messaoud est demeurée cloitrée et sans impact sur la production, mais le moindre mouvement au niveau des forages risque d’avoir des répercussions lourdes, en aval et en amont. Les responsables de Sonatrach le savent, mais la question du ciblage des métiers pénibles n’est pas de leur ressort. C’est donc au ministère du Travail qu’incombe la tâche de définir la liste des professions dures ouvrant le droit à une retraite complète à l’issue de 25 ans d’activité et de faire très vite avant que l’impatience ne gagne les différents chantiers du Sud. Boutarfa aurait, selon des sources fiables, alerté Sellal qui, à son tour, aurait mis la pression sur Mohamed El Ghazi. Le ministre du Travail a certes essayé de communiquer à ce sujet, mais il a toujours donné l’impression de gérer un dossier « explosif » dont la publication pourrait provoquer un séisme dans plusieurs secteurs, notamment ceux de la Santé et de l’Enseignement où le personnel est soumis à une série de nuisances matérielles et psychologiques aussi graves les unes que les autres. Un dossier que les syndicats autonomes ne vont pas tarder à récupérer pour en faire leur cheval de bataille, au cas où le gouvernement n’arrive pas à trancher avant la tenue des élections locales. Selon des syndicalistes, quelle que soit la formule des métiers pénibles, il sera très difficile au gouvernement d’éviter des troubles et des protestations parmi les catégories professionnelles qui se manqueront pas de se sentir lésées. « Il aurait été plus équitable de généraliser la retraite à 25 ans et d’en finir avec ce problème », relève-t-on en milieu syndical. Mais est-ce possible ?

Mohamed Mebarki  

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L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a dénoncé hier «des menaces» à l’encontre des commerçants dans certaines wilayas du pays pour les obliger à fermer leurs locaux. «Il ne s’agit pas d’une grève (...). Après avoir exercé normalement leurs activités en début de matinée, les commerçants notamment de Béjaïa, de Tizi Ouzou, et de Bouira ont reçu des menaces de la part de jeunes inconnus d’incendier leurs commerces s’ils restaient ouverts», a expliqué à l’APS le secrétaire général de l’Union Salah Souilah. «Nous n’avons lancé aucun appel à la grève et nous ne pouvons pas le faire car nous refusons d’affamer les citoyens», a insisté M. Souilah qui espère le retour à la normale dès aujourd’hui. Face aux menaces proférées contre des commerçants, une majorité d’entre eux à Béjaïa, ont dû fermer leurs commerces pour ne pas s’exposer au danger, a indiqué pour sa part le représentant de l’UGCAA dans cette wilaya Abdelkader Boucherit. «Aux premières heures de la journée, l’activité (commerciale) était presque normale. Mais actuellement plus de 80% des commerces sont fermés (...)», a-t-il ajouté. Le même constat était fait par le représentant de l’UGCAA à Bouira Abdelhamid Tabli qui dénonce, lui aussi, «des menaces» contre les commerçants qui ne suivent pas l’appel à la grève. «Ce mouvement a commencé à partir de 9H30 dans trois communes de la wilaya seulement: Bouira-centre, Chorfa et M’chaddalh», a-t-il dit. 

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lundi, 02 janvier 2017 23:00

Naftal voit grand

Le plan de développement 2017-2030 de Naftal nécessite une enveloppe financière de 564 milliards de dinars a affirmé hier le directeur de planification, de stratégie et d'économie de cette entreprise, Mohamed Benchoubane.Avalisé en 2016, ce projet de développement s'articule essentiellement autour du développement et de la modernisation des infrastructures de stockage et du réseau de transport par canalisation des carburants et du GPL, a-t-il fait savoir lors de sa présentation de ce plan de développement. Il s'agit également de développement et de modernisation du réseau des stations-service, de développement et de la promotion des carburants propres et de la diversification des activités et services de Naftal à travers le partenariat ainsi que de la mise en place d'un nouveau système d'information, a précisé M. Benchoubane. Dans cette optique, Naftal table sur une autonomie nationale de stockage en carburants de 30 jours, soit un volume de 2,1 millions m3 à l'horizon 2020, contre 10 jours d'autonomie pour un volume de 0,7 million m3 actuellement, soit le triple de ses capacités actuelles. Le développement du réseau des stations-service nécessite une enveloppe de 203 mds DA et l'augmentation de ses capacités de stockage devrait coûter 152 mds DA, tandis que 102 mds DA devraient être mobilisés pour la réalisation et la rénovation des canalisations. Sur l'enveloppe globale de 564 milliards DA, Naftal compte contracter un emprunt à long terme d'un montant de 283,2 mds DA pour le financement des projets stratégiques inscrits dans ce programme, soit plus de 50% du montant total. Quant aux fonds propres de l'entreprise, ils devraient assurer l'autofinancement de ceux inscrits pour la période 2017-2021, a fait savoir le même responsable. Dotée d'un capital social de 15,65 mds DA, cette filiale de Sonatrach emploie actuellement plus de 31.000 travailleurs. 

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Le secteur de l'habitat a maintenu en 2016 une cadence soutenue dans le lancement et la livraison des projets de logements, en dépit des difficultés financières engendrées par la chute drastique des cours de pétrole. Alors que le recul des revenus du pays a nécessité le report ou l'annulation de plusieurs projets dans d'autres secteurs, celui de l'habitat est resté à l'abri de ces mesures, sachant que le nombre de logements en cours de réalisation, est de 1.049.603 unités. Les enveloppes financières consommées au profit des projets de logements jusqu'à novembre dernier ont été estimées à près de 426 milliards de dinars dont la moitié a été consacrée aux logements sociaux. Le ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de la ville, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé à maintes reprises que son secteur occupait une place prioritaire dans les transferts sociaux, à l'instar des secteurs de la santé et de l'éducation, soutenant que "le programme du Président de la République sera poursuivi jusqu'au dernier logement" et qu'"aucun projet ne sera annulé". Cette dynamique s'est traduite par des opérations massives de remise des clés dans le cadre du programme de location-vente (AADL), formule populaire chez les ménages de la classe moyenne. Le rêve des souscripteurs AADL 2001-2002 d'accéder à un logement décent est devenu réalité après 14 ans d'attente, et ce, dans plusieurs wilayasdu pays.Cette opération s'est étendue aux souscripteurs 2013 inscrits via  internet avec la remise des clés de plus de 1.000 logements AADL dans la wilaya de Khenchela première à bénéficier de ce programme 2013. Globalement, l'Agence pour l'amélioration et le développement du logement (AADL) a distribué 10.436 unités entre janvier et novembre 2016, tandis que ses prévisions indiquent que le reste des souscripteurs au programme 2001-2002 auront les affectations d'ici, le 15 janvier 2017, alors que tous les projets qui leur sont destinés seront finalisés avant mars prochain. Cela permettra de fermer définitivement les dossiers des anciens souscripteurs et d'avancer dans la procédure commerciale des postulants de 2013.Par ailleurs, une augmentation des prix de logements AADL de 23%  a été décidée pour les souscripteurs inscrits via internet en 2013 (AADL 2). Cette décision a été justifiée par la hausse du coût de réalisation du logement (matériaux de construction, salaires de la main-d'œuvre, charges sociales...).Quant à la formule du Logement public locatif (social), qui se taille la part du lion dans le programme sectoriel, les chiffres officiels indiquent que plus de 477.460 unités sont en cours de réalisation.Durant les neuf premiers mois de l'année, 75.646 logements sociaux ont été livrés, d'après les données du ministère qui a prévu de boucler 2016 avec100.000 unités dans cette formule, destinée aux catégories sociales défavorisées et dépourvues de logement ou logeant dans des conditions précaires ou insalubres. Le ministère a tablé sur un bilan global de livraison qui avoisine 300.000 logements, tous types confondus, pour 2016, soit l'équivalent de ce qui a été réalisé en 2015.Cette dynamique a été accompagnée par le renforcement des moyens de contrôle des demandes de logements, avec la collaboration du ministère de l'Intérieur et des collectivités locales, de la Direction général des impôts,de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS)et de la Caisse nationale de sécurité sociale des non salariés (CASNOS), et ce afin de démasquer les fraudeurs.Dans ce sens, M. Tebboune a déjà souligné la nécessité d'intensifier les opérations de contrôle pour passer au crible les souscripteurs des différentes formules de logement, à l'effet de garantir "la justice sociale et la transparence dans la dépense de l'argent public".

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L’accord sur le pétrole est entré, officiellement, en vigueur. Depuis dimanche 1er janvier, les membres de l’Opep et plusieurs pays non-membres mettent en œuvre les accords de réduction de leur production. L’Opep et 11 autres producteurs majeurs (dont la Russie) ont convenu, en septembre dernier, à Alger, de réduire l’offre de brut de 1,8 million de barils par jour (bpj). Si elle est correctement appliquée, cette décision devrait contribuer à rééquilibrer le marché qui souffre jusqu’à présent d’une surabondance de l’offre, à l’origine de l’effondrement des cours. Pour veiller au respect de l’accord, un comité de surveillance a été mis en place. Une majorité d’analystes anticipent une poursuite de la remontée des cours de l’or noir, cette année. Les plus optimistes estiment qu’il pourrait atteindre le seuil des 60 dollars, dès le premier semestre 2017. Mais le retour annoncé du schiste américain (les investissements dans le secteur ont repris) et une hausse du dollar pourraient contrarier la reprise des cours de l’or noir.

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Le partenariat économique algéro-russe s’annonce prometteur pour cette année, conséquence de nombreux accords bilatéraux signés en 2016. Une année marquée par un échange de visites entre responsables des deux pays couronnée par celle d’Abdelmalek Sellal à Moscou en avril dernier. C’est, en fait, la concrétisation de la Déclaration de partenariat stratégique signée en 2001 à l’occasion de la visite du président Abdelaziz Bouteflika en Russie, Alger et Moscou ont imprégné une nouvelle dynamique à leur coopération bilatérale. La visite officielle du Premier ministre algérien au printemps dernier à Moscou, a, quant à elle, constitué l’événement-phare de l’année 2016, consacrant une intense activité et des échanges de visites de délégations des deux pays. Tout cela a été marqué par la signature de plusieurs accords dans les domaines de l’habitat, du nécléaire civil , les nouvelles technologies, la culture et la communication.L’objectif affiché de part et d’autre était celui de relancer les échanges commerciaux qui  étaient en berne avaient atteint seulement 885 millions de dollars en 2015.En ce qui concerne  les investissements on a assisté à un nouvel élan avec l’organisation d’un forum d’affaires, en marge de la visite de  Sellal, en présence de près de 500 opérateurs économiques russes et algériens.Un mémorandum d’entente et de coopération économique entre l’Algérie et la Russie a été signé, confirmant la volonté des deux pays d’asseoir sur des bases solides un partenariat pérenne et mutuellement avantageux. A cette occasion, le Premier ministre algérien avait annoncé que des mesures réglementaires concrètes ont été prises en Algérie pour encourager l’investissement et le partenariat, améliorer le climat des affaires et lever tous les obstacles. Au cours du forum de Moscou, des hommes d’affaires algériens ont approfondi des pourparlers avec leurs homologues russes sur des projets définis préalablement dans les précédents forums ou conseils d’affaires tenus dans les deux capitales. Les secteurs ciblés sont aussi nombreux que variés: L‘agroalimentaire, la santé, les infrastructures de base, l’immobilier, les transports, l’industrie lourde et légère ainsi que les hautes technologies.Par ailleurs la capitale russe a abrité le 25ème Salon «World Food Moscow» au cours duquel plus de vingt exportateurs algériens de produits agro-alimentaires ont participé. Cette manifestation qui  rassemble, chaque année, des entreprises de plus de 60 pays, a permis aux entreprises algériennes d’évaluer les opportunités offertes pour pénétrer le marché russe à travers la promotion du label algérien auprès de nombreux partenaires étrangers.  Le prochain Marché international de l’agroalimentaire de Moscou est très attendu par les exportateurs algériens qui y voient une bonne opportunité pour promouvoir le label algérien en Russie et dans les pays de l’Asie centrale. Chaque pays exposant disposera d’un espace de 100 m2 pour exposer et vendre à longueur d’année sa palette de produits. En février dernier, le ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov, a effectué une visite à Alger au cours de laquelle il a indiqué que la Russie et l’Algérie ont défini des plans et des projets concrets dans le domaine de la coopération commerciale, économique et militaire, proposant des formes concrètes de coopération entre les ministères et les milieux d’affaires des deux pays.Sur le plan politique, l’Algérie et la Russie enregistrent une forte convergence de vue sur diverses questions grâce à une concertation et une coordination ancrées dans le passé . Abdelmalek Sellal l’avait clairement exprimé lors de sa dernière visite en Russie en notant que les deux pays partagent les mêmes points de vue dans la plupart des questions qui se posent actuellement, mettant en exergue la longue histoire d’amitié et de solidarité qui caractérise les relations entre l’Algérie et la Russie.     

D.S.

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Les projections budgétaires pour l’année 2017, et au-delà - puisque la loi de finances de l’année est prolongée dans ses prévisions jusqu’à 2019- ne font aucune référence aux effets des dégrèvements douaniers touchant les produits importés du territoire de l’Union Européenne. Cela paraît paradoxal que, dans un moment crucial de l’évolution de l’économie nationale, caractérisé par une recherche effrénée de recettes fiscales, parafiscales et douanières, l’on fasse abstraction des avantages douaniers dont bénéficie, depuis septembre 2005, tout une nomenclature de produits provenant de l’UE.  S’agissant des produits agricoles, le nouvel accord prévoit un réaménagement de certains contingents préférentiels de l’UE pour les produits agricoles, et produits agricoles transformés. Cette procédure résulte de l’Accord d’association signé entre l’Algérie et l’Union Européenne en 2002, accord dénoncé par une partie de la classe politique et des experts nationaux en raison du manque de maturité et de compétitivité des entreprises algériennes face aux produits européens. Les dégrèvements prévus sont progressifs, ouvrant initialement la voie à une zone de libre-échange en 2017. Voyant l’échéance se rapprocher sans que l’économie algérienne puisse soutenir réellement la concurrence et sans que les entreprises européennes accélèrent leur implication  dans des investissements productifs et créateurs d’emplois, les autorités algériennes avaient sollicité et négocié la prorogation du délai devant laisser place à la zone de libre-échange.  Le nouvel accord, signé en 2012, entre l’Algérie et l’Union Européenne, portant sur le renvoi de la levée des barrières tarifaires vers 2020, au lieu de l’échéance initiale fixée à 2017, est le résultat de trois années de négociations échelonnées sur plusieurs rounds. L’idée de la révision de l’accord initial s’est imposée à la partie algérienne dès l’amorce de la 4e année, au vu de plusieurs dysfonctionnements induits déjà par cette phase de préparation de la zone de libre-échange. Les pertes subies par notre pays rien que pour cet intervalle de temps auraient dépassé 2,5 milliards de dollars par an (en termes de tarifs douaniers dont l’Algérie exonère les produits en provenance du territoire de l’Union Européenne).  S’agissant des produits agricoles, le nouvel accord prévoit un réaménagement de certains contingents préférentiels de l’UE pour les produits agricoles, et produits agricoles transformés. Il s’agit de 36 contingents agricoles à l’importation en Algérie, qui bénéficient de franchise de douanes, qui ont fait l’objet de suppression ou de réaménagement.  Si le calendrier du démantèlement tarifaire était maintenu dans sa configuration initiale de 2002, l’Algérie aurait subi une perte de 8,5 milliards de dollars de recettes de Trésor jusqu’à 2017, selon des estimations officielles, rendues publiques par l’APS. Ces estimations étaient basées sur une simulation avec une facture constante des importations en provenance de l’UE sur la période allant de 2010, date du gel par l’Algérie du processus de démantèlement, à 2017. Les pertes que subit le Trésor public du fait du régime douanier préférentiel accordé à plusieurs gammes de produits européens, sont logiquement prises en compte dans les calculs de recettes fiscales pour la période 2017-2019 concernée par le nouveau cadrage budgétaire. Cependant, elles ne sont pas individualisées en tant que telles. Ce qui permet de faire passer en douceur les dégâts d’un accord que beaucoup d’experts algériens disent qu’il était mal négocié.    

Amar Naït Messaoud

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