Filtrer les éléments par date : lundi, 02 janvier 2017

C’est une véritable révolution qui s’annonce. Un nouveau système de délivrance des documents biométriques sera bientôt mis en place dans la commune d’Alger-centre, avant d’être ensuite généralisé « aux autres communes de la wilaya d’Alger, puis d’ici fin 2017, aux deux wilayas d’Oran et Constantine », a annoncé hier le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui. Le nouveau système numérique permettra « au citoyen de formuler à partir de son domicile la demande de sa carte d’identité ou son passeport qui lui seront délivrés par la commune sans qu’il ait besoin de fournir un quelconque dossier mais seulement en se référant à son numéro d’identification nationale (NIN) dans la base de données du ministère de l’Intérieur ». Selon ses propos rapportés par l’agence officielle, « la commune d’Alger centre sera une commune pilote numérique par excellence avant la fin du mois de janvier 2017 ».

Publié dans Actualité
mardi, 03 janvier 2017 00:00

L’internet mobile plus cher !

C’est l’une des mauvaises surprises qui attend les citoyens avec l’entrée en vigueur des dispositions de la loi des finances 2017. L’internet mobile et tout ce qui va avec devraient en principe connaitre une huasse substantielle. Motif ? Le passage de la tranche de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée aux fournitures d’accès internet, en dehors des connexions fixes (de type ADSL),  de 7 à  19%.  Autrement dit, la taxe sur l’internet mobile a été augmentée à son plus haut niveau. De fait, les fournisseurs de ce type de services devront forcément faire payer la note à leurs clients à travers une majoration de leurs prestations pour amortir cette hausse très sensible  de la taxe. Il est donc fort possible que le prix d’accession au data (données internet mobile) soit plus cher à compter de ce mois tant on voit mal les opérateurs de téléphonie mobile supporter seuls la charge. Aussi, les fameuses recharges appelées «flexy» pour Djezzy, «Storm» pour Ooredoo et «Arseli» pour Mobilis vont sûrement coûter plus cher. En effet la LF 2017 applique désormais une nouvelle taxe fixe de 7% sur tous les chargements prépayés. Il y est précisé que cette taxe est applicable «quel que soit le mode de chargement». Pour rappel, et avant l’entrée en vigueur de la loi de finances 2017, les pouvoirs publics appliquaient le régime le plus réduit en termes de TVA  aux services de l’internet mobile. On est donc passé du simple au plus du double ! Tout compte fait, c’est toute la gamme des services internet mobile qui sera impactée par cette hausse de la TVA. Une mesure incompréhensible alors que sous d’autres latitudes, l’accès à l’internet est devenu presque gratuit. Déjà que cette technologie qui facilite la vie des citoyens n’est pas à la portée de tout le monde. Dans certaines régions de l’Algérie profonde, c’est même un luxe d’avoir internet sur son téléphone quand l’eau courante n’est pas garantie… Il va de soi que ces mesures forcément impopulaires contredisent le discours du Président de la république qui encourage la démocratisation de l’internet en Algérie. Lors de son intervention au dernier Conseil des ministres, le chef de l’Etat avait même demandé aux responsables du secteur de faire en sorte de rendre le débit d’internet plus fort. Mais la majoration de la TVA risque de provoquer l’effet contraire et pousser de nombreux usagers à ne plus utiliser cette technologie en raison de la hausse de son prix. Il ya par ailleurs un vrai risque que les pouvoirs publics ne contrarient leur propre programme de numérisation des services. Le «E payement» qui a été déjà reporté à 2018 n’est apparemment pas pour demain. Plus que jamais la fracture numérique reste béante en Algérie où l’on continue à taxer tout ce qui tire le pays vers le haut (livre et internet…) et on laisse les maquignons de tout acabit ramasser des fortunes sans payer le moindre sou à l’Etat.

Imane B

Publié dans Actualité

On l’a déjà dit, les deux ailes la jeunesse libre et les femmes démocrates du RCD, donnent des ailes au parti en lui insufflant un nouveau souffle inespéré. Et la fin de semaine écoulée, c’est la seconde organisation du parti, dédiée à la gente féminine, qui a été, cette fois-ci, à la conquête du grand Sud. En effet, elles étaient pas moins de quatre femmes cadres du parti, une du secrétariat national Ouassila Boughari et les trois autres, Zineb Djemaâ, coordinatrice nationale des Femmes démocrates, Chafea Amiri et Rania Malek, membres du bureau national de l’aile féminine, à animer  une rencontre avec les militantes et sympathisantes de la région de Tamanrasset à la bibliothèque El-Baradi, à laquelle ont pris part de nombreuses femmes. Intervenant en premier dans cette manifestation, la première du genre dans le Sud du pays, Wassila Boughari, jeune avocate de Chlef, a longuement relevé les contradictions du code de la famille avec les fondements de la Constitution algérienne qui prônent l’égalité des sexes devant la loi et exigent que l’Etat et la société protègent la famille, et l’enfance. La conférencière a expliqué longuement sur quoi repose le code de la famille à commencer par les conditions de mariage la polygamie ainsi que les modalités de divorce qui freinent l’évolution sociale de la femme, car ne tenant pas compte des mutations de la famille où la place de la femme a sérieusement évolué. Me Boughari a également intervenu sur le Fonds des pensions alimentaires et les conventions internationales pour la protection de la femme que l’Algérie n’a jamais respectée. La secrétaire nationale du parti a clos son intervention sur l’importance de la participation de la femme dans les luttes démocratiques au sein de la société et le rôle que joue le RCD pour renforcer le leadership féminin a travers la création d’une aile féminine, tout en appelant les femmes à la mobilisation lors des prochaines échéances électorales et du congrès du parti. Quant à Zineb Djemea, cette universitaire élue à l’APC de Mchedallah, de la wilaya de Bouira et coordinatrice nationale de l‘Organisation des Femmes Démocrates du RCD,  elle a  insisté sur l’importance de l’implication effective de la femme en politique et la lutte que doivent mener les femmes contre leur marginalisation dans les centres de décision. Pour Chafea Amiri, membre de la même organisation féminine, sa communication a été axée sur le volet organique  et le fonctionnement de l’aile féminine et ses objectifs, alors que sa camarade du bureau national  Rania Malek, a fustigé le quota des 30% attribué aux femmes et rappellera la revendication du RCD pour la parité, brocardant ainsi la politique du pouvoir en place qui emploie souvent “la question de l’émancipation de la femme tantôt pour l’obtention de cautions démocratiques vis-à-vis de l’étranger, tantôt pour des considérations internes s’agissant des concessions faites aux lobbies les plus rétrogrades”. Au terme de la rencontre, après un débat riche et fructueux, la coordinatrice nationale des Femmes Démocrates a procédé à l’installation de la coordinatrice régionale de l’aile féminine pour Tamanrasset, en la personne de la jeune militante Tifar Filyas. A noter que les Femmes Démocrates du RCD ont eu à organiser, il y a quelques semaines, une grande rencontre de femmes à Béjaïa qui a regroupé près de 300 femmes des tous les secteurs de l’activité et se préparent à organiser prochainement deux autres rencontres similaires, à Boumerdes et à Sétif. Un fait, enfin, qui mérite d’être noté : les quatre femmes cadres du RCD se sont déplacées à leurs propres frais et par bus (30heures de voyage à l’aller et autant au retour), jusqu’à Tamanrasset. Un geste que les cadres militants du parti dans la capitale de l’Ahaggar ont fortement apprécié et n’ont d’ailleurs pas hésité à le répercuter sur la Toile.

A.K.

Publié dans Actualité
mardi, 03 janvier 2017 00:00

Ghoul refuse les alliances

Lors d'une conférence de presse tenue au siège de son parti, Ghoul a déclaré que "TAJ est structuré et présent sur tout le territoire national" affirmant "qu'il ne s'alliera à aucune autre formation politique avant les prochaines législatives auxquelles il participera seul et avec ses candidats". "TAJ n'est pas contre des alliances avec des partis politiques, qu'ils soient pro gouvernementaux ou de l'opposition", a-t-il ajouté précisant que la seule condition est que ces alliances "visent à servir l'intérêt du pays et son édification et non pas l'atteinte à sa sécurité et sa déstabilisation". Il a indiqué dans ce contexte, que "des instructions ont été données pour permettre aux jeunes de représenter 80% des candidats" sur les listes du parti, appelant à "empêcher l'interférence de l'argent dans les listes électorales". Il a ensuite appelé le gouvernement à "accélérer la concrétisation des procédures relatives à l'investissement notamment la lutte contre la bureaucratie pour faciliter les transactions bancaires aux entrepreneurs et à prendre des mesures rigoureuses pour mettre un terme à la spéculation des prix". Le président de TAJ a appelé en outre à "ne pas céder aux rumeurs alarmistes qui visent à entraîner la rue dans les grèves et les dérapages", estimant que de "tels actes sont à même, en cas d'accumulation, de conduire à de graves dérapages".

R C.

 

Publié dans Actualité

Les projections budgétaires pour l’année 2017, et au-delà - puisque la loi de finances de l’année est prolongée dans ses prévisions jusqu’à 2019- ne font aucune référence aux effets des dégrèvements douaniers touchant les produits importés du territoire de l’Union Européenne. Cela paraît paradoxal que, dans un moment crucial de l’évolution de l’économie nationale, caractérisé par une recherche effrénée de recettes fiscales, parafiscales et douanières, l’on fasse abstraction des avantages douaniers dont bénéficie, depuis septembre 2005, tout une nomenclature de produits provenant de l’UE.  S’agissant des produits agricoles, le nouvel accord prévoit un réaménagement de certains contingents préférentiels de l’UE pour les produits agricoles, et produits agricoles transformés. Cette procédure résulte de l’Accord d’association signé entre l’Algérie et l’Union Européenne en 2002, accord dénoncé par une partie de la classe politique et des experts nationaux en raison du manque de maturité et de compétitivité des entreprises algériennes face aux produits européens. Les dégrèvements prévus sont progressifs, ouvrant initialement la voie à une zone de libre-échange en 2017. Voyant l’échéance se rapprocher sans que l’économie algérienne puisse soutenir réellement la concurrence et sans que les entreprises européennes accélèrent leur implication  dans des investissements productifs et créateurs d’emplois, les autorités algériennes avaient sollicité et négocié la prorogation du délai devant laisser place à la zone de libre-échange.  Le nouvel accord, signé en 2012, entre l’Algérie et l’Union Européenne, portant sur le renvoi de la levée des barrières tarifaires vers 2020, au lieu de l’échéance initiale fixée à 2017, est le résultat de trois années de négociations échelonnées sur plusieurs rounds. L’idée de la révision de l’accord initial s’est imposée à la partie algérienne dès l’amorce de la 4e année, au vu de plusieurs dysfonctionnements induits déjà par cette phase de préparation de la zone de libre-échange. Les pertes subies par notre pays rien que pour cet intervalle de temps auraient dépassé 2,5 milliards de dollars par an (en termes de tarifs douaniers dont l’Algérie exonère les produits en provenance du territoire de l’Union Européenne).  S’agissant des produits agricoles, le nouvel accord prévoit un réaménagement de certains contingents préférentiels de l’UE pour les produits agricoles, et produits agricoles transformés. Il s’agit de 36 contingents agricoles à l’importation en Algérie, qui bénéficient de franchise de douanes, qui ont fait l’objet de suppression ou de réaménagement.  Si le calendrier du démantèlement tarifaire était maintenu dans sa configuration initiale de 2002, l’Algérie aurait subi une perte de 8,5 milliards de dollars de recettes de Trésor jusqu’à 2017, selon des estimations officielles, rendues publiques par l’APS. Ces estimations étaient basées sur une simulation avec une facture constante des importations en provenance de l’UE sur la période allant de 2010, date du gel par l’Algérie du processus de démantèlement, à 2017. Les pertes que subit le Trésor public du fait du régime douanier préférentiel accordé à plusieurs gammes de produits européens, sont logiquement prises en compte dans les calculs de recettes fiscales pour la période 2017-2019 concernée par le nouveau cadrage budgétaire. Cependant, elles ne sont pas individualisées en tant que telles. Ce qui permet de faire passer en douceur les dégâts d’un accord que beaucoup d’experts algériens disent qu’il était mal négocié.    

Amar Naït Messaoud

Publié dans Actualité

Le partenariat économique algéro-russe s’annonce prometteur pour cette année, conséquence de nombreux accords bilatéraux signés en 2016. Une année marquée par un échange de visites entre responsables des deux pays couronnée par celle d’Abdelmalek Sellal à Moscou en avril dernier. C’est, en fait, la concrétisation de la Déclaration de partenariat stratégique signée en 2001 à l’occasion de la visite du président Abdelaziz Bouteflika en Russie, Alger et Moscou ont imprégné une nouvelle dynamique à leur coopération bilatérale. La visite officielle du Premier ministre algérien au printemps dernier à Moscou, a, quant à elle, constitué l’événement-phare de l’année 2016, consacrant une intense activité et des échanges de visites de délégations des deux pays. Tout cela a été marqué par la signature de plusieurs accords dans les domaines de l’habitat, du nécléaire civil , les nouvelles technologies, la culture et la communication.L’objectif affiché de part et d’autre était celui de relancer les échanges commerciaux qui  étaient en berne avaient atteint seulement 885 millions de dollars en 2015.En ce qui concerne  les investissements on a assisté à un nouvel élan avec l’organisation d’un forum d’affaires, en marge de la visite de  Sellal, en présence de près de 500 opérateurs économiques russes et algériens.Un mémorandum d’entente et de coopération économique entre l’Algérie et la Russie a été signé, confirmant la volonté des deux pays d’asseoir sur des bases solides un partenariat pérenne et mutuellement avantageux. A cette occasion, le Premier ministre algérien avait annoncé que des mesures réglementaires concrètes ont été prises en Algérie pour encourager l’investissement et le partenariat, améliorer le climat des affaires et lever tous les obstacles. Au cours du forum de Moscou, des hommes d’affaires algériens ont approfondi des pourparlers avec leurs homologues russes sur des projets définis préalablement dans les précédents forums ou conseils d’affaires tenus dans les deux capitales. Les secteurs ciblés sont aussi nombreux que variés: L‘agroalimentaire, la santé, les infrastructures de base, l’immobilier, les transports, l’industrie lourde et légère ainsi que les hautes technologies.Par ailleurs la capitale russe a abrité le 25ème Salon «World Food Moscow» au cours duquel plus de vingt exportateurs algériens de produits agro-alimentaires ont participé. Cette manifestation qui  rassemble, chaque année, des entreprises de plus de 60 pays, a permis aux entreprises algériennes d’évaluer les opportunités offertes pour pénétrer le marché russe à travers la promotion du label algérien auprès de nombreux partenaires étrangers.  Le prochain Marché international de l’agroalimentaire de Moscou est très attendu par les exportateurs algériens qui y voient une bonne opportunité pour promouvoir le label algérien en Russie et dans les pays de l’Asie centrale. Chaque pays exposant disposera d’un espace de 100 m2 pour exposer et vendre à longueur d’année sa palette de produits. En février dernier, le ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov, a effectué une visite à Alger au cours de laquelle il a indiqué que la Russie et l’Algérie ont défini des plans et des projets concrets dans le domaine de la coopération commerciale, économique et militaire, proposant des formes concrètes de coopération entre les ministères et les milieux d’affaires des deux pays.Sur le plan politique, l’Algérie et la Russie enregistrent une forte convergence de vue sur diverses questions grâce à une concertation et une coordination ancrées dans le passé . Abdelmalek Sellal l’avait clairement exprimé lors de sa dernière visite en Russie en notant que les deux pays partagent les mêmes points de vue dans la plupart des questions qui se posent actuellement, mettant en exergue la longue histoire d’amitié et de solidarité qui caractérise les relations entre l’Algérie et la Russie.     

D.S.

Publié dans Actualité

L’accord sur le pétrole est entré, officiellement, en vigueur. Depuis dimanche 1er janvier, les membres de l’Opep et plusieurs pays non-membres mettent en œuvre les accords de réduction de leur production. L’Opep et 11 autres producteurs majeurs (dont la Russie) ont convenu, en septembre dernier, à Alger, de réduire l’offre de brut de 1,8 million de barils par jour (bpj). Si elle est correctement appliquée, cette décision devrait contribuer à rééquilibrer le marché qui souffre jusqu’à présent d’une surabondance de l’offre, à l’origine de l’effondrement des cours. Pour veiller au respect de l’accord, un comité de surveillance a été mis en place. Une majorité d’analystes anticipent une poursuite de la remontée des cours de l’or noir, cette année. Les plus optimistes estiment qu’il pourrait atteindre le seuil des 60 dollars, dès le premier semestre 2017. Mais le retour annoncé du schiste américain (les investissements dans le secteur ont repris) et une hausse du dollar pourraient contrarier la reprise des cours de l’or noir.

Publié dans Actualité

Le secteur de l'habitat a maintenu en 2016 une cadence soutenue dans le lancement et la livraison des projets de logements, en dépit des difficultés financières engendrées par la chute drastique des cours de pétrole. Alors que le recul des revenus du pays a nécessité le report ou l'annulation de plusieurs projets dans d'autres secteurs, celui de l'habitat est resté à l'abri de ces mesures, sachant que le nombre de logements en cours de réalisation, est de 1.049.603 unités. Les enveloppes financières consommées au profit des projets de logements jusqu'à novembre dernier ont été estimées à près de 426 milliards de dinars dont la moitié a été consacrée aux logements sociaux. Le ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de la ville, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé à maintes reprises que son secteur occupait une place prioritaire dans les transferts sociaux, à l'instar des secteurs de la santé et de l'éducation, soutenant que "le programme du Président de la République sera poursuivi jusqu'au dernier logement" et qu'"aucun projet ne sera annulé". Cette dynamique s'est traduite par des opérations massives de remise des clés dans le cadre du programme de location-vente (AADL), formule populaire chez les ménages de la classe moyenne. Le rêve des souscripteurs AADL 2001-2002 d'accéder à un logement décent est devenu réalité après 14 ans d'attente, et ce, dans plusieurs wilayasdu pays.Cette opération s'est étendue aux souscripteurs 2013 inscrits via  internet avec la remise des clés de plus de 1.000 logements AADL dans la wilaya de Khenchela première à bénéficier de ce programme 2013. Globalement, l'Agence pour l'amélioration et le développement du logement (AADL) a distribué 10.436 unités entre janvier et novembre 2016, tandis que ses prévisions indiquent que le reste des souscripteurs au programme 2001-2002 auront les affectations d'ici, le 15 janvier 2017, alors que tous les projets qui leur sont destinés seront finalisés avant mars prochain. Cela permettra de fermer définitivement les dossiers des anciens souscripteurs et d'avancer dans la procédure commerciale des postulants de 2013.Par ailleurs, une augmentation des prix de logements AADL de 23%  a été décidée pour les souscripteurs inscrits via internet en 2013 (AADL 2). Cette décision a été justifiée par la hausse du coût de réalisation du logement (matériaux de construction, salaires de la main-d'œuvre, charges sociales...).Quant à la formule du Logement public locatif (social), qui se taille la part du lion dans le programme sectoriel, les chiffres officiels indiquent que plus de 477.460 unités sont en cours de réalisation.Durant les neuf premiers mois de l'année, 75.646 logements sociaux ont été livrés, d'après les données du ministère qui a prévu de boucler 2016 avec100.000 unités dans cette formule, destinée aux catégories sociales défavorisées et dépourvues de logement ou logeant dans des conditions précaires ou insalubres. Le ministère a tablé sur un bilan global de livraison qui avoisine 300.000 logements, tous types confondus, pour 2016, soit l'équivalent de ce qui a été réalisé en 2015.Cette dynamique a été accompagnée par le renforcement des moyens de contrôle des demandes de logements, avec la collaboration du ministère de l'Intérieur et des collectivités locales, de la Direction général des impôts,de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS)et de la Caisse nationale de sécurité sociale des non salariés (CASNOS), et ce afin de démasquer les fraudeurs.Dans ce sens, M. Tebboune a déjà souligné la nécessité d'intensifier les opérations de contrôle pour passer au crible les souscripteurs des différentes formules de logement, à l'effet de garantir "la justice sociale et la transparence dans la dépense de l'argent public".

Publié dans Actualité
mardi, 03 janvier 2017 00:00

Naftal voit grand

Le plan de développement 2017-2030 de Naftal nécessite une enveloppe financière de 564 milliards de dinars a affirmé hier le directeur de planification, de stratégie et d'économie de cette entreprise, Mohamed Benchoubane.Avalisé en 2016, ce projet de développement s'articule essentiellement autour du développement et de la modernisation des infrastructures de stockage et du réseau de transport par canalisation des carburants et du GPL, a-t-il fait savoir lors de sa présentation de ce plan de développement. Il s'agit également de développement et de modernisation du réseau des stations-service, de développement et de la promotion des carburants propres et de la diversification des activités et services de Naftal à travers le partenariat ainsi que de la mise en place d'un nouveau système d'information, a précisé M. Benchoubane. Dans cette optique, Naftal table sur une autonomie nationale de stockage en carburants de 30 jours, soit un volume de 2,1 millions m3 à l'horizon 2020, contre 10 jours d'autonomie pour un volume de 0,7 million m3 actuellement, soit le triple de ses capacités actuelles. Le développement du réseau des stations-service nécessite une enveloppe de 203 mds DA et l'augmentation de ses capacités de stockage devrait coûter 152 mds DA, tandis que 102 mds DA devraient être mobilisés pour la réalisation et la rénovation des canalisations. Sur l'enveloppe globale de 564 milliards DA, Naftal compte contracter un emprunt à long terme d'un montant de 283,2 mds DA pour le financement des projets stratégiques inscrits dans ce programme, soit plus de 50% du montant total. Quant aux fonds propres de l'entreprise, ils devraient assurer l'autofinancement de ceux inscrits pour la période 2017-2021, a fait savoir le même responsable. Dotée d'un capital social de 15,65 mds DA, cette filiale de Sonatrach emploie actuellement plus de 31.000 travailleurs. 

Publié dans Actualité
mardi, 03 janvier 2017 00:00

Émeutes et saccages

Grève générale et… malheureusement émeute. A peine entrée en vigueur, la loi de Finances 2017 enregistre les premières protestations du front social. Annoncée depuis quelques jours par les réseaux et à travers des affichages dans certains lieux publics, la grève générale des commerçants a été largement suivie seulement dans deux wilayas du Centre et de l’Est du pays. Dès les premières heures de la matinée, les villes et les villages des wilayas de Bejaia et de Bouira étaient presque morts. Les commerçants ont tous fermé boutiques, en surprenant ainsi l’ensemble des habitants. Si à Bouira, le mouvement a été globalement pacifique avec seulement un grève générale de tous les commerçants, à Béjaia la protestation contre la pression fiscale et la cherté de la vie a vite tourné aux affrontements et par endroits aux émeutes. Selon des témoignages des internautes l’atmosphère est tendue au centre-ville de Bejaia devenu le théâtre de violents «échanges» entre les forces de sécurité, massées en nombre, et des jeunes émeutiers visiblement décidés à en découdre. Les émeutes se sont poursuivies jusqu’à une heure tardive dans la soirée d’hier. Durant toute une journée, apprend-on auprès de témoins oculaires, des casseurs s’en sont pris comme d’habitude aux édifices publics et saccagé des voitures qui appartiennent même à des particuliers. Les scènes se déroulent notamment aux alentours du siège de la wilaya où étaient embusqués des groupes de jeunes issus des quartiers populaires avoisinants. Pour tenter de mettre un terme à cette émeute, les forces de sécurité ont été obligées d’user du gaz lacrymogène pour tenter de disperser les manifestants. Au moment où nous mettons en ligne, des escarmouches se poursuivent ici et là dans les différents quartiers de la ville de Bejaia. Les premiers à avoir appelé à la grève ce sont les commerçants de la wilaya de Tizi-Ouzou. Après une première action réussie durant le mois de décembre dernier, ces derniers ont prévu de débrayer à nouveau à l’occasion du nouvel an, avant d’annuler leur action. A Alger, des commerçants ont également prévu de baisser rideaux durant la journée d’hier avant de surseoir à cette décision sur pression des autorités et de l’UGCAA qui met en garde contre « un plan étranger visant à déstabiliser le pays ». En tout cas, les actions enregistrées dans les wilayas de Bejaia et de Bouira mettent déjà la pression sur le pouvoir qui craint une généralisation de la protestation qui pourrait donner naissance à un octobre 88 bis. L’entrée en vigueur des nouvelles hausses de prix, notamment ceux des carburants, crée déjà un climat de contestation chez les automobilistes et les transporteurs publics. 

Samir Rabah

Publié dans À la une
Page 1 sur 4

Quotidien indépendant d’information édité par la E.U.R.L. Hippone Edition et Communication.

Rédaction & Publicité : 6, Place Tarek Ibn Ziad - Annaba

Rédaction: Tél & Fax : 038.45.90.15

Publicité: Tél-Fax : 038 45.90.16

Bureau de Constantine : Maison de la Presse Tél/fax: 031.61.60.79 

Bureau de Souk-Ahras : 8, place de l’Indépendance (ex place Thagaste )
Tél - fax : 037 31.08.53

Bureau de Skikda : 6, Rue Mostefa Benboulaïd  - Tél : 038 76.57.85