Filtrer les éléments par date : mercredi, 04 janvier 2017

Les événements violents enregistrés dans la wilaya de Béjaïa et certaines localités de Bouira continuent de faire réagir la classe politique. Ainsi, après le RCD, le FFS réagit en appelant à la vigilance. Le plus vieux parti de l’opposition exprime son inquiétude et affirme suivre « avec beaucoup d’attention l’évolution de cette situation porteuse de risques, de développements chaotiques ainsi que les tentatives de faire basculer la wilaya dans la violence ». Dans une déclaration rendue publique avant-hier par son bureau fédéral, le FFS critique ouvertement le pouvoir politique auquel il reproche son obstination « à s’opposer à toute alternative politique démocratique et à une sortie de crise consensuelle ainsi que son acharnement à détruire les cadres d’organisation et de débats citoyens. Pour ce parti, c’est cette obstination et cet acharnement qui poussent certaines catégories de la population à recourir à la violence. Le FFS rappelle le caractère hautement pacifique de son action et de sa volonté de changement. « Le FFS a milité, il milite et il militera pour le droit de grève et de la manifestation pacifique pour exprimer les doléances légitimes de la population. Il a toujours appelé les algériennes et les algériens à se mobiliser et à s’organiser pacifiquement pour revendiquer leurs droits tout en faisant preuve de lucidité, d’esprit de discernement et de rejet de la violence », a-t-on souligné dans le même communiqué. Le plus vieux parti de l’opposition appelle la population et particulièrement les jeunes de notre wilaya à la vigilance pour déjouer les manœuvres des apprentis sorciers. Il renouvelle sa proposition de concertation et de dialogue en vue de réaliser un consensus national seule alternative à la dictature de la violence d’où qu’elle vienne. De son côté, Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, dit craindre le pire, en ironisant sur le slogan du pouvoir selon lequel l’Algérie est un « exportateur de stabilité ». « Les dernières 24h, le pays entre dans une tourmente qui peut s’avérer gravissime. Pour le moment, seules quelques wilayas du centre avec Béjaïa et Bouira en particulier, vivent une forme d’insubordination civile avec une violence relativement contenue. Qu’en sera-t-il dans les heures et les jours qui viennent ? La révolte pourrait être contenue, mais la déstabilisation est inévitable », a affirmé ce responsable politique qui boycotte les prochaines législatives. « Les autorités publiques semblent effarées devant ce mouvement de colère qui risque de faire tâche d’huile et qu’elles n’ont pas su éviter. C’est que les prémices étaient là depuis des semaines, voire des mois, sans que le gouvernement n’en tire les bonnes conclusions. Aux tentatives de banalisation de la situation de M. Sellal dans son dernier discours « hors sujet », la population vient de répondre en réitérant sa motion de censure à un gouvernement gravement défaillant sur tous les plans », a-t-il poursuivi en regrettant que « dans cette période difficile au plan financier et économique pour le peuple, les gouvernants continuent leur politique arrogante en affichant les figures emblématiques de la corruption qui ont saigné le pays et pensent aller impunément vers des élections législatives préfabriquées ». Soufiane Djilali met en garde contre les conséquences de l’entêtement de M. Bouteflika à rester au pouvoir pour un cinquième mandat quoi qu’il en coûte à ses concitoyens. « le soutien qu’il a obtenu des milieux politiques et affairistes sans conscience patriotique, l’effondrement des valeurs morales au sein des appareils de l’Etat, les atteintes aux libertés et aux droits des citoyens, la politique de fuite en avant au plan économique et social… tout cela mènera inéluctablement le pays vers le moment fatidique où les ressorts internes à ce système se briseront », a-t-il ajouté en craignant le pire pour le pays.

Yanis Belmadi

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jeudi, 05 janvier 2017 00:00

Le calme revient à Béjaia

Après deux jours de grève où il y’avait une large adhésion des commerçants et des transporteurs de voyageurs, les choses commencent à revenir à la normale depuis hier dans certaines localités de la wilaya de Béjaia. En effet, au niveau du chef-lieu de la wilaya, les commerçants ont repris leur activité dans plusieurs quartiers de la ville en décidant de rouvrir leurs boutiques et magasins et ce, dans des conditions normales et ce, alors que certains d’autres ont préféré encore poursuivre leur mouvement préférant attendre encore et ce, craignant des représailles qui pourraient intervenir à tout moment. Les transporteurs de voyageurs ont assuré leur activité le plus normalement du monde et sans perturbations. Au niveau de la vallée de la Soummam, les choses commencent à revenir à la normale après l’appel lancé par les commerçants par le biais d’un communiqué en appelant les commerçants à reprendre le travail et ne pas donner beaucoup d’importance à l’appel anonyme à la grève générale. D’ailleurs, nous avons constaté que plus de 50% des commerçants de la localité d’Akbou ont décidé de rouvrir leurs portes. Même cas pour les régions de Sidi Aich et Tazmalt où les commerçants ont repris leur activité au même titre que les transporteurs de voyageurs. Cependant et contrairement à Béjaia et les régions de la Vallée de la Soummam, les communes du littoral de la wilaya de Béjaia à l’image de Tichy, Aokas, Souk El Tenine, Derguina et autres ont poursuivi leur mouvement de grève ainsi que les localités de Kendira et Barbacha où les commerçants ont baissé rideau ainsi que les transporteurs de voyageurs qui n’ont pas repris le travail. Ce qui a suscité une grosse colère chez les citoyens d’autant plus que les travailleurs ont été contraints de rester chez eux vu l’absence des moyens de transport. Il est à signaler que le calme est revenu hier dans la journée au chef lieu de la wilaya qui a connu quelques échauffourées dans la soirée de la veille. Il est important de signaler que les sages ont décidé de s’impliquer davantage en lançant des appels à la sagesse pour éviter des actes de saccage.

Lhacène H.

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jeudi, 05 janvier 2017 00:00

Servilité

Ça y est ! La presse marocaine n’a pas beaucoup tardé pour se saisir des troubles à l’ordre public qu’ont connus quelques localités algériennes afin d’exprimer tout le mal qu’elle pense de l’Algérie. Certains journalistes se sont carrément « éclatés » et ont donné libre cours à une haine viscérale qui en dit long sur  leur état de servilité illimitée aux sous-traitants du Makhzen. Le fait n’est pas nouveau. Il a toujours été ainsi, sauf que cette fois, les scribouillards de sa « majesté le commandeur des croyants » sont allés trop loin dans leurs spéculations anti-algériennes. Leurs élucubrations forcenées laissent apparaitre un sentiment de réjouissance. Ils jubilent presque en souhaitant que l’Algérie s’embrase et se transforme en un enfer. Ils ne l’expriment pas en termes clairs, mais leur manière de travestir l’objectivité le laisse suggérer et de tordre le coup à l’éthique professionnelle. C’est perfide et immoral comme comportement, et c’est le moins que l’on puisse à dire à propos de ces écrits « mal léchés » dont les auteurs semblent impatients de voir l’Algérie à feu et à sang.  Mais ce n’est guère surprenant de la part de quelques spécialistes de la courbette qui ne cherchent qu’à faire plaisir au roi et à ses courtisans, puisque ce n’est qu’à travers cette attitude servile qu’ils atteignent le bonheur suprême. Il y a une année, Tahar Benjelloun, considéré comme un intellectuel de premier plan, s’est essayé lui aussi à cet exercice. A l’inverse des Algériens, Mohamed Arkoun, Rachid Boudjedra, Rachid Mimouni et Mouloud Mammeri qui ont séjourné au Maroc et aimé ce pays sans le moindre complexe, et qui ont pourtant connu ses « devantures »  et ses « arrière-cours », l’auteur franco-marocain s’est laissé entrainer dans une diatribe anti-algérienne qui laisse perplexe quant à ses motivations. L’auguste membre de l’académie Goncourt  s’en est pris violemment à l’Algérie en utilisant un procédé et un lexique indigne de son statut littéraire.  Si les Marocains avaient eu la liberté de choisir entre lui d’un côté, et Abraham Serfaty et Abdellatif Laâbi de l’autre, ils n’auraient pas hésité un seul instant. Serfaty et Laâbi, les vrais porte-paroles de l’âme marocaine ont su, à une certaine époque, dénoncer les fourberies d’un absolutisme marocain  hanté et traqué par le fantôme d’Abdelkrim El Khettabi, et ouvrir les yeux du monde sur les souffrances des « morts-vivants » de Tazmamart, le bagne de triste mémoire. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui des amuseurs du roi aux têtes baissées.

Mohamed Mebarki

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jeudi, 05 janvier 2017 00:00

Les jeunes disent non

La population n’a pas attendu les différents appels au calme et à la vigilance, lancés par des partis de l’opposition et quelques personnalités nationales, pour se manifester et démontrer à tous ceux qui en doutent encore, qu’elle sait faire face aux événements quelle que soit leur teneur. Mieux, elle possède en plus l’intuition et le réflexe qui lui permettent d’adopter une attitude citoyenne et responsable lorsque l’actualité l’exige, sans qu’elle n’ait besoin d’une tutelle. Cultivant une extrême méfiance envers les partis, la société civile a toujours reproché à certaines formations politiques leurs choix sélectifs des thèmes qui pourraient éventuellement servir leurs intérêts électoraux. Elle n’a donc attendu ni le feu vert des pouvoirs publics, ni le signal de partis pour la plupart embourbés dans leurs conflits internes. Ce qui s’est passé à Béjaïa et à travers quelques villes situées dans les périphéries de Tizi-Ouzou, de Boumerdès et de la capitale, elle a pris le temps de le « digérer » avant de l’évacuer. Les exemples proviennent de plusieurs villes, à commencer par celles qui ont été touchées par les troubles, où des citoyens se sont opposés à des tentatives de pillage menées par des bandes non identifiées. A Alger, et plus exactement à Bab El Oued, des citoyens ont affiché leur intention de barrer la route aux casseurs et aux semeurs de trouble ; à Tiaret, des habitants ont fait preuve d’une grande détermination pour mettre en échec des tentatives de casse.  A Béjaïa aussi, des jeunes et des moins jeunes se sont manifestés. A Constantine, les populations des quartiers périphériques sont en mode veille, rapportent des sources locales. Tout cela pour dire que contrairement aux formations politiques et à leurs leaders toujours figés dans leurs vieux réflexes à relents politiciens, la société civile a vite compris les enjeux et les risques que courrait le pays. Elle est passée à l’acte sans faire de bruit, calmement et dignement. L’indifférence n’est plus de mise, si on prend le temps d’observer cette attitude citoyenne. Ne constitue-t-elle pas en conséquence un indice fort révélateur d’une réelle prise de conscience qui, à ne pas en douter, pèsera lourdement sur le déroulement des prochaines élections locales ? En tous les cas, c’est un message que les pouvoirs publics et la classe politique sont tenus à prendre en considération. Les Algériens ont-ils enfin compris que le temps de la passivité est terminé ? Il est permis de le croire dans la mesure où cette fois-ci, les fausses informations distillées et les images préfabriquées par des sources anonymes et transmises par le biais des réseaux sociaux n’ont piégé personne. Bien au contraire, des internautes ont pu réagir au quart de tour pour démentir en temps réel les fausses informations diffusées essentiellement sur Facebook.  La riposte des internautes algériens vient de prouver qu’ils sont dotés d’un sens élevé de l’intérêt national. Ils viennent de démontrer que les Algériens ne sont pas de simples consommateurs du Web, et que ce moyen qui a fait plier de nombreux pays du tiers-monde principalement ne sera jamais un vecteur de subversion et de déstabilisation tant que des jeunes à la conscience vivace et vivante veillent au grain. Non, Facebook n’aura pas la « peau » de l’Algérie. 

Mohamed Mebarki 

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Après deux journées d'émeutes, où des casseurs s'en sont pris aux édifices publics et privés, la population de Sidi Aïch (wilaya de Béjaïa), excédée par ces comportements malsains, est descendue, ce soir, dans la rue, comme un seul homme, pour crier son ras-le-bol des saccages et du vandalisme. Les citoyens (photo) ont manifesté leur colère devant les destructions occasionnées à leur commune et ont demandé aux autorités d'agir avec force et sévérité, pour mettre fin à ces dérives. Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, la colère ne faiblit pas contre les émeutiers, accusés de vouloir mettre le feu à la "Maison Algérie". Des milliers de travailleurs condamnent, avec la plus grande énergie, ces manifestants qui usent de violence et que les internautes accusent de servir des agendas extérieurs. Il est vrai que des dizaines de témoignages concordants pointent du doigt des gangs, armés de bâtons et de couteaux, qui menacent les commerçants, leur intimant l'ordre de fermer leurs boutiques jusqu'au 7 janvier.

 

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 Abdérazak  Makri, a réagi, mardi dernier, sur sa page facebook,  aux violentes émeutes qui ont secoué  hier la ville de Béjaïa et d’autres localités de la wilaya. Le chef du MSP  met tout le monde dans le même sac, pouvoir et manifestants. Makri  pointe d’abord le doigt accusateur sur le pouvoir. Et  cela pour trois raisons qu’il énumère dans un ordre hiérarchique. Premièrement, pour « son échec   flagrant et chronique à bien gouverner, sa corruption, son incapacité à exploiter à bon escient les richesses du pays pour réaliser un développement économique  et paix sociale. » Pour le chef du MSP « la responsabilité du pouvoir est entière dans la situation de tension  actuelle et d’incertitude des citoyens quant à leur avenir et existence » Deuxièmement, le chef du MSP  accuse le pouvoir d’avoir délibérément « cassé les partis politiques représentatifs et influents et brisé la société civile pour les remplacer par des clientèles » incapables de parler à la société et de participer à sa canalisation. Troisièmement, Abdérazak Makri  s’attaque à ceux qui poussent à  la violence, ceux qui utilisent la violence et  « manipulent les manifestants pour des objectifs inavouables, personnels, régionalistes, de pouvoir, de l’intérieur et de l’extérieur du pouvoir ». Enfin, le leader islamiste s’en prend aussi aux manifestants eux mêmes « ceux qui utilisent la violence dans leur manifestations pour porter atteinte  à la stabilité du pays, sa sécurité, de façon délibérée ou inconsciente; »

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Le coût d'étiquetage en langue arabe à l'étranger des produits importés par l'Algérie est estimé à 3.000 euros pour chaque conteneur. C’est ce qu’a révélé, hier, le ministère du Commerce. Selon une évaluation faite par ce ministère, l'Algérie a importé 556.355 conteneurs toutes marchandises confondues en 2016.Sur cette base, ce département a indiqué que si l'on admettait que 35% seulement de ce nombre de conteneurs a fait l'objet de contrôle de la conformité, soit 194.725 conteneurs, et en tenant compte que le coût minimum de l'étiquetage en arabe à l'étranger est de 3.000 euros pour un seul conteneur (selon l'avis des professionnels ndlr), le coût global supporté par l'économie nationale fut de 584,175 millions d'euros en 2016 (équivalent de 65 milliards DA), ce qui constitue un surcoût pour le Trésor public, indique un responsable du ministère du commerce. Or, poursuit –il, le coût d'étiquetage serait beaucoup moins important s'il se faisait en Algérie, étant estimé à 9 milliards de DA (soit l'équivalent de 81 millions d'euros).En outre, ce coût en devises sera encore plus important si on rajoutait les frais supplémentaires engendrés par le blocage aux frontières (paiement des surestaries en devises), ce qui entraînera systématiquement un renchérissement des produits importés supporté par le consommateur final, note-t-il encore. Pour rappel, l'étiquetage obligatoire en langue arabe des produits importés est désormais permis sur le territoire national, sauf pour les produits alimentaires préemballés périssables, a indiqué une instruction récente du ministre du Commerce, Bakhti Belaïb.L'instruction a pour objet de permettre aux opérateurs économiques d’étiqueter en langue arabe au niveau de leurs usines ou établissements commerciaux ou dans les installations spécialisées d'une entreprise tierce, précise l’instruction qui a été adressée aux directeurs du commerce de toutes les wilayas du pays. Une mesure qui  vise à réduire les coûts à l'importation, de développer un nouveau segment d'activité sur le marché national (société de marquage, codage et étiquetage industriel) et de protéger le pouvoir d'achat des consommateurs. L’étiquetage en langue arabe des produits importés, obligatoire depuis 2009, était réalisé dans le pays de l'exportateur, sachant que la non application de cette mesure entraînait le renvoi de la marchandise vers le pays expéditeur, une situation engendrant un coût en devises pesant sur l'économie du pays. Selon la nouvelle instruction, l'opérateur procèdera à l'étiquetage en langue arabe des mentions obligatoires, sur une surface libre de l'emballage du produit, et ce, par un procédé admis en la matière de manière visible, lisible et indélébile. Les produits concernés par cette mesure feront l'objet d'une admission sur le territoire national en vue de leur étiquetage, tandis qu'un procès-verbal de retrait temporaire est établi par l'inspection aux frontières sur la base d'un engagement de l'importateur qui sera joint au dossier de demande d'admission. Ces opérations doivent être réalisées dans un délai d'un (1) mois à compter de la date de notification et de l'autorisation d'admission et du procès-verbal de retrait temporaire du produit. Ce délai peut être prorogé de 15 jours par le directeur de wilaya du Commerce territorialement compétent. Dès la fin de l'opération d'étiquetage, une autorisation de libre disposition du produit est délivrée à l'importateur par les services du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes concernés. Les dispositions de cette instruction ne s'appliquent pas aux produits alimentaires préemballés périssables.

D.S./Agence

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Le directeur de la législation et de la réglementation à la Direction générale des impôts (DGI), Mustapha Zikara a affirmé, mardi dernier, à Alger que les produits touchés par l'augmentation des prix du fait du relèvement de la TVA, connaîtront une hausse ne dépassant pas les 2% de leur prix initial. "La seule disposition à même de permettre des fonds supplémentaires au profit du Trésor est le relèvement de la TVA de 2% seulement", a-t-il déclaré en marge d'une journée d'information sur la Loi de finances 2017, organisée par la CACI. En effet, dans une note explicative, la Direction générale des impôts (DGI) avait donné tous les détails relatifs à l'augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui est passée de 17% à 19% pour le taux normal et de 7% à 9% pour le taux réduit, soulignant que cette modification sera sans impact sur les prix d’un bon nombre de produits alimentaires à savoir : le pain,  le lait, les semoules, l’huile à base de soja, les fruits et légumes, par contre les produits d’importation et ceux commercialisés par des redevables de la TVA, seront concernés par des augmentations. La DGi ajoute, dans le même document, que les autres produits et services exonérés par la TVA sont, entre autres, les moissonneuses-batteuses fabriquées localement, et le papier destiné exclusivement à la fabrication et à l'impression du livre, les contrats d'assurances de personnes et les opérations de crédits bancaires accordés aux ménages pour l'acquisition ou la construction de logements individuels.

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L'OPEP s'est enfin réappropriée son rôle de régulateur du marché pétrolier en conduisant une démarche visant à enrayer la chute des cours du brut. On doit cela grâce à l'Algérie, dont nul ne peut contester son rôle de cheville ouvrière. Une clé dans la mise en place d'un consensus pour arriver à un résultat aussi spectaculaire que celui de mettre d’accord tout le monde (OPEP et hors OPEP) sur la nécessité d’arriver à un consensus pour réduire la production et d’arriver par là même à relever les prix du baril de pétrole. Deux ans d'intenses discussions avec les principaux producteurs mondiaux comme l’Arabie saoudite et l’Iran sur la nécessité  de s’entendre à minima mais aussi à une concertation entre ceux qui font partie du cartel et ceux qui n’en font pas partie, l'Algérie a pu faire aboutir son initiative en septembre 2016 à Alger lors de la réunion extraordinaire de l'organisation pétrolière, donnant lieu à un accord historique de baisse de production à une fourchette de 32,5 mbj-33 mbj. Une baisse de nature à absorber le surplus de production généré essentiellement par un bond de la production pétrolière américaine avec l'extraction du pétrole de schiste, et le ralentissement économique en Europe et en Chine. L’Algérie a également joué un rôle très actif pour sceller l'accord historique d'Alger lors de la 171ème réunion ministérielle de l'OPEP du 30 novembre 2016 à Vienne. Elle avait présidé le Comité technique de haut niveau mis en place par l'OPEP à l'issue de la réunion d'Alger, l'Algérie a alors mis sur la table une proposition basée sur une réduction d'environ 1,1 mbj par l'OPEP et une baisse de 600.000 bj pour les pays non-Opep. Proposition aussitôt entérinée par le cartel pétrolier lors de cette réunion de novembre tenue à Vienne. Un accord a été trouvé consistant à baisser la production de 1,2 mbj pour ramener son plafond à 32,5 mbj applicable dès le 1er janvier 2017 pour six mois renouvelables. Il s'agit de la plus grande baisse depuis celle de 2008. Le marché pétrolier a, depuis, bien réagi puisque les cours du brut évoluent à leur plus haut niveau depuis un an et demi. Pour le ministre de l'Energie, Noureddine Boutarfa, avec l'Accord d'Alger, l'OPEP s'est réappropriée sa fonction de monitoring du marché pétrolier qu'elle avait perdue depuis plusieurs années. L'accord de baisse de production au sein de l'OPEP s'est renforcé avec l'adhésion de 11 pays non-OPEP, dont la Russie, qui se sont engagés à réduire leur production, dès janvier en cours, de 558.000 bj, portant à environ 1,8 mbj les volumes qui seront retirés du marché, de quoi accélérer le rééquilibrage du marché pétrolier mondial. En effet, avec l'entrée en vigueur de cet accord, l'Opep prévoit une amélioration des cours  durant cette année avec un rééquilibrage du marché vers la mi-2017. Dans une récente déclaration, M. Boutarfa s’est dit persuadé que les pays hors Opep respecteront leur engagement de réduire leur production de 558.000 barils/jour à partir de janvier en s’associant au pacte de limitation de production conclu avec les membres de l’Opep.

D.S.

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Dix-sept personnes, dont l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, sont classées comme high value individuals (HVI),  soit  « individus de haute valeur » par un document confidentiel de la Direction du renseignement militaire française daté de mars 2014,  a révélé le journal Le Monde hier. Cette liste de dix-sept personnes inclut aussi des hommes de Mokhtar Belmokhtar, des chefs de brigade d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), d’Ansar Eddine, et du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Parmi ces dix-sept HVI, quatre à cinq hommes, dont deux Algériens, ont été « neutralisés » depuis mars 2013.  Le 4 mars 2013, l’Algérien Abdelwahab Al-Harrachi aurait été tué par une frappe aérienne dans la région de l’Adrad Tigharghar. L’homme était le lieutenant de l’Algérien Abdelhamid Abou Zeid, qui a enlevé sept employés d’Areva et de Satom à Arlit, au Niger, en septembre 2010. Abou Zeid lui-même a été tué en février 2013 lors d’affrontements entre les forces françaises et tchadiennes. Le 8 mars 2013, le chef djihadiste malien Omar Ould Hamaha, beau-père de Mokhtar Belmokhtar et surnommé « Barbe Rouge », a été tué par les forces françaises. Le 10 mai 2014, l’émir d’Al-Mourabitoune, l’Égyptien Abou Bakr Al-Nasr, aurait été tué par une frappe française, selon la même source. Cette information est cependant contredite par une source Touareg « très au fait des activités djihadistes au Sahel » citée par Le Monde. Le Malien Ahmed Al-Tilemsi, un autre proche de Mokhtar Belmokhtar et dirigeant d’Al-Mourabitoune, aurait quant à lui été tué le 11 septembre 2014 lors d’une opération commando française, selon la source Touareg citée par le journal. Dans la nuit du 17 au 18 mai 2015, le Malien Abdelkrim Al-Targui, « le Touareg », qui avait joué un rôle dans les assassinats en 2013 de l’otage Philippe Verdon et des journalistes Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a à son tour été tué par les forces spéciales françaises. Parmi les dix-sept HVI, certains sont toujours en vie. Parmi eux, Mokhtar Belmokhtar, chef d’Al-Mourabitoune et d’AQMI, rescapé de plusieurs attaques dont une frappe française en décembre, et le Malien Iyad Ag Ghali, chef d’Ansar Eddine, groupe très actif au Mali.

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