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Dans la karia de M’cida commune de Messaoud Boudjeriou, il y a une absence quasi-totale des services de loisirs, comme les aires de jeu aménagées, salle de sport, maison de jeunes, centre culturel. Bref, tout ce  qui permet à un jeune de prendre du plaisir. Une situation devenue  une revendication légitime pour les jeunes de cette localité qui l’ont exprimé à travers les ondes de la radio locale pour dire leur colère aux responsables de la wilaya. Une réaction partagée par les habitants de la Karia qui se disent préoccupés  par  cet état de fait qui empêche leurs enfants de s’épanouir à travers la pratique d’activités sportives ou culturelles. En effet, rien n’a été fait, à ce jour, par les pouvoirs publics concernant, par exemple les équipements socio-éducatifs à même de leur permettre de s’occuper et d’éviter  de rester dans l’oisiveté avec tous les risques que cela entraîne comme la violence et la délinquance. Une préoccupation que le maire de la commune attribue au peu de moyens financiers de la mairie pour la réalisation de projets de loisirs conjugués, dit-il au manque de foncier. Nous sommes conscients du problème pour lequel nous avons mobilisé des crédits afin de réaliser une grande aire de jeu dans les mois à venir non sans rappeler la récupération de l’ancien siège de la garde communale, dont une partie a été aménagée en antenne administrative de l’APC et l’autre abritera un espace culturel. Un début de solution dont on attendra cependant la concrétisation, à partir des échos qui nous parviendrons de Kariat M’cida.

MA

 

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samedi, 07 janvier 2017 23:00

Renforcement en personnel et équipement

Il a fallu attendre prés d’une dizaine d’années (projet datant de 2007) pour la réception de la polyclinique pluridisciplinaire de Djebel-el-Ouahch sur les hauteurs de la ville des ponts. Inaugurée le 28 juillet 2016 par le ministre de la santé Abdelmalek Boudiaf, cette nouvelle structure de santé de proximité se voulait être un acquis considérable pour les riverains qui manquaient, jusque là d’un centre de soins à même de répondre aux besoins des malades. Un établissement qui devait fonctionner 24 h/24 en disposant des moyens humains et matériels pour réaliser les examens médicaux dans toutes les spécialités. Malheureusement, toutes ses promesses ne furent pas tenues jusqu’au jour d’aujourd’hui  ou l’on vient d’annoncer, quatre mois après l’entrée en service effective des équipements nécessaires et indispensables pour les analyses médicales, la radiologie numérique et la chirurgie dentaire. Selon Leila Lebcid, médecin chef, cette structure comprend 5 médecins qui seront renforcés d’ici peu par l’arrivée de médecins spécialistes pour répondre à la forte demande des patients. Toujours est-il, selon cette responsable, le ton est à l’optimisme avec l’acquisition de nouveaux équipements pour assurer une bonne prise en charge médicale de jour comme de nuit, comme annoncé par les responsables du secteur, avec à leur tête le ministre de la santé lors de l’inauguration de cette polyclinique. Cette forme d’assistance médicale assurée par la polyclinique pluridisciplinaire de Djebel  El Ouahch, permettra comme souhaité par les responsables du secteur, de réduire la forte demande de soins dispensée jusque là par le centre hospitalo-universitaire Benbadis de Constantine.

MA

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samedi, 07 janvier 2017 23:00

36 nouveaux membres élus

36 nouveaux membres constituent, depuis hier, le conseil de l’ordre des médecins de la région de Constantine. Dans une déclaration à la presse, le président du Conseil national de l’ordre des médecins, en l’occurrence Mohamed Bekkat Berkani, qui a présidé l’opération de renouvellement du bureau de Constantine, n’a pas manqué de réitérer l’objectif initial du conseil de l’ordre. C’est un cadre juridique de régulation et de contrôle  d’un métier qui n’est pas, dira-t-il, comme les autres. En s’adressant aux 36 nouveaux membre, il dira : vous êtes là pour veiller sur le respect des droits  des malades par les médecins traitants. Aucune négligence, sur ce plan, ne sera tolérée, martela-t-il. La détresse des malades dans certaines localités éloignées est la meilleure illustration des dysfonctionnements et des anomalies du système de santé dans notre pays. Un constat d’échec que M.Bekkat partage. Il suggère à ce que la nouvelle carte de santé nationale soit mise en service, dans les plus brefs délais.  S’il faut sanctionner un médecin pour négligence il faudrait le faire, estime le président du Conseil national de l’ordre des médecins, tout en respectant sa dignité. Pas de propos  injurieux à l’égard d’un médecin qu’il faudrait évaluer seulement sur sa prestation  technique, a-t-il tenu à souligner. Dans cet ordre d’idées, M.Bekkat a appelé à l’application des textes et des lois en vigueur. Nos hôpitaux ont besoin en urgence d’une « bonne dose » d’humanisme.

M.K

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Droukdel désavoue ensuite et marginalise Belmokhtar, qui rompt avec AQMI et crée une nouvelle unité au sein de sa katiba (brigade) des Enturbannés (cette unité est appelée “les Signataires par le sang”) Le retour de Mokhtar Belmokhtar, chef d’Al-Mourabitoun, au sein d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) en 2015 renforce Belmokhtar et AQMI, tous deux affaiblis par les attaques françaises et la concurrence de l’État islamique, explique une étude publiée vendredi 6 janvier par le chercheur Marc Mémier sur le site de l’Institut français des relations internationales (Ifri).  

La rupture de Belmokhtar avec AQMI en 2012

Belmokhtar quitte l’organisation fin 2012 suite à des désaccords avec Abdelmalek Droukdel, chef d’AQMI, lui aussi Algérien. Ces désaccords portent sur les prises d’otages, l’approvisionnement en armes, la sécurité des communications, mais aussi sur « la structuration de l’organisation ». Belmokhtar remet en effet en question la légitimité du commandement depuis la Kabylie sur le Sahel, et souhaite que soit établie une branche d’Al-Qaida au Sahel qui soit directement rattachée à Al-Qaida centrale, menée par Ayman Al-Zawahiri. Droukdel refuse cette proposition et imagine à la place une « union sacrée des groupes armés du Nord-Mali » pour instaurer un « État islamique de l’Azawad », explique l’étude.  Droukdel désavoue ensuite et marginalise Belmokhtar, qui rompt avec AQMI et crée une nouvelle unité au sein de sa katiba (brigade) des Enturbannés (cette unité est appelée « les Signataires par le sang »). Établi à Gao, au Mali, Belmokhtar se rapproche de groupes djihadistes non ralliés à AQMI. Parmi ces groupes, le MUJAO, mené par le Mauritanien Kheirou. En mai 2013, les Enturbannés et le MUJAO « signent conjointement pour la première fois un double attentat suicide » au Niger contre Areva et l’armée nigérienne. Trois mois plus tard, l’alliance des deux groupes est officialisée par la création d’Al-Mourabitoun en Libye, dont le nom est inspiré par celui de la dynastie des Almoravides, perçus comme les unificateurs des musulmans du Sahel et du Maghreb.

Pourquoi Belmokhtar est revenu au sein d’AQMI

La rupture entre Al-Mourabitoun et AQMI n’est cependant pas radicale, Belmokhtar et Droukdel maintiennent des relations, selon l’étude. À partir de 2013, les attaques par les forces françaises ont affaibli les groupes combattants dans la région et AQMI, qui décide de «recentrer ses activités en Afrique du Nord, en particulier en Libye et en Tunisie » qui, compte tenu de leur instabilité politique, sont vues comme « plus propices au djihad ». Droukdel, qui peine à s’imposer sur les troupes sahéliennes, appelle alors Belmokhtar, chef efficace et expérimenté d’un groupe de 200 à 250 hommes, à revenir au sein d’AQMI. Belmokhtar ne s’est jamais exprimé sur les raisons du retour d’Al-Mourabitoun au sein d’AQMI, mais l’étude émet plusieurs hypothèses. Certains combattants, comme Al-Sahraoui, membre d’Al-Mourabitoun, manifestent leur volonté de rallier l’État islamique. Aussi Belmokhtar a-t-il lui aussi un intérêt à rejoindre AQMI afin de renforcer sa position et de bénéficier de la « puissance symbolique et médiatique du label Al-Qaida ». En outre, l’auteur émet l’hypothèse que Belmokhtar continue de chercher à réaliser une branche décentralisée d’Al-Qaida au Sahel, et par son allégeance à AQMI a pour but de l’aider à monter en force en interne. Une union pouvait par ailleurs permettre d’absorber les combattants de l’EI, qui a récemment perdu du terrain, et de mettre en place une alliance contre l’ennemi commun, la France en particulier. Alors que l’attentat du Radisson Blu à Bamako en novembre 2015 avait été revendiqué par Al-Mourabitoun, qui indiquaient avoir collaboré avec AQMI, c’est seulement AQMI qui revendique l’attentat de Grand Bassam mené par Al-Mourabitoun en Côte d’Ivoire en mars 2016. Cette revendication uniquement par AQMI marque, selon l’étude, une assimilation d’Al-Mourabitoun au sein de l’organisation. C’est à la suggestion de Belmokhtar que ces attaques auraient été menées selon un mode opératoire proche de celui de l’État islamique, dans le but de retenir les combattants d’AQMI tentés par l’EI. Belmokhtar aurait « une quasi-totale autonomie d’appréciation, de commandement et d’exécution par rapport à la ligne hiérarchique d’AQMI », en raison de sa « légitimité historique » et de son influence inégalée au sein de l’organisation. La place accordée à Belmokhtar au Conseil des chefs d’AQMI laisse entrevoir une possibilité que Belmokhtar soit un successeur potentiel de Droukdel.

Des financements venus du Moyen-Orient

Selon l’étude, les kidnappings ne sont pour AQMI plus aussi générateurs de revenus qu’ils l’étaient auparavant. Le trafic de drogue n’est probablement pas non plus une source importante de financement d’AQMI, bien que la protection accordée contre rémunération aux transporteurs de drogue puisse être prise en compte. D’autres trafics peuvent générer des revenus (migrants, contrebande), ainsi que la protection d’infrastructures pétrolières pour le compte des milices libyennes. Mais la principale source de financement viendrait de dons privés originaires du Moyen-Orient, et très difficiles à tracer car passant par des mécanismes privés et indirects, et transitent via de nombreux intermédiaires, certains officiels (organisations humanitaires, fondations religieuses, financement de mosquées) et d’autres officieux (réseau de commerçants sahéliens).  L’armement de l’organisation proviendrait, quant à lui, en partie des stocks des armées nationales soit suite à l’attaque de convois et casernes, soit « par le fait de pratiques de corruption ». Mais surtout, un stock important d’armes a été récupéré suite à la guerre en Libye. Parmi ces armes, l’étude cite des mitrailleuses lourdes, des lance-roquettes antichars RPG-7, des munitions, des tonnes d’explosif SEMTEX et des missiles sol-air à très courtes portées.

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Le programme de logements location-vente (AADL) a bénéficié d'un financement additionnel de 120.000 unités, faisant augmenter le nombre des logements prévus dans le budget à 470.000 unités, a affirmé hier le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune. Dans des déclarations à la presse en marge d'une visite d'inspection du projet de la grande mosquée d'Alger, Tebboune a précisé que le programme location-vente de 150.000 unités initialement, a été progressivement élargi à la réalisation de 80.000 unités en 2013, à 80.000 autres en 2015 et à 40.000 unités en 2016 auxquelles s'ajoutent récemment 120.000 nouvelles unités, ramenant ainsi le nombre global prévu au titre de ce programme à 470.000 unités. Il s'agit là d'une confirmation de la détermination des autorités à poursuivre le programme de logement "qui ne sera pas suspendu quelle que soit la conjoncture", a indiqué le ministre. L'Agence nationale d'amélioration et de développement du logement (AADL) devrait achever la distribution des logements aux souscripteurs des programmes 2001 et 2002 (AADL 1) en mars prochain pour entamer ensuite les opérations de distribution des logements aux souscripteurs au programme 2013 (AADL 2). Les premières opérations de distribution des logements AADL 2 à Alger débuteront avant la fin du premier semestre 2017, a annoncé le ministre. Le ministre a déploré, par ailleurs, le retard enregistré dans certaines wilayas du pays à l'instar de Bejaia, Bouira et Boumerdes, imputant cela à des problèmes objectifs liés essentiellement au foncier. "A Bejaia, à titre d'exemple, nous avons délocalisé les sites destinés aux projets AADL plusieurs fois, ce qui a retardé les travaux de plusieurs mois", a expliqué le premier responsable du secteur qui a présenté "ses excuses officielles à tous les souscripteurs des wilayas concernées". Cette situation reste "exceptionnelle eu égard à l'avancement des travaux dans l'ensemble des régions du pays", a-t-il ajouté. Tebboune a mis en garde contre les "tentatives de désinformation que mènent certaines parties qui veulent exploiter le dossier du logement pour semer l'anarchie", exprimant son indignation quant aux propos faisant état de l'arrêt des projets en raison des difficultés financières que traverse la pays. "Il est vrai que nous ne vivons pas sur un paradis, mais il est grave et inacceptable de dire que la situation actuelle est un enfer", a-t-il déclaré, ajoutant que "malgré le recul des recettes du pays, la croissance continue en témoigne les projets d'habitat et les postes de travail". Il a fait état en outre d'attaques "mises en échec" contre le site Internet dédié au choix des sites pour les souscripteurs AADL2, dans le but de "semer le doute chez le citoyen quant à notre crédibilité à remplir nos engagements". Répondant à une question sur l'identité des parties qui sont derrière ces campagnes, le ministre a répliqué que "ces complots sont ourdis dans de grands laboratoires par des personnes qui ont l'art de manipuler les sentiments", affirmant qu'il avait une totale confiance en "la maturité des Algériens" pour barrer la route à ces velléités.

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samedi, 07 janvier 2017 23:00

Le FLN entend rafler la mise

Souvent confronté à une vague de protestations et autres remous qui minent ses rangs à la veille de chaque rendez-vous électoral, le Front de Libération Nationale (FLN) ne veut plus revivre ces convulsions cette fois-ci. C’est du moins la détermination de son secrétaire général Dr Djamel Ould Abbès. Ce dernier, veut mettre tous les atouts de son côté pour aller aux élections de la manière la plus sereine possible pour l’ex parti unique. Pour ce faire, le successeur d’Amar Saâdani a pris ses devants en court-circuitant toute tentative de semer la zizanie dans les rangs du parti surtout dans la très sensible opération de conception des listes des candidats.  Djamel Ould Abbés vient de signer sa toute première instruction de la nouvelle année qu’il a adressée aux secrétaires généraux des mouhafadha et aux présidents des commissions de transition. Dans ce document posté sur le site web du parti, le S.G invite les militants et les cadres locaux du FLN à «mobiliser toutes les énergies et a se tenir bien prêts pour affronter les prochaines législatives et les gagner». Dr Djamel Ould Abbès qui veut manifestement éviter toute mauvaise surprise organique de dernière minute, appelle les commission de transition, à «geler» toutes les procédures réglementaires à travers toutes les structures du parti mis à part les opération d’adhésion.  Il insiste sur la nécessité de «respecter la voix hiérarchique» dans l’exposé des affaires et des préoccupations et ne pas «passer outre les structures et leurs prérogatives». Plus que jamais décidé à frapper un grand coup aux prochaines sélections, Dr Ould Abbès, sensibilise les cadres sur le fait que ce scrutin doit être «l‘unique préoccupation des militants à tous les niveaux». Il menace par ailleurs les responsables des structures et les militants contre la non application de cette instruction de «mesures disciplinaires». Enfin, le secrétaire général du FLN invite toutes les structures et les organes du parti à veiller à l‘application du contenu de cette instruction et de la transmettre à tous les militants. Dr Ould Abbès prend ainsi ses devants contre toute tentative de provoquer des turbulences  au sein du parti qui ira ainsi aux élections en rangs serrés. Après avoir réussi à attirer les anciens frondeurs dont Abdelkrim Abada et les anciens ministres en rupture de ban, le secrétaire général est en passe de mettre le FLN en pôle position pour réussir le grand chelem au mois de mai prochain.

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samedi, 07 janvier 2017 23:00

Hanoune réitère ses appréhensions

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a appelé, hier à Mascara, à faire face à la tentative d’enfoncer l’Algérie dans le désordre avec une «stratégie économique et politique «sage. Animant un meeting populaire du PT à la salle «Emir Abdelkader» de Bouhanifia (Mascara), Mme Hanoune a indiqué que les actes d’incivisme enregistrés dans certaines wilayas les 2 et 3 janvier, à laquelle ont appelé des «parties occultes» et qui a été avortée, peut se reproduire si le gouvernement ne l’affronte pas avec une politique économique réfléchie. La secrétaire générale du PT a ajouté que le calme précaire dans les wilayas ayant vécu cette tentative doit être renforcé par des mesures sociales et économiques au profit des couches vulnérables de la société pour parer à toute récidive, soulignant que de nombreuses parties guettent l’Algérie et tentent de manipuler profitant des conditions économiques difficiles et des mesures d’austérité prises par le gouvernement. La SG du PT a mis en garde contre «les desseins étrangers qui tentent de nuire à la sécurité et à la stabilité de l’Algérie comme c’est le cas dans plusieurs pays qui vivent des situations sécuritaires et économiques difficiles». Elle estimé que «les prochaines élections offrent l’occasion à ces parties pour tenter de déstabiliser le pays, d’où la nécessité pour tous d’être plus vigilants et de s’éloigner de tout ce qui constitue une provocation pour les différents couches sociales». Mme Hanoune a réitéré ses appréhensions quant aux répercussions de la nouvelle Loi de finances «marquée par une réduction du budget octroyé à de nombreux secteurs, notamment ceux ayant un lien direct avec les couches vulnérables de la société, comme ceux de la solidarité nationale, du travail et de la santé». Elle a fait remarquer que son activité politique en 2017 a commencé par la wilaya de Mascara, capitale de l’Etat algérien moderne fondée par l’Emir Abdelkader et souligné que «c’est une occasion pour s’imprégner des valeurs de sacrifice pour faire face aux problèmes que vit l’Algérie actuellement».

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samedi, 07 janvier 2017 23:00

Benflis boycotte les élections

Le parti d’Ali Benflis, Talaie El Houriyet, opte pour le boycott des prochaines élections législatives. Cette formation rejoint ainsi Jil Jadid, autre parti qui a annoncé depuis des mois sa non participation aux prochains scrutins électoraux. Le parti de Benflis, dont le comité central s’est réuni hier en session ordinaire à Zéralda sur la côte ouest d’Alger, dit avoir donné la parole à sa base militante à travers de larges consultations qui ont abouti à un avis majoritaire qui est celui de ne pas participer à une grosse «arnaque » politique. Le parti Talaie El Houriyet considère ainsi que la volonté du peuple ne sera jamais respecté et que le régime politique va garder sa « majorité » à travers ses formations bien connues, à savoir le FLN et le RND et une constellation de formation satellitaire nées au lendemain du printemps arabe. Dans son intervention à l’ouverture des travaux du comité central, Ali Benflis a assuré que toutes les actions de son parti sont mûrement réfléchies. « Votre Parti n’agit pas dans le vide et à partir de rien. Chacune de ses actions, chacune de ses positions et chacune de ses décisions prennent le temps qu’il faut pour être étudiées en profondeur et pour être longuement mûries avant d’être prises et annoncées », a-t-il assuré en poursuivant encore que le parti Talaie El Houriyet « ne fait pas dans l’approximation et dans l’improvisation ; chaque pas qu’il effectue est mesuré  et chaque choix qu’il fait est soigneusement pesé. Nous ne lançons pas des idées en l’air juste pour les suivre des yeux et essayer de deviner ce qui en sortira. Nos idées, nos critiques et nos propositions font l’objet d’un plus grand soin et d’un plus grand sérieux que cela ». « Nos critiques ne sont jamais formulées sans démonstration. Nos idées ne sont jamais soumises sans des faits et des données qui les appuient », a-t-il ajouté. L’ancien chef du gouvernement a beaucoup parlé des objectifs pour lesquels son parti a été créé. « Il n’y a pas de grands bénéfices à attendre des petites causes car il n’y que les grandes causes qui rendent même les gains les plus petits plus gratifiants et plus honorables », a-t-il martelé. « Lorsque nous nous sommes rassemblés pour construire ensemble ce Parti, il y a de cela deux années, nous avions à l’esprit quelques objectifs simples mais puissants. Permettez-moi de les rappeler. Notre premier objectif, celui qui prime sur tous les autres, a été d’aider à éloigner notre pays de l’impasse globale dans laquelle il se trouve et d’apporter notre contribution visant à le mettre sur la voie de la modernisation politique, de la rénovation économique et des réformes sociales. Cet objectif, nous ne le perdons jamais de vue et nous ne permettrons jamais de le mettre à l’arrière- plan de nos préoccupations car il constitue la raison d’être même de notre Parti », a-t-il soutenu. Il estime qu’un régime politique qui n’a pour objectif que sa pérennité et sa survie ne peut pas être l’auteur d’un projet national emportant l’adhésion de toutes les algériennes et de tous les algériens. Il a affirmé encore qu’ « un régime politique plus soucieux de maintenir un minimum de cohérence et de cohésion entre ses clientèles ne peut pas être l’auteur du grand rassemblement national dont le pays a besoin pour surmonter les crises qui l’assaillent de toutes parts ». « C’est pour toutes ces raisons que perdure l’impasse politique totale dans laquelle se trouve notre malheureux pays. C’est pour toutes ces raisons que la riposte à la grave crise économique actuelle est au dessus des capacités du régime politique en place et qu’elle est hors de sa portée. Et c’est par ces mêmes raisons que s’explique l’état de panique, de sidération et de perplexité dans lequel se trouve le régime politique en place face à une montée des tensions sociales aux conséquences imprévisibles », a-t-il précisé. Son parti a remis à la presse une synthèse d’une étude juridique qui met à nu le système de fraude mis en place par le pouvoir.

Yanis Belmadi

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Les événements qui ont marqué, dans certaines wilayas, le début de la nouvelle année 2017, ne peuvent sans doute pas être séparés du malaise social charrié par la politique d’austérité, via la loi de finances 2017, ni des tentatives malsaines d’exploiter ce climat pour installer un climat de troubles et d’émeutes, qui est destiné à servir d’autres desseins, bien entendu moins avouables. N’importe quel personnage «aigri», tenant à nager en eaux troubles, trouve son compte dans un mouvement inorganisé. C’est, donc, à l’intelligence qui consiste à bien analyser ces deux données et à pouvoir les séparer dans le traitement, que sont appelés aujourd’hui les pouvoirs publics, la société civile et les acteurs impliqués dans les événements. Cette approche paraît d’autant plus logique et soutenable, que l’Algérie est presque habituée à ces réactions incontrôlées et politiquement non canalisées, faisant que n’importe quel acteur ou partie s’incruste dans un mouvement contestataire, qui pouvait bien être légitime et pacifique. A ce niveau d’analyse, se pose évidemment la question de la facilité avec laquelle est assurée la perméabilité des mouvements sociaux aux actes de vandalisme et aux comportements antisociaux, comme on vient de le vivre pendant trois jours. Comme en janvier 2011, et à bien d’autres occasions, les mouvements sociaux algériens, parce qu’ils ne bénéficient pas de l’encadrement nécessaire sur le plan syndical, associatif et politique, se laissent aller à des dérives qui desservent les intérêts et les objectifs initiaux fixés à la protestation. Le résultat est que n’importe quel personnage « aigri », tenant à agir dans le flou et à nager en eaux troubles, trouvera son compte dans un mouvement inorganisé et arborant, en toute apparence, de nobles revendications. Deux graves problèmes se posent dans ce genre de situation. D’abord, le déficit d’organisation des mouvements sociaux, aussi bien dans la phase de préparation, que dans la mise en œuvre des actions de protestation; ensuite, celui de la communication institutionnelle. Les pouvoirs publics, au niveau central et au niveau local, communiquent mal et tardivement. Dans le cas de la récente actualité, certaines explications liées à la mise en œuvre de la loi de finances 2017 (liste des produits non touchés par l’augmentation de la TVA) n’ont été fournies par le gouvernement et la télévision publique qu’au quatrième jour de la grève et des saccages. De même, il est plus que regrettable que les canaux institutionnels ordinaires -commune, daïra, wilaya, ministère- n’aient presque aucune emprise sur les événements. Ils se sont résolus, comme cela s’est passé à plusieurs occasions, à rechercher laborieusement d’autres canaux parallèles, ceux des « notables » et des « sages », appelés à la rescousse. Cela démontre, encore une fois, le manque de crédibilité de certaines structures officielles, lesquelles n’ont pas su ou pu anticiper les événements et entretenir des rapports étroits avec la société civile dans toute sa diversité (organisations professionnelles, associations de quartiers, syndicats,…). Les partis politiques, eux, se sont plutôt complus dans des déclarations lapidaires, des constats inutiles et des « analyses » tardives. Majorité et opposition ont failli à leur mission d’encadrement de la société, engluées qu’elles sont dans des guerres de position, en préparation d’échéances électorales qui ne serviront à rien si, par malheur, le pays est gagné par le désordre. En tout cas, cela pose, en des termes crus, la problématique de la culture politique dans notre pays, où devraient être sériés et examinés les faiblesses de la structuration politique, le grand déficit de l’intermédiation sociale et les retards de la formation de la citoyenneté. La question est d’autant plus stratégique, que l’Algérie aborde une transition économique et sociale post-rentière, sans un accompagnement conséquent sur le plan de la culture, de l’éducation et de la formation, qui aurait pu permettre un passage sans grands « dégâts » de l’ordre ancien à l’ordre nouveau. Le rôle des partis politiques, des associations professionnelles, des collectifs de quartiers et des syndicats, sera une donnée déterminante et vitale dans le processus de transition. L’ignorer ou l’éluder, risque de valoir au pays bien d’autres mésaventures.                        

   Amar Naït Messaoud

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Les émeutes de Béjaïa ont fait la Une de la presse durant quatre jours et ont même poussé des hauts responsables de l’Etat à les commenter, chacun selon sa vision et suivant sa propre grille de lecture. Abdelmalek Sellal est arrivé à la conclusion suivante : « ils veulent déstabiliser l’Algérie », mais n’a pas jugé utile d’identifier ces « ils ». Ouyahia a fait allusion au complot, mais lui aussi est resté évasif en se contentant de généralités. Noureddine Bedoui, le ministre de l’Intérieur a innové au niveau du lexique, en désignant pour la première fois la « main intérieure », sans donner de détails.  Mohamed Aïssa, le ministre des Affaires religieuses, a ordonné aux mosquées de la république de se mobiliser contre les manipulateurs de la « fitna », et les chefs de partis ont, une nouvelle fois, fait étalage de la pauvreté de leurs analyses, se limitant aux réquisitoires traditionnels qu’ils réservent d’habitude au pouvoir lorsque les choses vont mal. Mais en aucun cas, on a essayé de faire le lien entre les émeutes de Bejaïa et les troubles qui ont secoué la localité tunisienne de Kasserine. Et pourtant, Bejaïa l’algérienne et Kasserine la tunisienne ont été ébranlées le même jour ! L’odeur des pneus brûlés et des bombes lacrymogène était présente dans les deux localités séparées par environ 1 000 km. Est-ce le hasard, est-ce une coïncidence ou est-ce un concours de circonstances qui ont fait qu’une petite ville du sud tunisien, proche des frontières algériennes et écrasée par la misère, et une ville côtière algérienne brûlent en même temps ? Forcément, il y’a un lien qu’il faudrait chercher non dans les spéculations, mais dans une analyse en profondeur de la situation qui prévaut au Maghreb en général. Les troubles de Bejaïa ne se sont pas propagés au reste des régions comme le voulaient leurs commanditaires, et le « chahut » nocturne de Kasserine a été étouffé en quelques heures. Dans les deux cas, le pire a été évité de justesse, et tout le monde s’est félicité du retour au calme. Mais à aucun moment, on est allé au-delà d’une interprétation locale, alors que des sources crédibles ont fait état du renforcement du dispositif sécuritaire mis en place par l’ANP tout au long des frontières algéro-tunisiennes. Les mêmes sources révèlent que l’armée algérienne a décrété l’état d’alerte maximale de ses troupes stationnées aux frontières Est du pays. Le rapport entre Bejaïa et Kasserine est là. Si les émeutes de Bejaïa s’étaient propagées au reste des régions, créant ainsi une situation insurrectionnelle pouvant échapper, à n’importe quel moment au contrôle de la gendarmerie et de la police, l’ANP se serait vue obligée d’intervenir. Dans ces conditions, les manipulateurs de Kasserine auraient pu, à l’ombre de la diversion qu’ils avaient créée, exfiltrer des dizaines de terroristes du mont Chaâmbi et les infiltrer en Algérie. En un mot, il fallait tout faire pour éloigner l’armée algérienne des frontières, ou à défaut tenter de disperser ses forces à l’intérieur du pays afin que les sous-traitants à la solde des concepteurs du « printemps arabe » puissent semer le chaos et le désordre, selon un scénario toujours d’actualité. 

Mohamed Mebarki 

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