Filtrer les éléments par date : samedi, 07 janvier 2017

La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit a procédé hier au lycée des mathématiques de Kouba (Alger) en compagnie de l'ambassadeur britannique à Alger Andrew Nobel au lancement de la première session de formation au profit des inspecteurs de l'éducation, au titre d'une série de trois cycles de formation dans la cadre de la coopération algéro-britannique dans ce domaine. Intervenant à cette occasion, Mme Benghebrit a indiqué que ces cycles de formation visent à "contribuer à l'amélioration de la performance des inspecteurs de l'éducation à travers le renforcement de leur expérience en matière d'accompagnement des enseignants". Ces cycles de formation, de cinq jours chacun, seront sanctionnés par la mise en place d'une "référence des compétences professionnelles" par des experts britanniques et algériens afin d'être exploitée en matière de "planification, de direction et d'évaluation". La formation touche, selon la ministre, "l'aspect méthodologique qui permettrait aux inspecteurs de former les nouveaux enseignants". De son côté, l'ambassadeur britannique a souligné l'importance de la coopération et de la coordination entre les formateurs algériens et britanniques dans le domaine de l'éducation  et d'enseignement, estimant que cette coopération est "nécessaire" pour faire face "aux défis du siècle notamment dans le domaine économique". Selon les organisateurs, cette première session s'étalera du 8 au 12 janvier et la deuxième du 12 au 16 février, tandis que la troisième s'étalera du 19 au 23 mars 2017. 

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Le secteur de l’agriculture dans la wilaya d’Oum El Bouaghi sera renforcé grâce au périmètre irrigué de la commune d’Ouled Hamla dont la réception est prévue en juin prochain, a-t-on appris hier  du responsable de l’Office de l’irrigation et du drainage (ONID).Selon les explications fournies aux responsables de la wilaya, lors d’une visite d’inspection au site, les travaux de l’aménagement de ce nouveau périmètre d'une superficie de 2 2274 hectares, sont à 70 % du taux d’avancement. Une fois mis en exploitation, ce périmètre appuiera la démarche de diversification de la production agricole dans la wilaya d’Oum El Bouaghi et permettra la création de 2 000 postes d’emploi permanents, a-t-on noté. De son côté, le directeur des services agricoles, Ali Fenazi, a affirmé que ce périmètre agricole produira des céréales, des fruits, des fourrages verts et autres cultures saisonnières. 

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Un véhiculé objet, vendredi, d’un vol, avec à son bord un bébé, a été récupéré le même jour par la gendarmerie nationale. Nous apprenons de source sécuritaire, que le 06/01/2017, un jeune homme, âgé de 31 ans et répondant aux initiales S.R, demeurant au centre-ville d'Ouargla, a contacté au moyen de téléphone le groupement territorial de la Gendarmerie nationale d'Ouargla, via le numéro vert 10.55, pour l’aviser d’une agression suivi de vol de son véhicule. Le plaignant a signalé que quelques minutes avant son appel, alors qu'il était à bord de son véhicule, en compagnie de son épouse et son bébé âgé de deux  mois, en position de stationnement au niveau du lac de la localité de Hassi-Ben-Abdellah, il a été agressé par trois individus non identifiés qui circulaient à bord d'un véhicule. Ils l’ont  dépossédé de son moyen de transport avec à son bord son bébé qui était sur les sièges arrières, avant de prendre la fuite vers une destination indéterminée. Alertés, les gendarmes de la brigade de Hassi-Ben-Abdellah, ont entamé les recherches qui ont conduit, quinze minutes après, à la découverte du véhicule volé abandonné à 2 km du lieu de l'agression, à son bord le bébé sain et sauf. Le bébé a été remis à ses parents par les gendarmes de la brigade de Hassi-Ben-Abdellah et l’enquête est toujours en cours.

B. Salah-Eddinne

 

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dimanche, 08 janvier 2017 00:00

Une victoire et des lacunes

Les Verts ont remporté hier leur premier match amical de préparation à la CAN 2017, devant une très bonne sélection de  Mourabitounes de Mauritanie, qui a étonnée plus d’un. Les Verts ont éprouvé d’énormes difficultés pour venir à bout de cette sélection de Mauritanie, entreprenante à souhait et qui a donné du fil à retordre aux capés de Georges Leekens. D’ailleurs la première période de jeu de cette joute amicale a été à l’actif de la Mauritanie. C’est vrai que le sélectionneur des Verts, a préféré préserver les principaux cadres des Verts, à l’image des Mahrez, Slimani, Soudani et Brahimi.   On attendait les Verts et c’est les Mourabitounes qu’on découvre. Cette première période de jeu a été et de loin à l’actif de la sélection de Mauritanie qui il faut le dire, a non seulement surpris par son jeu subtil, mais elle a aussi basculé des Verts méconnaissables, à telle enseigne que le public du stade Mustapha Tchaker de Blida, outré n’a pas hésité à montrer son mécontentement pour huer et conspuer les camarades de Belkaroui. Un défenseur des Verts déséquilibré sur cette action par l’inamovible El Laid El Hassan (17’), qui bénéficie d’un penalty justement sifflé par l’arbitre Malien Traoré. Un coup de pied de réparation que transforme en but ce même El Hassan El Laid (0- 1). Le ton monte d’un cran, ça bouillonne dans ce stade Tchaker. Le public réclame les ‘’Pros’’, les vrais, car ces Verts version ‘’locaux’’ ne font pas le poids. Malik Aslah le portier de service des Verts est le plus sollicité, contrairement a son alter- go de Mauritanie contraint presque au repos durant le premier half. Entre temps, on frôle les deux à zéro, quand Asla dévie in extremis un bolide de Diakité. Le public scande les noms de Brahimi et de Medjani. 33’ Taider est à deux doigts d’égaliser, mais….42’ ce même Taider tente une autre incursion,  sans lendemain. 43’ belle anticipation de Asla sur un tir tendu de Diakité. Au coup de sifflet, sanctionnant la première période de jeu, une partie du public siffle les Verts et une autre partie les encourage, c’est cela l’Algérie. Le second half sera 100 % Algérie. Le sélectionneur des Verts Georges Likeens procède à deux changements. Bensebaini prend la place de Belkaroui. 52’ corner en faveur que transforme judicieusement Saphir Taider et que reprend intelligemment, d’une aile de pigeons, le joueur du FC Anderlecht en Belgique Sofiane Hanni, qui surprend équipiers et adversaires en égalisant de fort belle manière (1- 1). 73’ sur un coup- franc de Saphir Taider, Baghdad Bounedjah de la tête réussit à tromper le portier de la sélection de Mauritanie (2- 1), offrant ainsi l’avantage aux Verts (2- 1). Le très versatile public de Tchaker se remet à encourager les Verts et c’est de bon augure.  Plus fringants, les Verts dominent nettement leurs hôtes, les Mourabitounes qui demeurent à tout point de vue, un bon sparring- partner 90’+ 2’ en pleine surface de vérité, Hanni décale Bounedjah qui sert Bentaleb, ce dernier n’hésite pas à fusiller victorieusement la cage des Mourabitounes, et de trois pour les Verts au grand bonheur de ce public de Tchaker (3- 1). 90’+ 4’, c’est la fin de ce premier match de préparation à la CAN. Victoire méritée pour les Verts, dans une rencontre amicale, ou on a tout vu. Certes, les Verts ont réalisé un bon score, mais beaucoup reste à faire, pour convaincre lors de la CAN 2017 au Gabon. 

Slimane Benabed 

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L’arrière gauche de Crotone (Serie 1, Italie), Djamel Mesbah, de retour en sélection nationale, après deux ans d’absence, a indiqué, mercredi passé, à Alger, que son rôle au sein de l’effectif des «Verts» sera d’apporter son expérience pour aider l’équipe à atteindre ses objectifs. «J’ai toujours été à la disposition de la sélection nationale. Cette convocation vient récompenser mon bon début de saison. Mon rôle, au sein de l’effectif, consiste à apporter mon expérience pour porter l’équipe vers le haut.», a déclaré Mesbah, lors de la zone mixte organisée, mercredi passé, au Centre technique national de la FAF, à Sidi Moussa (Alger). Pour la CAN-2017, l’international algérien a estimé que l’Algérie évoluera dans un groupe «assez relevé» avec des adversaires de taille, à l’image de la Tunisie et du Sénégal. «Le plus important, c’est de débuter la compétition par une victoire, face au Zimbabwe, et éviter de faire les mêmes erreurs du passé. Je pense qu’il faut aborder la compétition, match par match, pour essayer d’aller le plus loin possible et pourquoi pas ramener le trophée, en Algérie.», a-t-il insisté. Mesbah (32 ans), qui a disputé deux Coupes du Monde avec l’Algérie (2010 et 2014), est revenu sur la non convocation de deux piliers des Verts, à savoir Sofiane Feghouli (West Ham/Angleterre) et Carl Medjani (Leganes/Espagne). «Nous sommes des joueurs professionnels. Il faut respecter les choix du sélectionneur.», a-t-il lancé, assurant que Medjani et Feghouli sauront rebondir pour revenir en sélection». Les Verts ont entamé, lundi dernier, un stage préparatoire au Centre technique national de Sidi Moussa (Alger) qui s’étalera jusqu’au 12 janvier, jour de départ pour le Gabon. Lors de la CAN-2017, l’Algérie évoluera dans le groupe B, domicilié à Franceville en compagnie du Sénégal, de la Tunisie et du Zimbabwe. L’équipe nationale entamera le tournoi, le 15 janvier, face au Zimbabwe avant de défier la Tunisie, le 19 janvier puis le Sénégal, le 23 janvier.

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Alors que la direction a décidé dans un premier temps de le libérer pour des raisons techniques, voilà que le nouvel entraîneur du MOB vient de mettre la direction du club dans l’embarras et ce, après avoir pris la décision de le retenir dans son effectif pour la suite de la compétition. Le technicien en question a jugé utile d’avoir tous les ingrédients nécessaires pour réussir de bons résultats et surtout aller jusqu’au bout de l’objectif tracé qui demeure le maintien en ligue 1. Devant une telle situation, la direction du club pourrait être contrainte de revoir ses plans et de conserver le joueur en question tout en se renforçant dans d’autres postes afin que l’équipe puisse atteindre son objectif.  Cela dit, la liste des joueurs à libérer qui a été arrêtée dans un premier temps par les dirigeants pourrait être modifiée étant donné que les dirigeants n’ont pas encore donné leur accord définitif pour le maintien de Bencherifa dont le rendement a été juste moyen lors de la phase aller. De ce fait, les dirigeants devraient se réunir encore une fois sous la présidence du président Farid Hassissen où il sera question d’évoquer la question et de voir ce qu’il y’a lieu de faire afin que l’équipe puisse être à la hauteur des attentes avec l’apport des éléments qui seront peut être en mesure de donner un plus à l’équipe pour réaliser les objectifs tracés.  Sur un autre volet, la préparation se poursuit actuellement à Béjaia en attendant de trancher d’une manière définitive concernant le lieu de stage hivernal suite aux vœux des dirigeants de rallier la Tunisie pour un stage de quelques jours. A ce titre, la direction du club devrait se concerter avec l’entraineur Mohamed Henkouche pour prendre une décision finale concernant le lieu de préparation de l’équipe.

Lhacène H.

 

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Les émeutes de Béjaïa ont fait la Une de la presse durant quatre jours et ont même poussé des hauts responsables de l’Etat à les commenter, chacun selon sa vision et suivant sa propre grille de lecture. Abdelmalek Sellal est arrivé à la conclusion suivante : « ils veulent déstabiliser l’Algérie », mais n’a pas jugé utile d’identifier ces « ils ». Ouyahia a fait allusion au complot, mais lui aussi est resté évasif en se contentant de généralités. Noureddine Bedoui, le ministre de l’Intérieur a innové au niveau du lexique, en désignant pour la première fois la « main intérieure », sans donner de détails.  Mohamed Aïssa, le ministre des Affaires religieuses, a ordonné aux mosquées de la république de se mobiliser contre les manipulateurs de la « fitna », et les chefs de partis ont, une nouvelle fois, fait étalage de la pauvreté de leurs analyses, se limitant aux réquisitoires traditionnels qu’ils réservent d’habitude au pouvoir lorsque les choses vont mal. Mais en aucun cas, on a essayé de faire le lien entre les émeutes de Bejaïa et les troubles qui ont secoué la localité tunisienne de Kasserine. Et pourtant, Bejaïa l’algérienne et Kasserine la tunisienne ont été ébranlées le même jour ! L’odeur des pneus brûlés et des bombes lacrymogène était présente dans les deux localités séparées par environ 1 000 km. Est-ce le hasard, est-ce une coïncidence ou est-ce un concours de circonstances qui ont fait qu’une petite ville du sud tunisien, proche des frontières algériennes et écrasée par la misère, et une ville côtière algérienne brûlent en même temps ? Forcément, il y’a un lien qu’il faudrait chercher non dans les spéculations, mais dans une analyse en profondeur de la situation qui prévaut au Maghreb en général. Les troubles de Bejaïa ne se sont pas propagés au reste des régions comme le voulaient leurs commanditaires, et le « chahut » nocturne de Kasserine a été étouffé en quelques heures. Dans les deux cas, le pire a été évité de justesse, et tout le monde s’est félicité du retour au calme. Mais à aucun moment, on est allé au-delà d’une interprétation locale, alors que des sources crédibles ont fait état du renforcement du dispositif sécuritaire mis en place par l’ANP tout au long des frontières algéro-tunisiennes. Les mêmes sources révèlent que l’armée algérienne a décrété l’état d’alerte maximale de ses troupes stationnées aux frontières Est du pays. Le rapport entre Bejaïa et Kasserine est là. Si les émeutes de Bejaïa s’étaient propagées au reste des régions, créant ainsi une situation insurrectionnelle pouvant échapper, à n’importe quel moment au contrôle de la gendarmerie et de la police, l’ANP se serait vue obligée d’intervenir. Dans ces conditions, les manipulateurs de Kasserine auraient pu, à l’ombre de la diversion qu’ils avaient créée, exfiltrer des dizaines de terroristes du mont Chaâmbi et les infiltrer en Algérie. En un mot, il fallait tout faire pour éloigner l’armée algérienne des frontières, ou à défaut tenter de disperser ses forces à l’intérieur du pays afin que les sous-traitants à la solde des concepteurs du « printemps arabe » puissent semer le chaos et le désordre, selon un scénario toujours d’actualité. 

Mohamed Mebarki 

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Les événements qui ont marqué, dans certaines wilayas, le début de la nouvelle année 2017, ne peuvent sans doute pas être séparés du malaise social charrié par la politique d’austérité, via la loi de finances 2017, ni des tentatives malsaines d’exploiter ce climat pour installer un climat de troubles et d’émeutes, qui est destiné à servir d’autres desseins, bien entendu moins avouables. N’importe quel personnage «aigri», tenant à nager en eaux troubles, trouve son compte dans un mouvement inorganisé. C’est, donc, à l’intelligence qui consiste à bien analyser ces deux données et à pouvoir les séparer dans le traitement, que sont appelés aujourd’hui les pouvoirs publics, la société civile et les acteurs impliqués dans les événements. Cette approche paraît d’autant plus logique et soutenable, que l’Algérie est presque habituée à ces réactions incontrôlées et politiquement non canalisées, faisant que n’importe quel acteur ou partie s’incruste dans un mouvement contestataire, qui pouvait bien être légitime et pacifique. A ce niveau d’analyse, se pose évidemment la question de la facilité avec laquelle est assurée la perméabilité des mouvements sociaux aux actes de vandalisme et aux comportements antisociaux, comme on vient de le vivre pendant trois jours. Comme en janvier 2011, et à bien d’autres occasions, les mouvements sociaux algériens, parce qu’ils ne bénéficient pas de l’encadrement nécessaire sur le plan syndical, associatif et politique, se laissent aller à des dérives qui desservent les intérêts et les objectifs initiaux fixés à la protestation. Le résultat est que n’importe quel personnage « aigri », tenant à agir dans le flou et à nager en eaux troubles, trouvera son compte dans un mouvement inorganisé et arborant, en toute apparence, de nobles revendications. Deux graves problèmes se posent dans ce genre de situation. D’abord, le déficit d’organisation des mouvements sociaux, aussi bien dans la phase de préparation, que dans la mise en œuvre des actions de protestation; ensuite, celui de la communication institutionnelle. Les pouvoirs publics, au niveau central et au niveau local, communiquent mal et tardivement. Dans le cas de la récente actualité, certaines explications liées à la mise en œuvre de la loi de finances 2017 (liste des produits non touchés par l’augmentation de la TVA) n’ont été fournies par le gouvernement et la télévision publique qu’au quatrième jour de la grève et des saccages. De même, il est plus que regrettable que les canaux institutionnels ordinaires -commune, daïra, wilaya, ministère- n’aient presque aucune emprise sur les événements. Ils se sont résolus, comme cela s’est passé à plusieurs occasions, à rechercher laborieusement d’autres canaux parallèles, ceux des « notables » et des « sages », appelés à la rescousse. Cela démontre, encore une fois, le manque de crédibilité de certaines structures officielles, lesquelles n’ont pas su ou pu anticiper les événements et entretenir des rapports étroits avec la société civile dans toute sa diversité (organisations professionnelles, associations de quartiers, syndicats,…). Les partis politiques, eux, se sont plutôt complus dans des déclarations lapidaires, des constats inutiles et des « analyses » tardives. Majorité et opposition ont failli à leur mission d’encadrement de la société, engluées qu’elles sont dans des guerres de position, en préparation d’échéances électorales qui ne serviront à rien si, par malheur, le pays est gagné par le désordre. En tout cas, cela pose, en des termes crus, la problématique de la culture politique dans notre pays, où devraient être sériés et examinés les faiblesses de la structuration politique, le grand déficit de l’intermédiation sociale et les retards de la formation de la citoyenneté. La question est d’autant plus stratégique, que l’Algérie aborde une transition économique et sociale post-rentière, sans un accompagnement conséquent sur le plan de la culture, de l’éducation et de la formation, qui aurait pu permettre un passage sans grands « dégâts » de l’ordre ancien à l’ordre nouveau. Le rôle des partis politiques, des associations professionnelles, des collectifs de quartiers et des syndicats, sera une donnée déterminante et vitale dans le processus de transition. L’ignorer ou l’éluder, risque de valoir au pays bien d’autres mésaventures.                        

   Amar Naït Messaoud

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dimanche, 08 janvier 2017 00:00

Benflis boycotte les élections

Le parti d’Ali Benflis, Talaie El Houriyet, opte pour le boycott des prochaines élections législatives. Cette formation rejoint ainsi Jil Jadid, autre parti qui a annoncé depuis des mois sa non participation aux prochains scrutins électoraux. Le parti de Benflis, dont le comité central s’est réuni hier en session ordinaire à Zéralda sur la côte ouest d’Alger, dit avoir donné la parole à sa base militante à travers de larges consultations qui ont abouti à un avis majoritaire qui est celui de ne pas participer à une grosse «arnaque » politique. Le parti Talaie El Houriyet considère ainsi que la volonté du peuple ne sera jamais respecté et que le régime politique va garder sa « majorité » à travers ses formations bien connues, à savoir le FLN et le RND et une constellation de formation satellitaire nées au lendemain du printemps arabe. Dans son intervention à l’ouverture des travaux du comité central, Ali Benflis a assuré que toutes les actions de son parti sont mûrement réfléchies. « Votre Parti n’agit pas dans le vide et à partir de rien. Chacune de ses actions, chacune de ses positions et chacune de ses décisions prennent le temps qu’il faut pour être étudiées en profondeur et pour être longuement mûries avant d’être prises et annoncées », a-t-il assuré en poursuivant encore que le parti Talaie El Houriyet « ne fait pas dans l’approximation et dans l’improvisation ; chaque pas qu’il effectue est mesuré  et chaque choix qu’il fait est soigneusement pesé. Nous ne lançons pas des idées en l’air juste pour les suivre des yeux et essayer de deviner ce qui en sortira. Nos idées, nos critiques et nos propositions font l’objet d’un plus grand soin et d’un plus grand sérieux que cela ». « Nos critiques ne sont jamais formulées sans démonstration. Nos idées ne sont jamais soumises sans des faits et des données qui les appuient », a-t-il ajouté. L’ancien chef du gouvernement a beaucoup parlé des objectifs pour lesquels son parti a été créé. « Il n’y a pas de grands bénéfices à attendre des petites causes car il n’y que les grandes causes qui rendent même les gains les plus petits plus gratifiants et plus honorables », a-t-il martelé. « Lorsque nous nous sommes rassemblés pour construire ensemble ce Parti, il y a de cela deux années, nous avions à l’esprit quelques objectifs simples mais puissants. Permettez-moi de les rappeler. Notre premier objectif, celui qui prime sur tous les autres, a été d’aider à éloigner notre pays de l’impasse globale dans laquelle il se trouve et d’apporter notre contribution visant à le mettre sur la voie de la modernisation politique, de la rénovation économique et des réformes sociales. Cet objectif, nous ne le perdons jamais de vue et nous ne permettrons jamais de le mettre à l’arrière- plan de nos préoccupations car il constitue la raison d’être même de notre Parti », a-t-il soutenu. Il estime qu’un régime politique qui n’a pour objectif que sa pérennité et sa survie ne peut pas être l’auteur d’un projet national emportant l’adhésion de toutes les algériennes et de tous les algériens. Il a affirmé encore qu’ « un régime politique plus soucieux de maintenir un minimum de cohérence et de cohésion entre ses clientèles ne peut pas être l’auteur du grand rassemblement national dont le pays a besoin pour surmonter les crises qui l’assaillent de toutes parts ». « C’est pour toutes ces raisons que perdure l’impasse politique totale dans laquelle se trouve notre malheureux pays. C’est pour toutes ces raisons que la riposte à la grave crise économique actuelle est au dessus des capacités du régime politique en place et qu’elle est hors de sa portée. Et c’est par ces mêmes raisons que s’explique l’état de panique, de sidération et de perplexité dans lequel se trouve le régime politique en place face à une montée des tensions sociales aux conséquences imprévisibles », a-t-il précisé. Son parti a remis à la presse une synthèse d’une étude juridique qui met à nu le système de fraude mis en place par le pouvoir.

Yanis Belmadi

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dimanche, 08 janvier 2017 00:00

Hanoune réitère ses appréhensions

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a appelé, hier à Mascara, à faire face à la tentative d’enfoncer l’Algérie dans le désordre avec une «stratégie économique et politique «sage. Animant un meeting populaire du PT à la salle «Emir Abdelkader» de Bouhanifia (Mascara), Mme Hanoune a indiqué que les actes d’incivisme enregistrés dans certaines wilayas les 2 et 3 janvier, à laquelle ont appelé des «parties occultes» et qui a été avortée, peut se reproduire si le gouvernement ne l’affronte pas avec une politique économique réfléchie. La secrétaire générale du PT a ajouté que le calme précaire dans les wilayas ayant vécu cette tentative doit être renforcé par des mesures sociales et économiques au profit des couches vulnérables de la société pour parer à toute récidive, soulignant que de nombreuses parties guettent l’Algérie et tentent de manipuler profitant des conditions économiques difficiles et des mesures d’austérité prises par le gouvernement. La SG du PT a mis en garde contre «les desseins étrangers qui tentent de nuire à la sécurité et à la stabilité de l’Algérie comme c’est le cas dans plusieurs pays qui vivent des situations sécuritaires et économiques difficiles». Elle estimé que «les prochaines élections offrent l’occasion à ces parties pour tenter de déstabiliser le pays, d’où la nécessité pour tous d’être plus vigilants et de s’éloigner de tout ce qui constitue une provocation pour les différents couches sociales». Mme Hanoune a réitéré ses appréhensions quant aux répercussions de la nouvelle Loi de finances «marquée par une réduction du budget octroyé à de nombreux secteurs, notamment ceux ayant un lien direct avec les couches vulnérables de la société, comme ceux de la solidarité nationale, du travail et de la santé». Elle a fait remarquer que son activité politique en 2017 a commencé par la wilaya de Mascara, capitale de l’Etat algérien moderne fondée par l’Emir Abdelkader et souligné que «c’est une occasion pour s’imprégner des valeurs de sacrifice pour faire face aux problèmes que vit l’Algérie actuellement».

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