Filtrer les éléments par date : dimanche, 08 janvier 2017

L’intersyndicale a exprimé, samedi dernier, lors d’une réunion à huis-clos, tenue à Alger, sa détermination à lutter jusqu’au bout pour le maintien de la retraite proportionnelle, sans condition d’âge. Les représentants de 14 syndicats autonomes des secteurs de l’Education, la Santé, Sonelgaz, l’Administration publique, la Poste et la formation professionnelle ont fait savoir qu’ils continueront à accentuer la pression jusqu’à l’annulation pure et simple de la nouvelle loi relative au système de retraite adoptée par les deux chambres du Parlement. A cet effet, ils ont tracé un programme d’actions qu’ils comptent initier, dès cette semaine, avec le lancement d’une pétition nationale. Selon Idir Achour, le secrétaire national du Conseil des lycées algériens, l’Intersyndicale est en train de préparer un mouvement sans précédent dans le but d’obliger le gouvernement à revenir sur sa décision et à associer l’ensemble des partenaires sociaux à une consultation inclusive, regroupant toutes les parties concernées par cette question. Dans le même contexte, le responsable syndical a révélé l'organisation par l'intersyndicale de rassemblements régionaux, le 28 janvier prochain, devant les sièges des wilayas de Ouargla, Batna, Blida et Sidi Bel-Abbès. Le choix de cette date n’est du reste pas fortuit puisqu’il coïncide avec le vingtième anniversaire de la disparition tragique d’Abdelhak Benhamouda, l’homme qui a réussi à rendre, au syndicalisme, ses lettres de noblesses. Si les syndicats autonomes ont décidé aujourd’hui de s’approprier cette date, en organisant des rassemblements de protestation, c’est la preuve évidente qu’ils se reconnaissent tous dans le combat de celui qui avait pu libérer l’UGTA de toutes les tutelles. 20 ans après son assassinat, Abdelhak Benhamouda est demeuré un symbole vivant, non seulement aux yeux de ceux qui luttent pour un véritable syndicalisme dégagé de toutes les influences partisanes et politiciennes, mais aussi aux yeux de la majorité des Algériens qui ont gardé de cet homme, l’image de l’intégrité personnifiée et du courage militant. Maintenant, il reste à attendre pour savoir si les syndicats autonomes possèdent la capacité de mobilisation nécessaire à ce genre d’action. Se reconnaître dans le combat de Benhamouda pourrait certes être considéré comme un point positif, mais qu’à cela ne tienne, c’est surtout le degré d’engagement de ces syndicats qui va déterminer le résultat de leur action. La suite de leur action dépendra aussi de la réussite des rassemblements régionaux qui, selon une source syndicale, aboutiront à la tenue d’un rassemblement national, probablement à Alger, dont la date sera fixée, lors d’une réunion prévue pour le 4 février prochain. Tout indique que la date du rassemblement national coïncidera avec la double commémoration de la création de l’UGTA, et la nationalisation des hydrocarbures, c’est-à-dire le 24 février prochain. Leur voix sera-t-elle entendue ? Pour qu’elle le soit, il leur faudra en plus de l’invocation de l’esprit de Benhamouda et la date historique du 24 février 1971, une détermination à toute épreuve. Pour qu’ils soient associés à l’élaboration du nouveau code de travail et du programme de protection du pouvoir d’achat, il est indispensable qu’ils agissent en tant que force de propositions.

Mohamed Mebarki 

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lundi, 09 janvier 2017 00:00

Portrait d’un rassembleur

Abdelhak Benhamouda fut sans conteste l’un des principaux animateurs qui avaient grandement contribué à donner un second souffle à une UGTA plombée par l’influence négative des parrainages tutélaires. Son élection à la tête de l’organisation syndicale en juillet 1991 avait contribué à la libération des énergies et à la neutralisation des courants conservateurs à l’intérieur d’un syndicat qui allait compenser avec un certain succès la défaillance d’une grande partie de la classe politique. Il avait dérangé les plans de l’ex-FIS au point d’obliger Abassi Madani à demander expressément à Chadli Bendjedid de dissoudre l’UGTA. En vieux calculateur machiavélique, l’ancien chef du parti dissous avait bien compris, à l’issue de la grève des 12 et 13 mars 1991, que l’UGTA allait contrarier tous ses projets rétrogrades. Dans un article consacré à ce mouvement, l’UGTA écrivait : « Ainsi, en réponse au mot d’ordre lancé par la direction issue du 8e Congrès, un mouvement de grève fut déclenché les 12 et 13 mars 1991, suivi à plus de 90% dans toutes les branches d’activités. Le gouvernement considère que cette action revendicative de l’UGTA est une tentative de déstabilisation du pouvoir. Le mouvement gagne en vigueur et quatre jours après, les travailleurs occupent les lieux de travail et dénoncent le non-respect des engagements du gouvernement contractés en octobre 1990. Le pays entier est paralysé avec les grandes infrastructures à l’arrêt comme les ports, aéroports et les différents pôles industriels. Cette partie de bras de fer fut à l’avantage de l’UGTA puisque dès le début avril s’engagèrent des négociations entre le gouvernement Hamrouche et la délégation syndicale, conduite par Abdelhak Benhamouda. Elles aboutirent à la revalorisation du SNMG, à l’augmentation des allocations familiales, à l’assainissement financier des entreprises, à l’approvisionnement en produits de large consommation, à la stabilisation des prix et à l’approvisionnement des entreprises en matières premières. Ces gains de la Centrale furent couronnés par la mise en place de la première tripartite qui consacrera dorénavant des rapports formalisés de dialogue, d’échange et de négociation entre les partenaires sociaux. » Cette action d’envergure fut curieusement condamnée par ceux-là mêmes qui, au nom d’une conception mercantiliste de la démocratie, vont soutenir plus tard la grève insurrectionnelle menée par l’ex-FIS ! Quatre jours après la « catastrophe » électorale qui avait vu l’ex-FIS accaparer la majorité des sièges de l’APN, à l’issue d’un premier tour entaché de beaucoup d’irrégularités et marqué par une abstention record, le patron de l’UGTA s’envole au secours de la République en détresse et crée avec d’autres patriotes, à l’image de feu Abdelhafidh Sanhadri et Mohamed Benmansour, le Comité national de sauvegarde de l’Algérie, une entité ad hoc imposée par l’urgence de la conjoncture qui allait fournir à l’armée la légitimité populaire pour qu’elle intervienne avant qu’il ne soit trop tard. 

M M

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Face à ceux qui lui reprochaient d’avoir transformé la Centrale en un instrument politique, il s’était toujours défendu de mettre la sauvegarde de l’Algérie et de son avenir au-dessus de toute autre considération. « Des fois, nous sommes obligés de sortir du cadre syndical pour mieux nous exprimer », avait-il répondu à une énième provocation journalistique non dénuée d’arrière-pensées. Le 22 mars 1993, le monde entier avait les yeux braqués sur l’Algérie, entrée depuis le début de l’année 1992 dans une effroyable épreuve. Ce jour-là, l’opinion publique internationale, occidentale particulièrement, très mal informée sur la situation politique et sécuritaire en Algérie, s’était branchée sur notre pays afin de suivre en temps réel la marche nationale contre le terrorisme à laquelle a appelé la centrale syndicale, UGTA. L’organisation des travailleurs, dirigée par un leader de poids qui n’avait pas hésité un seul instant à afficher clairement ses idées politiques au moment où des partis optaient pour le « cafouillage » et la fuite en avant, s’apprêtait à passer un examen aux lourdes conséquences. Ce jour-là, des millions d’Algériens étaient sortis dans la rue pour dire non au terrorisme ; oui à la pérennité de la République algérienne sous la forme qui lui avait été tracée par la proclamation du 1er Novembre 1954. Ce jour-là, Abdelhak Benhamouda n’avait pas seulement réussi son pari ; d’ailleurs cette notion toute journalistique de pari lui était complètement étrangère et ne cadrait guère avec ses convictions profondes. Le leader syndical croyait profondément au sursaut d’orgueil typiquement algérien et en les capacités de son peuple à dominer la peur et la terreur. Et il avait raison.

M M

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lundi, 09 janvier 2017 00:00

“2017 sera l’année des défis”

Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bedoui a affirmé que 2016 a été l'année des réalisations par excellence et que 2017 sera celle des défis pour la concrétisation des valeurs et principes prévus au titre de la révision constitutionnelle d'autant plus qu'elle sera marquée par des échéances électorales qui requièrent un sens plus élevé d'organisation. Le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales indique dans un communiqué publié hier que Bedoui a présidé une rencontre d'évaluation élargie en présence de nombreux cades du secteur, a assuré que 2016 a été l'année des réalisations par excellence notamment pour ce qui est des projets arrêtés et des objectifs tracés nonobstant certaines carences à palier. Bedoui, rapporte encore le communiqué, a assuré que "l'année 2017 au cours de laquelle plusieurs échéances sont attendues, sera celle des défis pour l'Algérie en général et pour le ministère de l'Intérieur plus particulièrement en ce sens qu'elle verra la concrétisation des valeurs et principes prévus par la nouvelle constitution". "Dans quelques mois, l'Algérie sera au rendez vous avec des élections ce qui exige un niveau d'organisation plus élevé", a rappelé Bedoui. "L'année 2017 enregistrera l'élaboration de plusieurs lois organiques et de nouveaux textes en conformité avec la nouvelle constitution dont les lois sur la fiscalité locale, les manifestations, les réunions publiques, le code communal et de wilaya et d'autres qui devront être finalisés dans les meilleurs délais au regard de leur importance pour la concrétisation des engagements du président de la République", ajoute le communiqué citant le ministre. Bedoui a saisi l'occasion pour réaffirmer que "l'année 2017 sera marquée par la concrétisation de l'un des nouveaux principes constitutionnels celui relatif à l'humanisation et la numérisation de l'administration pour placer le citoyen au cœur de toutes nos actions". "Notre objectif est d'aller vers une administration totalement numérisée à l'instar de celle des pays avancés", a insisté Bedoui qui est revenu sur un dossier sur lequel planche son département ministériel, celui de la nouvelle organisation des wilayas déléguées des Hauts Plateaux. Le ministre a insisté sur "ce défi qui implique une profonde réflexion et un grand soutien en faveur de ce découpage dont les résultats au niveau des wilayas déléguées du Sud ont été plus que probants". Bedoui a fait valoir que "le découpage territorial de notre grand sud traduit dans les faits le principe visant à rapprocher, à tous les niveaux,  l'administration du citoyen ce qui nous amène à nous atteler à bien préparer la mise en place les wilayas déléguées des Hauts Plateaux".

 

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Abordant les conditions sécuritaires "exceptionnelles" dans le voisinage de l'Algérie et dans le monde entier, Bedoui a appelé à "accorder un intérêt majeur à nos relations avec les pays voisins en relançant les différents mécanismes disponibles". Pour le ministre, davantage d'efforts doivent être consentis, au titre des traités et accords conclus, pour trouver des solutions appropriées aux problèmes qui se posent à tous les pays voisins et amis, notamment la question de la migration clandestine et la lutte contre le crime organisé sous toutes ses formes, le trafic de drogue et la traite des êtres humains. Le ministre a rappelé, à cet égard, que "grâce à ses capacités matérielles et humaines et à la vigilance de ses enfants dans les différents corps de sécurité, l'Armée nationale populaire (ANP) en tête, l'Algérie a su faire face à toutes les tentatives d'atteinte à la moindre parcelle de cette terre généreuse et elle sévira avec la plus grande fermeté contre quiconque s'aviserait de la déstabiliser et de porter atteinte à l'intégrité de ses citoyens".

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lundi, 09 janvier 2017 00:00

Revoir les anciens mécanismes

Abordant la question du développement du système de formation, le ministre a insisté sur "la nécessité de concrétiser les plans arrêtés dans ce domaine important afin de le hisser à de meilleurs niveaux dans toutes les écoles et instances relevant du secteur".  Il a souligné "l'importance de placer la formation au coeur de toute démarche stratégique adoptée dans le secteur et de développer la vision des collectivités locales par la modernisation des méthodes de gestion, de formation à distance et de mise à niveau". Le ministre a, par ailleurs, évoqué le dossier des délégations relevant de son secteur, notamment la Délégation nationale à la sécurité routière et la Délégation aux risques majeurs, qui doivent, a-t-il dit, "avoir des effets positifs sur le terrain aux niveaux local et national et bénéficier d'un accompagnement et d'un suivi à la hauteur".Après avoir indiqué que les anciens mécanismes devaient être revus, Bedoui a appelé à suivre une feuille de route et un programme d'action bien établis pour réduire les risques majeurs en tous genres. Il a en outre insisté sur l'impératif de réduire le nombre d'accidents de la route, dont les causes doivent être cernées et traitées, a-t-il dit, pour préserver la vie des automobilistes à travers l'ensemble du territoire.     

 

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lundi, 09 janvier 2017 00:00

120 000 logements additionnels, en 2017

L’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL) a bénéficié d’un financement additionnel de 120.000 logements, augmentant ainsi le nombre de logements prévus à 470. 000, a annoncé, samedi passé, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune. M.Tebboune a précisé, dans une déclaration à la presse, lors de sa visite d’inspection de la grande mosquée d’Alger, que le programme location-vente était  de 150.000 unités au début, puis  graduellement élargi à la réalisation de 80.000 unités, en 2013, à 80.000 autres en 2015 et à 40.000 unités en 2016, auxquelles se sont additionnées  120.000 nouvelles unités pour 2017. Ce qui fera un total  de 470.000 logements AADL. S’agissant de la continuation du programme, le ministre a indiqué que cette   nouvelle rallonge est une preuve de la volonté des pouvoirs publics de poursuivre l’effort, assurant   « qu’il ne sera pas suspendu quelles que soient  les  circonstances.» Concernant la distribution des logements aux souscripteurs d’AADL 1, «elle devrait s’achever, en mars prochain, pour entamer ensuite, les opérations de distribution des logements aux souscripteurs au programme 2013 (AADL 2),  à Alger, qui  débuteront avant la fin du premier semestre 2017 », a annoncé le ministre. Par ailleurs, Abdelmadjid Tebboune a regretté le retard enregistré dans certaines wilayas du pays telles que  Béjaïa, Bouira et Boumerdès, imputant cela à des « problèmes objectifs liés essentiellement au foncier. »  En outre, le ministre a mis en garde contre  «les tentatives de désinformation auxquelles ont  recours certaines parties,  en exploitant le dossier du logement afin  de semer l’anarchie.» Abdelmadjid Tebboune, a exprimé sa colère  par rapports aux propos sur  un soit- disant arrêt des projets à cause des difficultés financières que traverse le pays. «Il est vrai que nous ne vivons pas dans un paradis, mais il est grave et inacceptable de dire que la situation actuelle est un enfer», s’est-il révolté. «Malgré le recul des recettes du pays, la croissance continue, en témoignent les projets d’habitat et les postes de travail», a ajouté le ministre de l’Habitat.

 

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lundi, 09 janvier 2017 00:00

L’impasse

Depuis deux mois, les étudiants en pharmacie de toutes les universités sont en grève. Ils dénoncent l’insuffisance de postes de résidanat, le manque de nouvelles spécialités et la quasi-absence de stages dans les grands laboratoires. “Après plusieurs tentatives de dialogue avec les ministères concernés (…) nous, étudiants en pharmacie des 10 départements que compte l’Algérie, sans exception, sommes en grève illimitée depuis le mois de novembre 2016 », affirme Meriem Imene Boumaza, étudiante en 4e année. « C’est notre réponse face à la situation précaire que vit notre spécialité de plus en plus marginalisée dans la santé publique », dénonce Imene Boumaza.Selon les étudiants, les postes de résidanat de spécialités biologiques sont « de plus en plus attribués à d’autres filières alors que le pharmacien est l’acteur de santé le mieux et le plus formé dans ce domaine ». Les étudiants en grève demandent « l’instauration de règles de répartition de postes de résidanat ». Ils réclament « un cadre juridique régulant la coordination entre les universités et les acteurs industriels étatiques et privés concernant la formation pratique des étudiants en matière d’industrie pharmaceutique ». Ils revendiquent aussi l’ouverture de nouvelles voies de spécialisation en pharmacie clinique et plus de stages dans des structures hospitalières pilotes. « Ces revendications sont tout à fait normales vu la situation actuelle. On ne peut pas développer le secteur pharmaceutique d’un pays sans former les ressources humaines nécessaires », explique Messaoud Belambri, président du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officines (Snapo). « Même dans les spécialités existantes au niveau des CHU, les postes sont extrêmement limités. On ouvre deux ou trois postes à l’échelle nationale pour un concours qui concerne des milliers de candidats » ajoute-t-il. D’après M. Belambri, il faudrait « associer l’université, la recherche et l’industrie pharmaceutique pour former plus et assurer le développement du secteur. Les laboratoires multinationaux implantés en Algérie peuvent aussi former des gens, les possibilités existent mais les décisions ne sont toujours pas prises ». En plus de la pratique, les étudiants critiquent la qualité de l’enseignement théorique. Ils demandent de « revoir la réforme des études en pharmacie entamée en 2011 et de créer de nouvelles spécialités en fonction de l’évolution de la pharmacie et du rôle du pharmacien, que ce soit pour la pharmacie hospitalière, industrielle et clinique ». Et là encore, ces réformes sont « nécessaires », selon Messaoud Belambri. « Un pays ne peut pas se développer s’il n’ouvre pas suffisamment de postes en post-graduation et les voies de spécialisation », explique-t-il. « On parle de développer la production nationale mais à ce jour, il n’existe toujours pas de postes en post-graduation spécialisés en industrie pharmaceutique. C’est paradoxal et contradictoire » ajoute le président du Snapo. Selon Messaoud Belambri, la pharmacie d’officine est saturée.« L’officinal ne peut pas constituer une solution pour l’offre d’emploi. La carte sanitaire nationale d’officines est saturée. La réglementation dit qu’il faut une pharmacie pour 5000 habitants. Nous sommes à une pharmacie pour 2300 habitants, surtout dans les grandes agglomérations et dans le cadre de l’application de la circulaire qui stipule qu’il faut ouvrir des officines malgré la saturation et le dépassement des normes », regrette-t-il. « Nous comptons environ 1000 pharmaciens diplômés par année. On ne peut pas ouvrir 1000 pharmacies par an. Compter uniquement sur les officines est une clochardisation totale du métier », conclut-il.

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lundi, 09 janvier 2017 00:00

Telaï et Boudiaf à Bou saâda

Les deux ministres des Transports et des Travaux Publics et de la Santé, de la population et de la Réforme Hospitalière, Boudjemaâ Telaï et Abdelmalek Boudiaf, ont affirmé hier à Bousaâda que la prévention des accidents de la circulation est une affaire de conscience collective qui concerne à la fois les citoyens et les pouvoirs publics. Venu avec Abdelmalek Boudiaf présenter les condoléances aux proches des victimes de l’accident de la circulation survenu samedi tôt le matin à Oultam et s’enquérir de l’état des blessés à l’hôpital Bachir Rezig, Telaï a indiqué que l’arsenal juridique et règlementaire mis en place pour protéger les usagers des routes restera ‘‘insuffisant sans une prise de conscience collective qui amènerait les voyageurs à prévenir le conducteur en cas d’excès de vitesse’’. Le ministre des Transports a relevé que l’enquête sur l’accident de samedi à Oultam est en cours et en fonction de ses résultats, les responsabilités seront définies et les mesures y compris de sanction seront décidées s’il s’avèrerait que l’autocar ne comptait pas un second chauffeur, conformément aux dispositions légales relatives aux autocars des longs trajets. Telaï a rappelé que les sanctions prévues par le code de la route amendé qui entrera en vigueur dès son adoption par le Conseil de la nation incluent des mesures coercitives contre les transporteurs et conducteurs qui ne respectent pas les dispositions de ce code. Il a également souligné que les efforts déployés sur le terrain durant 2016 ont permis de réduire à 3.900 le nombre des morts dans les accidents de la circulation contre 4.700 en 2015.       

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Le conseil national du parti Talai Al Houriat, réuni samedi à Zeralda  s’est prononcé, à l’unanimité de ses membres en faveur d’une non- participation aux prochaines législatives. Pour les observateurs politiques, habitués à la rhétorique radicalement anti pouvoir de ce parti, la décision n’est pas du tout une » surprise.  Elle est en totale cohérence avec sa ligne politique fondée sur une contestation permanente de la légitimité du pouvoir en place, à sa tête le président Bouteflika, même s’il n’est jamais cité nommément dans les communiqués du parti. Le Conseil national de Talai Al Houriat, à l’issue d’une large consultation de ses membres, estime   que les législatives constituent en quelque sorte une fausse réponse à un vrai problème qui est celui de la légitimité. «Nous nous serions attendu à ce que le régime politique en place nous propose un remède adapté à la gravité de la situation, or ce qu’il nous propose c’est un placebo et ce placebo s’appelle les élections», affirme Ali Benflis dans son discours réquisitoire. Et de poursuivre en cherchant à convaincre que le pouvoir n’est animé que par le souci de sa propre survie et pas celle du pays «La priorité des priorités pour le régime politique en place est sa pérennité et sa survie et face à cette priorité là, tout le reste passe au second plan», dit-il en fustigeant les ruses du pouvoir qu’il connait bien pour en avoir été un pur produit  avant de consommer le divorce. «Il n’y a qu’une seule stratégie qui a fait la réputation du régime politique en place et dont il maitrise parfaitement tous les rouages : c’est la stratégie du passage en force, de la fuite en avant et de la diversion.» assène-t-il. Parlant plus singulièrement des législatives, Ali Benflis égrène dans son discours une litanie d’interrogations sur leur opportunité et, leur pertinence. «Ces élections sont-elles destinées à constituer un tournant dans la réhabilitation de la citoyenneté véritable et du respect du jugement du peuple souverain où ne seront-elles qu’une autre étape banale dans la perpétuation du déni de citoyenneté et de la confiscation de la volonté populaire ? Ces élections s’inscrivent-elles dans la trajectoire impérative de la modernisation de notre système politique où ne servent-elles qu’à lui donner un autre sursis et un nouveau souffle ? »Pour lui la réponse à ses interrogations tombe sous le sens : ces élections vont accentuer l’absence de légitimité et la non- représentativité des institutions avec, en prime, le risque de voir la défiance se creuser entre pouvoir et citoyens. Ceci pour les arguments qui, faut-il encore le souligner, découlent logiquement de la ligne traditionnelle du parti. Mais si les arguments politiques mis en avant justifient largement l’option du boycott et confèrent   même une sorte de panache à Benflis, comparativement à l’autre parti de l’opposition qui a opté pour la participation, d’autres raisons ne sont pas à exclure. Il faut les chercher au niveau de l’organique. En effet, Talai Al Houriat, un parti crée pour prolonger l’élan suscité par la candidature de Benflis, lors de la précédente élection présidentielle n’est pas parvenu à se doter d'une assise nationale. C’est en quelque sorte un état- major   sans divisions. D’où peut-être l’option de déclarer forfait plutôt que d’engager la bataille des législatives et de la perdre sans gloire.  

H.Khélifi.

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