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Déportation des Palestiniens de Ghaza ; Le plan de Trump repris par Israël

Le 25 janvier dernier, le président américain annonçait au monde son intention de déporter plus de 2 millions de Palestiniens vers l’Egypte et la Jordanie, et de prendre ensuite le contrôle de la bande de Ghaza. Réunis le 4 mars pour un sommet qualifié d’extraordinaire, des pays arabes proposaient un autre plan, mais sans déplacement de la population de Ghaza. Un plan rejeté quelques jours plus tard aussi bien par Washington que par Tel Aviv. Après avoir suscité débats et controverses à travers le monde, le plan de Donald Trump a fini par être déclassé au niveau des priorités des médias internationaux ; ce qui provoqua une grande démobilisation de l’opinion publique et un pressentiment que l’idée de la déportation avait été définitivement abandonnée, après avoir eu l’impact médiatique et émotionnel recherché par ses concepteurs. Loin de là, le programme de l’épuration ethnique, puisque c’en est un, a été repris par l’Etat sioniste, qui vient de créer sous l’égide de son ministère de la Défense, une agence spéciale baptisée « autorité d’émigration ». Cet organisme est chargé de mener une « opération logistique de grande envergure » dont le but est de relocaliser les Palestiniens de Ghaza en leur trouvant des contrées et des pays de substitution notamment en Afrique. Il s’agit d’une des expulsions les plus massives de l’histoire de l’humanité, qui est en train de se préparer avec la caution et le soutien de la Maison Blanche et aussi paradoxal que cela puisse paraitre de certains pays arabes, qui manifestement ne veulent plus entendre de la Palestine. Pendant ce temps, l’armée israélienne poursuit son cycle infernal de bombardement, tuant, détruisant tout dans le but de rendre toute l’enclave inhabitable et invivable ; les dirigeants sionistes les plus en vue au sommet du pouvoir s’attèlent à mettre en place leur plan d’expulsion des Ghazaouis sous couvert de départs volontaires. Au moins 124.000 Palestiniens ont été déplacés en quelques jours dans l’enclave, « forcés de fuir les bombardements incessants », ont indiqué avant-hier des agences des Nations Unies. Hier, l’armée israélienne a ordonné aux habitants de toutes les villes frontalières du nord d’évacuer. Les villes touchées par ce mouvement de population forcé sont Jabalia, Beit Lahiya, Beit Hanoun et Shejaia dans la ville de Ghaza, en plus des zones de Khan Younès et de Rafah. Selon un bilan rendu public hier par les autorités de Ghaza, les bombardements ont fait près de 800 morts depuis le 18 mars. Par ailleurs, Hamdan Ballal, co-réalisateur palestinien du documentaire oscarisé No Other Land, a été lynché par une quinzaine de colons israéliens, qui avaient attaqué sa maison en Cisjordanie, avant d’être enlevé par des soldats, menotté et les yeux bandés. Le cinéaste a été relâché hier.

Mohamed M

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