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CSA ES Sétif : L’Entente à l’heure de la clandestinité…

Plutôt que de fournir des explications et des excuses à la suite de l’humiliante défaite et de l’élimination en Coupe d’Algérie devant la vaillante formation du MCEB, la direction de la SSPA/Black Eagles, par la voix de son premier responsable, a publié le 26 mars dernier un communiqué laconique et énigmatique. Loin d’apaiser les esprits, son contenu a suscité étonnement et indignation chez les supporters, lassés par cette nouvelle sortie d’un propriétaire en manque de vision et de projet sportif. La lecture de ce document a laissé dubitative la grande famille ententiste, déjà « gavée » par les innombrables erreurs de gestion du nouveau propriétaire. Ce qui surprend davantage, c’est que ce « message de félicitations » s’adresse à l’insaisissable président du directoire, ainsi qu’aux membres d’un « comité provisoire » désigné en catimini. Par qui et pour quelles raisons ? Le mystère demeure. Sans la moindre gêne, l’auteur de ce message souhaite également « plein succès » à un président resté anonyme dans sa mission de relance des différentes sections sportives. Dans la plus grande opacité, les décideurs de l’ombre ont validé la mise en place d’un directoire sans prendre la peine d’en présenter la composition. Selon certaines indiscrétions, ce comité comprend un fonctionnaire de la commune et un agent de Sonelgaz dont le lien avec le club sportif amateur reste inconnu. Or, le CSA n’est ni une autre propriété de Sonelgaz ni une annexe administrative de « décideurs » de l’ombre n’ayant à aucun moment pensé à la réaction des inconditionnels et des amoureux de l’ESS, le bien de ses enfants. Cette démarche, pour le moins hasardeuse, contourne allègrement la réglementation en vigueur. Plutôt que de passer par les onze membres de l’Assemblée générale du CSA, légitimes et en droit d’avoir leur mot à dire, les instigateurs de ce directoire ont choisi de les ignorer. Selon certaines sources, cette instance aurait pour mission d’élargir la composante de l’Assemblée générale, mais cet élargissement ne peut se faire sans l’aval de l’Assemblée actuelle. Face à cet imbroglio, deux questions persistent : pourquoi ce directoire a-t-il été constitué en secret et pourquoi en cacher la composante ? Les nouveaux membres de l’Assemblée générale du CSA seront-ils issus du mouvement sportif ou s’agira-t-il de figures parachutées pour servir des intérêts particuliers ? D’après certains indices, le nouveau propriétaire du club n’a aucune intention de céder les rênes du CSA, lequel est appelé à récupérer une créance de 57 milliards de centimes, correspondant aux dettes contractées par l’équipe professionnelle auprès du club amateur, lui-même financé par des subventions publiques (wilaya, commune, DJS). Or, la Sonelgaz, devant assumer l’actif et le passif, se retrouve aujourd’hui obligée de régler cette colossale ardoise, Uun « pactole » qui attise toutes les convoitises. En agissant dans l’ombre, les architectes de ce directoire ne rendent aucun service à l’ES Sétif, club historique qui ne mérite pas un tel sort. Le silence assourdissant de la « légitimité » footballistique, qui laisse faire comme si de rien n’était, ne fait qu’accentuer les malheurs de l’Aigle Noir, aujourd’hui en plein naufrage. Mal conseillé ou incapable de maîtriser sa communication, le premier responsable de la SSPA/Black Eagles, qui avait promis une conférence de presse à la fin de la phase aller, s’est une fois de plus dérobé. Plutôt que d’assumer ses responsabilités et d’apporter des réponses aux socios, qui ont légitimement droit à des explications sur les déboires d’une équipe n’ayant de « pro » que le nom, le patron de la SSPA/Black Eagles préfère éluder les questions cruciales. Pourtant, le plus dur reste à venir pour les hommes de Nabil Kouki, déjà sous pression. Plongé dans l’incertitude, le club phare de la capitale des Hauts Plateaux se retrouve à la croisée des chemins. Contraint à un repos forcé, son adversaire de la 21e journée de Ligue 1 Mobilis, le CSC, étant engagé en Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF), l’Entente est plus que jamais habitée par le doute. Son élimination en quart de finale de la Coupe d’Algérie n’a fait qu’enfoncer les partenaires de Bousder dans une spirale négative. Pour redresser la barre, l’entraîneur devra trouver la bonne formule, malgré un effectif aux qualités plus que discutables…

Kamel Beniaiche

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