
Pourtant frappé par les trois « I », le domaine forestier subit des atteintes régulières, et ce, en raison du mode « hibernation » dans lequel paraissent se trouver les responsables. Comment expliquer alors que les zones forestières soient continuellement violées ? C’est le cas d’une zone boisée relevant du secteur des forêts et faisant partie également du périmètre de protection et de sécurité de l’université de Sidi Achour. Fait notable, cette superficie est située juste aux abords de la route nationale 44 sens Annaba – Berrahal, à moins de 100 mètres de l’échangeur de Sidi Achour. Cette surface a été squattée et clôturée au grand jour à l’aide de fil de fer barbelé, sans intervention apparente pour mettre un terme à ce type d’atteinte aux biens de l’Etat. En outre, les buissons et la faune de cette assiette ont été altérés pour permettre l’implantation d’arbres fruitiers. Face au laisser-aller et laisser-faire, plusieurs scientifiques en géologie tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme sur un risque de glissement de terrain potentiellement destructeur, particulièrement avec la disparition des arbres qui assuraient autrefois la fixation des terres. En effet, depuis quelques années, une partie du mont de l’Edough, autrefois très boisée, fait l’objet d’un massacre, surtout dans différents versants, notamment ceux donnant sur la ville d’Annaba et sa corniche.
B. Salah-Eddine
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