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Lutte contre le trafic de drogue : 41 kilos de cocaïne interceptés à Adrar

Depuis deux ou trois ans, les opérations de saisie de drogues dures s’enchainent à un rythme, qui suscite l’inquiétude quant à la destination de ces poisons, l’insistance de ces cartels à défier l’Etat et l’augmentation alarmante des catégories sociales ciblées par les trafiquants.  Partageant plus de 6 000 kilomètres de frontières terrestres avec sept pays y compris le Sahara occidental, l’Algérie est devenue vulnérable malgré l’importance des dispositifs sécurité mis en place, dans la mesure où ses frontières sud sont exposées à une immense zone de non-droit, qui va du Mali jusqu’en Libye en passant par le Niger. Cette région sahélienne où active plusieurs groupes terroristes, alliés naturels des narcotrafiquants a été transformée en l’espace d’une quinzaine d’années en une zone de passage pour les drogues dures en provenance d’Amérique du Sud ; et les psychotropes en provenance d’Asie et transitant pas la Libye. Mercredi dernier, la wilaya d’Adrar a été le théâtre d’une importante opération d’interception de pas moins de 41 kilos de cocaïne. La mise en échec de la tentative d’introduction d’une telle quantité de drogue a nécessité l’implication directe de plusieurs corps de sécurité. « Dans le cadre des efforts continus visant à lutter contre la criminalité organisée sous toutes ses formes et lors d’une opération qualitative, des détachements combinés de l’ANP, des Douanes et de la Sûreté nationale, relevant du Secteur militaire d’Adrar (3e Région militaire), ont procédé, mercredi 2 avril 2025, à la saisie d’une quantité de drogue dure (cocaïne) estimée à 41 kg, ainsi qu’un véhicule utilitaire », a indiqué le communiqué du MDN. Cette opération démontre sans le moindre doute que la lutte intensive contre le trafic de drogue et le crime organisé, particulièrement actifs dans les régions frontalières du pays, reste un des défis majeurs posés aux différents services de sécurité. Elle constitue la 5ème opération de saisie de cocaïne depuis le début de l’année 2025. Lors des 5 opérations, dont 3 dans la région d’Oran, près de 250 kilos de cocaïne ont été interceptés. Selon un bilan établi l’année dernière, et rien que durant la période du 14 au 20 février 2024, des tentatives d’introduction à partir des frontières de l’ouest d’environ 60 kilos de cocaïne, 15 quintaux de cannabis et 88 000 comprimés de psychotropes, ont été mises en échec. Brahim Merad avait déjà affirmé en avril de la même année lors d’une plénière à l’APN, que « l’Algérie est visée à travers les drogues et fait face à une guerre menée par son voisin de l’ouest ». Le ministre de l’Intérieur avait mis l’accent sur la nécessité « d’affronter cette guerre avec tous les moyens, à travers l’association de tous les secteurs et organes spécialisés ainsi que la société civile ». Il avait souligné que  « ses services en coordination avec les différents secteurs concernés ont élaboré une stratégie nationale globale et équilibrée, visant essentiellement à endiguer l’écoulement de stupéfiants, tout en œuvrant à la réduction de la demande avec la garantie d’une prise en charge efficace des toxicomanes en matière de traitement et d’insertion sociale, sous la supervision d’un groupe de travail spécialisé dans la prévention contre ce phénomène, dont les résultats ont été examinés au niveau de l’APN ». Il avait également évoqué « l’élaboration et à la mise en œuvre de plans d’action en impliquant leurs unités opérationnelles dans la lutte contre le trafic de drogues et de psychotropes et en adoptant une politique préventive basée sur la sensibilisation aux risques de ce phénomène ».

Mohamed M

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