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Le ministre français des Affaires étrangères, n’a pas eu l’heur d’être reçu par le président Bouteflika, à l’issue de sa visite à Alger. La presse s’en est posé la question, la veille de cette visite. De deux choses l’une : où le président Bouteflika n’est pas en capacité de recevoir l’hôte de l’Algérie, où c’est un choix en relation avec les conséquences de la fameuse photo de Manuel Valls qui avait jeté un brusque froid dans les relations bilatérales entre Alger et Paris. Cependant, Jean-Yves Le Drian a eu droit à une audience avec Abdelhamid Tebboune, après avoir été longuement reçu par son homologue Abdelkader Messahel, tout heureux de se montrer devant les journalistes en égal d’homologue. L’audience s’est achevée par des déclarations des deux ministres devant les journalistes qui n’étaient pas autorisés à poser des questions pour éviter les sujets qui fâchent. Toujours est-il    que les deux MAE ont exprimé la volonté d’Alger et Paris de renforcer leur relation «dans tous les secteurs», notamment dans la lutte antiterroriste, et unir leurs efforts pour une solution politique en Libye. «Nous avons eu ensemble (...) des discussions très approfondies sur la situation internationale, certains aspects de la situation régionale, avec comme axe commun le combat contre le terrorisme», a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian. Concernant la Libye, les deux pays souhaitent «une solution politique qui intervienne le plus rapidement possible», ajoutant que l’Algérie comme la France« avons convenu de joindre nos efforts pour aboutir à une solution politique inclusive» M. Le Drian fait depuis sa nomination en mai le tour des protagonistes du dossier libyen pour favoriser une solution négociée au conflit. Il s’est déjà rendu à Tunis et au Caire avant de se rendre demain à Dakar. La situation au Sahel a été au menu des discussions entre Messahel et le Drian Il y a une «volonté commune (...) d’aboutir à la mise en œuvre des Accords d’Alger auxquels nous tenons beaucoup», a souligné le ministre Français, affirmant sa conviction chevillée que  «c’est le seul moyen de lutter contre le terrorisme». L’accord de paix au Mali, signé en 2015 à Bamako après de longues tractations à Alger - médiateur dans la crise et qui dispose de nombreux relais d’influence dans ce pays - peine à être appliqué et la France exprime régulièrement son impatience face à ces lenteurs. On se souvient ce propos de la petite phrase du président Macron, lors de sa visite au Mali où il avait déclaré qu’il serait « exigent » avec ses partenaires dans le dossier malien. Pour sa part, M. Messaleh a rappelé les «acquis positifs de l’accord» dont la mise en place d’une structure permanente de dialogue inter malienne, début des patrouilles mixtes et du retour des autorités locales dans le nord du Mali. Outre les dossiers régionaux, il a été également    question de coopération bilatérale entre la France et l’Algérie. Et à ce propos les deux ministres ont plaidé pour un renforcement des liens entre Paris et Alger. «Je suis venu (...) dans une volonté de donner à notre relation une dynamique nouvelle, un partenariat de qualité, tant nos liens sont forts et peuvent être encore renforcés», a déclaré M. Le Drian. Cette relation «doit être densifiée, doit être élargie, elle doit être renforcée dans tous les secteurs», a abondé M. Messahel. M. Le Drian a répété que le nouveau président français Emmanuel Macron, attendu aujourd’hui au Maroc, souhaitait se rendre à Alger «le plus rapidement possible». Il reste donc à trouver une fenêtre d’opportunité à cette visite qui dépend de l’état de santé du président Bouteflika. H.Khélifi.

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mardi, 13 juin 2017 01:00

Le Qatar fait son marché en Algérie

La mise au ban du Qatar par l’Arabie saoudite et ses alliés commence à profiter aux agriculteurs algériens. Pour contourner le blocus imposé par ses voisins, le petit émirat gazier s’est tourné vers l’Algérie. Depuis le début de la crise, le Qatar a quadruplé sa demande de produits maraîchers algériens, a-t-on appris ce lundi, de Djahid Zefzaf, président du groupe public Agro-logistique (ex-SGP Productions animales), qui exporte des produits agricoles pour le petit émirat depuis 2016. « En effet, il y a une augmentation de la demande. On a reçu des commandes pour 10/ tonnes jour de produits maraîchers alors que durant la saison passée la quantité était de 2,5 tonnes jour », affirme M. Zefzaf. Selon ce dernier , c’est une entreprise émiratie qui s’est chargée d’effectuer cette demande. Est-ce légal avec les nouvelles mesures prises par Abu Dhabi à l’encontre de Doha ? « C’est pour ses filiales qataries », répond notre interlocuteur, sans s’étaler. Touché sévèrement par le blocus imposé par l’Arabie saoudite et ses alliés depuis le 5 juin dernier, le Qatar tente de trouver d’autres sources d’approvisionnement, notamment en produits agroalimentaires. L’émirat importait 80 à 90% de ses denrées alimentaires de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, selon RFI. Le Qatar importe 99% des produits alimentaires dont il a besoin, faute de ressources agricoles et hydriques. La Turquie et l’Iran ont déjà répondu présents. Dimanche, Téhéran a envoyé 5 avions chargés de produits alimentaires au Qatar, selon RFI. « Jusqu’à maintenant cinq avions chargés chacun d’environ 90 tonnes de produits alimentaires et de légumes ont été envoyés au Qatar. Un sixième doit partir aujourd’hui », a déclaré Shahrokh Noushabadi, porte-parole de la compagnie d’aviation Iran Air cité par RFI. L’Iran a également envoyé « 350 tonnes de produits alimentaires qui ont été chargés sur trois petits bateaux ».

R.C

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Le programme du gouvernement sera au menu du Conseil des ministres qui aura lieu aujourd’hui. Abdelmadjid Tebboune qui s’est attelé à l’élaboration de ce programme, dès le lendemain de sa nomination au poste de Premier ministre, a déjà donné à la presse un aperçu sur son contenu mais s’est toutefois limité aux grandes lignes directrices. Conçu dans le but de faire face à la crise financière aggravée par la chute des revenus engendrés par la baisse des prix du pétrole, le programme gouvernemental s’articulera autour des priorités et des urgences annoncées par le Premier ministre lors de la cérémonie de passation des pouvoirs avec son prédécesseur. Même si tous les gouvernements qui se sont succédé depuis l’indépendance ont tenté, avec leurs moyens et selon le contexte dans lequel ils ont évolué, de traiter cette sempiternelle question de dépendance vis-à-vis de la rente pétrolière, cette fois-ci, la situation paraît beaucoup plus compliquée et le 43ème gouvernement de l’Algérie indépendante est bel et bien tenu par l’obligation de résultat. Abdelmadjid Tebboune a, dans sa première déclaration à la presse en tant que Premier ministre, abordé le thème central de la diversification de l’économie nationale, en accordant au secteur privé une place prépondérante dans le cadre d’une nouvelle conception du décollage économique. A l’inverse d’Ahmed Ouyahia qui est un adepte de la privatisation tous azimuts, l’actuel Premier ministre garde un point de vue assez réservé sur cette question. En effet, Abdelmadjid Tebboune est partisan de la préservation de la plate-forme industrielle étatique, et surtout des secteurs stratégiques. Selon lui, l’apport du secteur privé dans cette conjoncture est éminemment patriotique, au vu des défis auxquels fait face l’Algérie. Et c’est justement par rapport à ces défis que l’Etat algérien est tenu de préserver son caractère social fondamental, en initiant une politique socio-économique juste et équitable. Une copie du programme gouvernemental sera transmise aux députés en début de semaine, afin de leur permettre de s’en imprégner suffisamment en prévision des débats qui devraient commencer la veille de l’Aïd, quoiqu’aucune date officielle n’ait encore été arrêtée. Au niveau de l’APN, et après quelques jours de flottement, Saïd Bouhadja a finalement réussi à mettre en place le bureau et à installer les vice-présidents et les chefs de groupes parlementaires. Mais avant l’épreuve de l’Assemblée, c’est à un véritable examen que devra être confronté Abdelmadjid Tebboune. Le plan d’action de son gouvernement devra répondre à toutes les questions de l’heure pour pouvoir bénéficier de l’approbation du Conseil des ministres. Ayant occupé pendant longtemps le poste de ministre de l’Habitat, avant de prendre en charge le secteur du Commerce, après le décès de Belaib Bakhti, l’actuel Premier ministre semble bien placé pour gérer cette période cruciale. Le Fonds de régulation des recettes est à sec, l’emprunt obligataire n’a pas réussi à drainer l’argent de l’informel et l’Algérie est dans l’obligation de chercher d’autres alternatives que celles liées à l’endettement extérieur. Abdelmadjid Tebboune est-il en mesure de s’en sortir ? Certes, la réussite ne dépendra pas de lui uniquement, mais dans tous les cas de figure, il en portera la responsabilité.

Mohamed Mebarki

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Les réseaux sociaux Twitter et Facebook sont inaccessibles depuis la matinée d’hier, alors que les épreuves du baccalauréat suivent leur cours, dans des conditions jugées normales par la ministre de l’Education nationale, même si celle-ci avait reconnu, entre-temps, que des tentatives de fraude ont bien eu lieu. Des perturbations ayant touché les réseaux sociaux et les services de messagerie, ont été signalées, lundi dans la soirée, au niveau de quelques localités avant de s’étendre à toutes les régions. L’accès à ces deux réseaux sociaux ainsi qu’à d’autres services de messageries tel que Whatsapp et Viber a été définitivement coupé durant la journée. Ces applications ne fonctionnent pas même lorsque l’utilisateur dispose d’une connexion en wifi. Interrogée la veille des épreuves à propos d’Internet, Benghebrit a pourtant promis que les réseaux sociaux ne seront pas coupés, et que les perturbations ne toucheront que les secteurs où se trouvent des centres d’examen. Que s’est-il vraiment passé pour que la ministre change d’avis et procède à un bouclage similaire à celui de l’année dernière ? A-t-elle été obligée de revenir sur sa parole, suite aux nombreuses anomalies qui ont été constatées durant la première journée ? Depuis le début des épreuves, les abonnés de la 3G et de 4G ont subi des perturbations allant jusqu’à la coupure des réseaux sociaux. Mardi matin, l’accès aux réseaux sociaux était impossible. Considéré comme une mesure préventive destinée à empêcher une éventuelle fraude massive comme celle qui avait marqué le bac 2016, le blocage des réseaux sociaux traduit le doute et les hésitations des pouvoirs publics et leur incapacité à circonscrire un phénomène sociétal qui a pris de l’ampleur et dont l’élimination ne devrait pas se baser uniquement sur le volet répressif et privatif. La fraude et la triche sont devenues des pratiques courantes, admises et tolérées hypocritement par une société qui fait semblant de se révolter contre ce genre de délits, mais qui refuse de s’engager réellement dans la lutte contre ces fléaux. L’année dernière, le bac avait été ébranlé par des fuites massives des sujets à travers les réseaux sociaux. Suite à ce scandale à grande échelle, les autorités ont pris la décision de refaire l’épreuve concernant les matières touchées par la fraude, et procédé au blocage des réseaux sociaux. Pour cette année, et un mois avant le début des épreuves, la ministre de l’Education nationale avait rassuré qu’Internet ne connaîtrait aucune perturbation. Benghebrit avait affirmé que toutes les mesures pour empêcher la triche ont été prises, et que cela ne mènera pas jusqu’au blocage des réseaux sociaux. Au second jour des épreuves, on constate que les engagements de la ministre de l’Education nationale n’ont pas été respectés.Que s’est-t-il passé durant la journée du lundi d’aussi grave pour que Benghebrit se désengage de cette manière ? Y-a-il eu des tentatives de publication des sujets sur les réseaux sociaux ? Probable. Des défaillances ont-elles été constatées au niveau des centres d’examen où des candidats auraient bénéficié de complicités leur permettant de garder leurs téléphones portables ? Possible.

M M.

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mardi, 13 juin 2017 01:00

“Il n’y a pas de fuites au BAC”

La présidente de la Fédération nationale des parents d’élèves, Djamila Khiar, est formelle : « il n’y a pas de fuites des sujets du bac », soutient-elle dans une déclaration à Algérie1, reprochant à certains médias d’ « exagérer » en parlant de fuites. « Il y a publication des sujets sur Facebook un quart d’heure après le début des épreuves, mais cela n’a aucune incidence sur l’examen puisque les candidats étaient déjà en salle. De plus des brouilleurs ont été installés au niveau des centres d’examen, ce qui rend impossible la consultation de ces sujets.» Pour la présidente de la Fédération nationale des parents d’élèves, « le dispositif anti-fraude a bien marché, il n’y a pas d’incidents majeurs». S’agissant de la publication de ces sujets, Mme Khiar affirme que l’opération est orchestrée à partir du Maroc, via un site qui a publié les sujets sur Facebook. « On salue le travail des services de sécurité qui ont pu identifier la source », souligne Djamila Khiar qui n’hésite pas à parler de « main de l’étranger » et de « volonté de déstabiliser l’Algérie.» Au troisième jour, « les choses se déroulent correctement », se félicite Mme Khiar qui déplore néanmoins des cas d’absence dans certains centres d’examens, en expliquant qu’il s’agit surtout de candidats libre. Cela étant, Mme Khiar renvoie la balle aux parents d’élèves qui auraient dû prendre toutes les dispositions pour que leurs enfants arrivent à l’heure, d’autant plus, ajoute-t-elle, qu’une campagne de sensibilisation a été menée, tant en direction des candidats que de leurs parents pour attirer leur attention sur la nécessité d’éviter les retards. « Cette année, des dispositions strictes et rigoureuses ont été prises pour sécuriser l’examen afin d’assurer une équité entre les candidats et la non tolérance des retards fait partie de ce dispositif », précise Mme Khiar.

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Les véhicules Volkswagen en cours de production qui seront assemblés durant le mois de juillet dans l’usine de Relizane ont déjà été vendus, a annoncé le PDG de SOVAC Mourad Oulmi dans un entretien accordé à la Radio nationale. Ces véhicules sont appelés à être livrés au début du mois d’août 2017. Le PDG de Sovac a également tenu à répondre à ceux qui critiquent le faible taux d’intégration de son usine Volkswagen et de l’industrie automobile en Algérie. « Il faut savoir que les grands constructeurs comme Volkswagen, Ford, Toyota, existent depuis une centaine d’années. L’industrie automobile on ne la crée pas en une année ou six mois. Il nous faut au minimum une dizaine d’années, dont au moins quatre ou cinq ans pour bâtir ce qu’on appelle du CKD », a expliqué Mourad Oulmi. Mourad Oulmi a également indiqué que son partenaire Volkswagen prévoit d’exporter à terme 80% de la production de pièces produites en Algérie. « On a besoin de marchés extérieurs pour être compétitif. Notre partenaire Volkswagen c’est lui qui achète de la pièc ;, s’il veut atteindre les 40% de taux d’intégration il sera obligé d’appeler ses sous-traitants pour qu’ils viennent en Algérie afin d’exporter 80% de leurs pièces de rechange et garder l’excédent pour nos usines Volkswagen, Renault ou d’autres », a affirmé le PDG de Sovac. Le PDG de Sovac a également appelé à « calibrer » le marché automobile après l’ouverture de l’usine d’assemblage Volkswagen, la troisième en Algérie après celles de Renault et Hyundai. « Si le gouvernement ne calibre pas et ne gère pas la taille du marché, c’est comme si on n’a rien fait. Au Maroc, ils ont pris deux constructeurs Renault et Peugeot. Ils leur ont donné le marché local et se sont engagés avec eux de développer la sous-traitance. On ne peut pas partager un marché de 400 000 véhicules avec dix constructeurs », a estimé Oulmi. Mourad Oulmi a également confirmé que l’ensemble des composants des véhicules assemblés dans l’usine de Relizane ont été importés, et qu’aucune pièce n’a été produite en Algérie. « Il ne faut pas se mentir, il faut dire les choses de manière très transparente et ne pas faire de démagogie. Beaucoup de gens ne posent pas de questions pour l’électroménager. Les téléphones fabriqués par exemple en Algérie, la batterie elle est fabriquée en Algérie ? Le couvercle est fabriqué en Algérie ? Ou n’est-il pas simplement assemblé en Algérie ? Il y a un rapport émotionnel vis-à-vis de l’automobile », a affirmé Oulmi. Mourad Oulmi a par ailleurs pointé du doigt certaines banques qui refusent d’accompagner les projets d’investissements. « Certaines banques veulent uniquement financer l’importation. Elles ne veulent pas prendre de risques. Gagner de l’argent, du court terme et disparaître », a-t-il dénoncé, ajoutant : « L’investissement c’est du long terme, il faut trouver une banque qui croit au pays, qui veut accompagner et qui s’inscrit dans le développement économique du pays ».

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87 personnes ont trouvé la mort dans les carrières et les mines entre 2010 et 2016 en Algérie alors que le nombre des accidents et incidents a été de 2.635 cas sur la même période, a-t-on appris auprès d'un responsable de l'Agence nationale des activités minières (Anam). La grande majorité des décès a été enregistrée au niveau des carrières avec un bilan s'élevant à 86 cas alors qu'au niveau des mines souterraines, un (1) mort a été signalé. Par année, le nombre des accidents enregistrés en 2010 a été de 398 cas et le décès de treize (13) personnes. En 2011, le bilan des accidents a augmenté pour atteindre 442 cas totalisant neuf (9) morts, tandis que l'année 2012 a enregistré le décès de neuf (9) personnes dans les carrières et un (1) dans les mines, et un total d'accidents de 366 accidents. Mais en 2013, bien que le nombre des accidents ait baissé à 315 cas, le bilan des décès a été le plus lourd avec vingt (20) individus qui ont perdu leur vie. Pour les années suivantes, il a été enregistré 373 accidents et 12 décès en 2014, 348 accidents et 17 décès en 2015 et 393 accidents et 7 décès en 2016. Les wilayas qui ont connu le plus grand nombre de décès dans les carrières et mines sont essentiellement Sétif, Tiaret, Bordj Bou-Arréridj, Mila et Boumerdès avec au moins quatre (4) morts par wilaya de 2010 à 2016. Quant aux causes principales de ces accidents, un membre du Comité de direction de l'Anam, M. Mohammed El Habib Sekher, cite les mauvaises manipulations et manœuvres, les glissades, les chutes, les chutes de pierres, les percussions par des objets, les heurts, le roulage (déplacements par véhicules au niveau de la carrière), les projections de pierres, les explosions, les électrocutions et les éboulements. Selon M. Sekher, la police des mines, dont le rôle est de veiller au contrôle technique et administratif des activités minières, a sanctionné, durant la même période, plusieurs opérateurs-exploiteurs des carrières et mines qui n'ont pas respecté les règles de sécurité pour les travailleurs qu'ils emploient. D'après ce responsable, 54 carrières et mines ont été suspendues d'activité de 2010 à 2016, alors que 9 autres ont fait l'objet de mise en demeure. Selon lui, toutes les carrières où des décès ont été enregistrés ont été fermées immédiatement jusqu’à la mise en œuvre totale des directives émises par la police des mines.

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L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ne craint pas l’avenir. Forte de son entente interne, après la reconduction de l’accord de réduction de la Dans son dernier rapport mensuel publié hier, cette organisation a fait état de la poursuite de la baisse des stocks mondiaux de pétrole au deuxième semestre de 2017, ce qui constitue un signe du rééquilibrage en cours du marché pétrolier. Un rééquilibrage qui va se faire à un rythme plus lent que prévu. En effet, les surplus de stocks commerciaux de l’OCDE, qui pèsent sur les cours de l’or noir, sont passés de 339  millions de barils en janvier à 251 millions de barils en avril.  Ce déclin est de nature à se poursuivre au second semestre, en raison de l’augmentation des besoins de l’économie mondiale. La décision de l’Opep et d’autres grands pays producteurs dont la Russie de prolonger jusqu’en mars 2018 leur accord de réduction de la production afin de soutenir des prix affectés depuis trois ans par une offre excédentaire. « Ces tendances, combinées à une baisse régulière du pétrole stocké dans   des unités flottantes, indique que le rééquilibrage du marché est en cours,   quoique   à un rythme plus lent, en raison notamment d’une hausse cette année de la   production de brut outre-Atlantique », a relevé l’Opep dans son rapport.  La production mondiale de pétrole est de 95,74 millions de barils par jour en mai, en hausse de 0,13 millions de barils par rapport à avril et de 1,48 mbj sur un an. La demande mondiale a quant à elle progressé de 1,27 mbj pour atteindre 96,38 mbj cette année. Hier, les cours du pétrole ont connu une légère hausse malgré les perspectives d’augmentation des extractions américaines. Ainsi, à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août affichait 48,47 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), soit une hausse de 18 cents par rapport à la clôture de lundi. Une hausse très minime mais qui renseigne sur la tendance générale du marché qui va vers la hausse, en dépit de la crise du Golfe.  Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange  (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour le contrat de juillet a gagné 15 cents, en valant 46,23 dollars.  Les cours de pétrole remontent mais à un rythme très lent. Le prix du pétrole n’a d’ailleurs pas atteint le pic enregistré en mai dernier.  Selon le rapport publié par l’agence d’informations énergétique (EIA), relevant du département américain de l’Energie ou DoE, la production des forages américains de gaz et de pétrole de schiste est en hausse de 130.000 barils par jour. La levée par le président Donald Trump des restrictions liées à la protection de l’environnement, imposées par l’ancien président américain Barack Obama, a stimulé les investissements et l’activité de forage pour l’extraction du pétrole de schiste. Et les petits producteurs indépendants de pétrole de schiste  réussissent ainsi à accélérer les extractions et à mettre le pétrole de schiste sur le marché. Cela atténue l’impact de la décision de l’Opep de maintenir la baisse de sa production jusqu’à 2018. Mais l’Opep se montre déterminée à resserrer l’offre sur le marché afin de maintenir le prix du pétrole au-dessus des 50 dollars.

Yanis Belmadi

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Durant les quatre premiers mois de l’année 2017, la facture globale des importations algérienne s’est établie à 15,42 milliards de dollars contre 15,44 milliards, soit une baisse de 0,14% (20 millions de dollars). Comment expliquer le maintien des importations à un niveau élevé alors que le gouvernement a multiplié ces derniers mois les mesures pour les réduire notamment avec l’instauration de licences pour plusieurs produits ? À première vue, ces hausses ne sont pas liées à une quelconque activité de production ou de réalisation de projets. Les investissements publics ayant été fortement réduits, la majorité des projets sont gelés. Aucun impact sur la facture Ce maintien des importations à un niveau élevé s’accompagne de la persistance de la flambée de l’euro sur le marché parallèle des devises. Ce qui constitue un autre paradoxe. On sait en effet que le marché parallèle des devises est très sollicité par les importateurs. Les restrictions en matière d’importation auraient dû logiquement donner un coup de frein à la hausse des devises, d’autant que le cours officiel du dinar s’est stabilisé ces derniers mois au niveau de la Banque d’Algérie. « En fait, explique un connaisseur du monde des importations, les licences d’importations ont engendré une hausse des fraudes ». Comment ? « La banane est soumise aux licences. Mais un importateur de quincaillerie peut en importer aussi. Il suffit de payer un transitaire qui a de bonnes connexions avec le port et les douanes. Dans le conteneur de quincaillerie, l’importateur va glisser des cartons de bananes et le tout payé légalement via la banque en dinars convertibles ». Ces fraudes sont facilitées par l’absence de traçabilité des produits sur le marché à cause de l’éternel problème des factures. Une fois que la marchandise frauduleusement importée est introduite sur le marché, il devient impossible de la distinguer de celle importée légalement. « Il faut une solution globale de traçabilité. Du vendeur à l’étranger jusqu’au dernier revendeur en Algérie. Sinon, le système ne fonctionnera jamais », soutient notre source. Mais le gouvernement ne semble pas prêt à s’attaquer au fond du problème. Des licences détournées de leur vocation L’autre problème engendré par les licences : les pénuries sur le marché. Le détenteur de la licence n’a aucune obligation d’importer. Le gouvernement fixe seulement un quota et une période de validité pour la licence. Mais il n’a introduit aucune obligation pour son détenteur d’approvisionner le marché. Résultat, des pénuries font leur apparition sur plusieurs produits, provoquant une flambée des prix, ce qui profite aux spéculateurs. À titre d’exemple, en 2016, plus de la moitié des licences pour l’importation de sucre dans le cadre du contingent tarifaire n’ont pas été utilisées par leurs détenteurs. Selon nos informations, un business de revente des licences commence à voir le jour. « Ils proposent d’importer pour vous, moyennant une commission de 5% ou 10% sur le total de la facture », affirme un opérateur privé. Ces pratiques sont encouragées par l’absence de transparence dans l’attribution des licences. Malgré les critiques, le gouvernement refuse toujours de publier les listes des bénéficiaires des différentes licences.

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Issad Rebrab, contrarié dans ses ambitions par les blocages auxquels son groupe est en butte, part à la rencontre des élus de Béjaia. D’une pierre deux coups, le patron de CEVITAL vise à travers cette initiative à communiquer sur le plan de développement du groupe localement, mais, il entend surtout prendre à témoins les acteurs locaux, en exposant les tenants et aboutissants du conflit qui l’oppose à la direction du port depuis quelques semaines. Le conflit a commencé avec la décision de la direction du port signifiant le refus d’accoster pour deux bateaux affrétés par Cevital et acheminant des équipements destinés à la trituration des graines oléagineuses. L’affaire a provoqué la colère des travailleurs du groupe Cevital et des Algériens en général. Ce blocage étant interprété comme un frein à l’investissement à Béjaïa. Il faut rappeler que les travailleurs ont investi la rue pour revendiquer la levée des blocages bureaucratiques notamment pour permettre au groupe de concrétiser son investissement. Un élan formidable de soutien aux travailleurs a eu lieu avec la création d’un comité qui a organisé plusieurs sit-in pour dénoncer les blocages que connaissent les investisseurs dans la wilaya de Béjaïa, à commencer par Cevital. Il a vivement dénoncé l’asphyxie du port de Béjaïa par la bureaucratie. «Il est désormais clair et établi aujourd’hui que des cercles mafieux, ne supportant pas l’idée de la réussite du groupe Cevital, comptent bien tout faire pour le casser, car tout simplement eux représentent et symbolisent l’échec total. « Les attaques répétées, orchestrées, synchronisées et organisées de la direction du port de Béjaïa, et de ses semblables contre Cevital nous renseignent un tant soit peu sur l’existence d’un plan machiavélique visant à détruire tout espoir dans notre région, voire dans tout le pays», dénonce ce comité dans un récent communiqué. Les partis politiques ne sont pas restés en marge de cette solidarité. Il s’agit principalement du RCD et du RND. Par son groupe au sein de l’APW de Béjaïa, le RCD a interpellé le nouveau Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune. Le groupe RCD de l’APW regrette que, «contrairement au discours officiel, tendant à faire émerger l’initiative d’investissement hors hydrocarbures, dont la réserve est limitée à quelques années, et les rentrées financières se rétrécissent au gré des prix du marché international, les actions et les entraves menées contre les chefs d’entreprises s’inscrivent en faux par rapport à ce discours». Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, avait, samedi dernier, exprimé son soutien au patron de Cevital et dénoncé le comportement de la direction du port de Béjaïa. Qui a intérêt à mettre à genou CEVITAL, qui annonce le recrutement de 7 500 travailleurs et projette de créer 30 000 postes de travail d’ici à 2025 ? Rebrab éclairera certainement nos lanternes ?

 S.Lamari

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